Salon Halieutis : Les changements climatiques brouillent les cartes



Salon Halieutis : Les changements climatiques brouillent les cartes
La deuxième journée du salon Halieutis a été marquée par des conférences scientifiques. Les débats ont particulièrement focalisé sur le thème des ressources et des écosystèmes marins face aux changements globaux. Selon les chercheurs, les changements globaux, incluant le réchauffement climatique, l’élévation du niveau de la mer et les pressions anthropiques directes, provoquent des modifications profondes des océans. Ces derniers, s’ils jouent un rôle essentiel dans les équilibres climatiques de la planète, ont cependant une capacité d’absorption de dioxyde de carbone limitée. L’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère modifie les caractéristiques du climat et des écosystèmes marins. Ainsi l’acidité de l’océan et le niveau des mers, entre autres, sont en mutation.

A l’échelle régionale, en matière d’élévation des niveaux des mers, plusieurs zones sont menacées, souligne un chercheur. Il cite dans ce contexte des risques majeurs à l’horizon 2050 sur la région de Saidia et la baie de Tanger notamment, où des études en la matière sont menées. Peut-on agir ou limiter ces phénomènes climatiques? A en croire les chercheurs, oui. Certes, la réversibilité est difficile, mais selon eux, il est possible aujourd’hui de modifier les précipitations. Il y a assez de données scientifiques aujourd’hui pour avancer sans se tromper qu’il est important de diminuer les émissions de dioxyde de carbone pour réduire l’impact des changements globaux sur les milieux marins, avance un scientifique.

En attendant, les professionnels sont inquiets car ils n’ont pas de quantification de l’impact de ces changements sur l’état des ressources. Aussi, il est difficile de faire des prévisions justes sur la richesse halieutique. Les volumes pêchés sont de plus en plus en dents de scie et pour le pêcheur, qui est aussi un chef d’entreprise, c’est un manque de visibilité qui accroît encore plus l’inquiétude, souligne Hassan Oukacha, président de la Fédération des pêches maritimes. Si on prend l’exemple du poulpe, les volumes pêchés en croissance sont la preuve que les stocks sont en cours de régénération après une forte baisse en 2003. En effet, le secteur qui était à 110.000 tonnes auparavant est passé à 12.000 tonnes. Aujourd’hui, il est à 35.000 tonnes et les prévisions pour les années à venir sont de 56.000 tonnes. Il n’en reste pas moins que pour la pérennité du secteur de la pêche, il est de plus en plus urgent de trouver un dispositif efficace de systèmes d’atténuation et d’adaptation pour limiter l’impact des changements globaux.

L'economiste


         
 
                         
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