Un premier bilan globalement positif du plan Maroc Numeric 2013



Un premier bilan globalement positif du plan Maroc Numeric 2013
Le Maroc a lancé, en octobre 2009, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, sa stratégie nationale pour la Société de l’information et de l’économie numérique, baptisée «Maroc Numeric 2013», et qui ambitionne d’ériger notre pays en un hub technologique, qui soit générateur de richesse, avec des entreprises et des individus bien ancrés dans une mondialisation qui avance à marche forcée.

Nous sommes à 16 mois de la fin 2013, de ce qu’il convient de qualifier de première étape charnière pour l’édification du Maroc numérique. Près de deux ans et demi après son lancement, le Plan porte une dynamique soutenue de réalisations, à différents niveaux, qu’il faut regarder dans le détail pour éviter des généralisations non fondées ou des constatations erronées. La complexité du Plan, la multiplicité des acteurs et l’ampleur des défis imposent de rester concentré sur l’objectif : faire des TI un vecteur de développement socioéconomique.

L’année 2011 et ce début d’année 2012 ont été riches en événements politiques pour le Royaume. En effet, notre pays, le Maroc, s’est doté d’une nouvelle Constitution et d’un nouveau gouvernement. De plus, nos partenaires institutionnels, la CGEM et l’APEBI, ont renouvelé leur bureau. Cette transition a été l’occasion de prendre un nécessaire recul pour confirmer notre volonté de maintenir le cap.

«Une dynamique avec une amorce de transformation sociale»

En dépit des contraintes conjoncturelles et techniques (notamment juridiques et administratives), nul ne peut ignorer la réelle dynamique qui s’est instaurée, maintenant irréversible, et les apports concrets enregistrés avec le concours de l’ensemble des partenaires publics et privés, et qui se mesurent à différents niveaux.
Concernant la transformation sociale, il y a lieu de mentionner tous les programmes lancés pour l’intégration des TIC dans l’éducation : Injaz, Genie, Nafida, , etc.

Pour les services publics orientés usager, notons le lancement de services administratifs en ligne comme watiqa.ma, l’e-consulat, la déclaration sociale, le paiement de taxes, la création d’entreprises, le registre du commerce, la réclamation, la prise de rendez-vous en ligne, etc.

Pour l’axe de l’informatisation des PME, mentionnons le lancement des programmes ambitieux comme Moussanada TI, Rawaj TI, Infitah, dont le but est d’améliorer de leur productivité. Le volet du développement d’une industrie des TI n’est pas en reste via la création du Cluster TI, la mise à disposition des mécanismes Tatwir et Intilak, Maroc Numeric Fund, l’offshoring TI, la création du Centre marocain innovation, etc.

La mise en place d’un cadre de confiance numérique chantier transverse de la stratégie Maroc Numeric 2013 grâce à l’adoption de lois structurantes pour le secteur, telle celle sur la protection des données personnelles, celle sur la protection du consommateur, le projet de code du numérique en cours de finalisation, la ratification en cours de la convention 108 sur la protection des données personnelles, enfin le lancement du maCERT et de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI).
Enfin, le développement du capital humain pour garantir l’employabilité des ressources humaines du secteur des TI (Call Academy et séminaires sur la formation à la sécurité des systèmes d’information).

«L’offshoring, premier pilier du Plan Émergence»

L’offshoring, et particulièrement l’ITO, représente pour le Maroc un des secteurs les plus porteurs pour l’économie nationale. Un secteur qui a été retenu comme premier pilier du Plan Émergence en présentant un potentiel important de développement et sur lequel le gouvernement a fait preuve de beaucoup de volontarisme.
À mi-parcours par rapport à l’échéance 2015, la stratégie offshoring a donné ses premiers résultats. Trois plateformes industrielles intégrées sont déjà opérationnelles à Casablanca, Rabat, Fés et Tétouan. Prés de 100 entreprises sont déjà installées dans ces P2I, dont une palette de références internationales (Logica, Capgemini, Sofrecom, Dell, Eds, BNP Paribas, etc.). Plus de 50 000 emplois et environ 7 milliards de dirhams de chiffre d’affaires en 2011, soit 50% des objectifs en termes d’emplois atteints et une croissance à deux chiffres.

Pour continuer sur cette même lancée, nous allons poursuivre la mise en œuvre de notre stratégie, à travers notamment le déploiement des Plateformes industrielles intégrées (P2I) conformément à l’esprit du Pacte, le développement des ressources humaines nécessaires pour la compétitivité des entreprises et l’amélioration de l’ensemble des procédures et des délais, concernant la mise en en œuvre de l’offre pour le secteur.
Par ailleurs, l’écoute des opérateurs du secteur installés au Maroc et le suivi des évolutions du secteur au niveau mondial sont des éléments primordiaux pour garantir une offre concurrentielle et cohérente avec les objectifs du Pacte national pour l’Émergence industrielle.

Cela étant dit, et il faut bien en être conscient, nous restons tributaires des contraintes de l’environnement international, dont nous subissons les évolutions, notamment avec la crise économique que vit actuellement l’Europe et, récemment, le débat sur l’intention du gouvernement français de rapatrier les sociétés de centres d’appels délocalisées.

Un débat que nous suivons de très près avec les professionnels du secteur et nous ne ménagerons aucun effort pour sensibiliser la partie française à l’importance du secteur de l’offshoring au Maroc et à la réalité économique qui impose à toute entreprise de réaménager son activité dans une vision de croissance, de compétitivité et de préparation de l’après-crise.

«Le numérique, maillon de la chaîne de développement technologique et économique»
L’APEBI a été un partenaire impliqué dans la conception de Maroc Numeric 2013. Il faut le reconnaître, c’est un projet partagé. Je souhaite qu’elle continue à être une force de proposition, pendant la poursuite de la réalisation de celui-ci, et au-delà. Le secteur privé contribue au développement des différents chantiers. Il est non seulement acteur et partie prenante, mais aussi bénéficiaire. Le gouvernement s’engage à appliquer la préférence nationale, ce qui va certainement améliorer l’accessibilité des entreprises du Royaume aux marchés publics. Cette disposition sera matérialisée par la réforme du décret des marchés publics.

La démocratisation des TIC a besoin de l’ensemble des acteurs, privés et publics. Le Maroc numérique sera et se fera, avec vous, avec la poursuite de la stratégie Maroc Numeric 2013, dont le succès est en définitive de la responsabilité de tous ! Nous réaliserons ensemble un travail d’évaluation des réalisations et nous en déduirons toujours ensemble un nouveau plan pour préparer l’après-Maroc Numeric 2013. Sur le volet des services en ligne de l’administration (l’e-Gov, etc.), j’ai engagé une réflexion profonde sur l’optimisation de la mutualisation des moyens, qu’ils soient logiciels, matériels, humains ou financiers. Cette réflexion va aussi mener à une refonte de la gouvernance de la gestion des projets e-Gov pour en améliorer l’opérationnalisation.
Pour ce qui est de l’offshoring, nous allons lancer une étude d’évaluation dont l’objectif est de préserver la compétitivité de la destination Maroc. Le numérique constitue un important maillon d’une chaîne de développement technologique, et donc économique, que nous portons tous, et que nous devons continuer à soutenir, collectivement.

Abderrafih Hanouf, DG de MedZ sourcing : «Nous devons aller plus loin !»

«Le Maroc a été élu meilleure destination de l’offshoring pour l’année 2012 par l’association européenne de l’offshoring (EOA). Le Royaume a pu ainsi surclasser cinq destinations shortlistées pour ce prestigieux prix, à savoir, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, l’Afrique du Sud et l’Égypte, et ce, sur un total de 15 pays candidats.
L’offshoring est un pilier majeur du Plan Émergence, mais c’est également une partie intégrante du plan Maroc Numeric 2013 pour l’émergence d’une économie numérique au Maroc. À ce titre, le secteur, avec ses 55 000 emplois, apporte sa contribution à la vision issue du plan, et notamment au premier axe qui vise à faire des TIC un vecteur de développement du capital humain et du Maroc un hub technologique.

Avec ses 8 milliards de chiffre d’affaires aujourd’hui et ses 20 milliards à moyen terme, le secteur est également en passe de devenir un des contributeurs importants à l’économie marocaine.

La régionalisation de l’offre, avec l’ouverture de Fès Shore cette année et du parc d’Oujda l’année prochaine, est une participation à l’accès d’un maximum de régions aux infrastructures et au savoir-faire nécessaires à la culture d’une économie numérique.

Mais nous devons aller plus loin encore. Nous devons inclure dans nos stratégies de relance, le développement d’un offshoring créateur de plus de valeur ajoutée, un offshoring basé sur l’innovation, un offshoring qui ne soit plus seulement jugé sur la base de ses bas coûts !

La monétique n’a pas le monopole de l’innovation ! Les ingrédients de sa réussite n’ont pas été suffisamment analysés pour pouvoir les reproduire dans d’autres métiers du secteur. Il est ainsi nécessaire de consacrer la Recherche développement logicielle à travers une stratégie volontariste !

Je suis également convaincu qu’une offre de Data Centers au sein de nos parcs sera non seulement une valeur ajoutée pour les acteurs installés et un atout supplémentaire pour attirer d’autres catégories d’investisseurs, mais une telle offre est en mesure d’insuffler une nouvelle dynamique à l’ensemble du secteur des TI :

- Une telle offre nous permettra de contribuer à l’industrie du contenu en mettant en place les plateformes nécessaires pour développer les nouveaux métiers du Cloud computing, du SaaS, et des applications pour smartphones…

- Une telle offre nous permettra :
• D’avoir un cloud local pour héberger sur le territoire national toutes les données à caractère sensible ;
• De développer l’externalisation des services IT à des sociétés spécialisées, ce qui donnera lieu à la création de nouvelles start-ups et à la consolidation d’un tissu d’acteurs locaux et d’une industrie du SaaS (Software as a service) ;
• De réduire de manière drastique le coût IT, de créer des packages et des solutions par secteur d’activité, ce qui aidera les PME à accéder à des applications et à des ERP à moindre coût et contribuera à la généralisation de l’informatisation de pans entiers de l’économie, notamment à travers un partenariat intelligent avec l’ANPME et les fédérations sectorielles.

Le matin


         
 
                         
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