Recherche & Développement : L’OCP veut créer un écosystème autour des phosphates

L’OCP et le ministère de l’Enseignement supérieur ont ouvert, hier, les premières Assises nationales de la R&D autour des phosphates. L’événement organisé à Skhirat a réuni près de 500 personnes.



Recherche & Développement : L’OCP veut créer un écosystème autour des phosphates
Message clair de Mustapha Terrab aux 500 scientifiques chercheurs réunis pour les premières Assises nationales de la Recherche et Développement autour des phosphates. «La stratégie de l’OCP est simple : nous voulons gagner des parts de marché et faire en sorte que le phosphate marocain soit plus présent sur les marchés internationaux. Pour y arriver, il faut réduire nos coûts de manière fondamentale». Lors de cet événement de deux jours (12-13 septembre), organisé conjointement par l’OCP et le ministère de l’Enseignement supérieur, le PDG du groupe phosphatier a détaillé à l'assistance la vision du groupe et son ambition de créer un écosystème autour de la R&D sur les phosphates. «Nous ne pouvons être leaders que si nous avons des coûts de production qui sont les meilleurs par rapport à nos concurrents.

L’OCP doit être plus flexible et agile pour répondre aux besoins du marché», insite Terrab. Pour lui, cela passera par le développement de la R&D nationale. Le patron de l'OCP est d’ailleurs convaincu que ces recherches ne doivent plus être une exclusivité du groupe, mais devenir un écosystème ouvert. «C’est ce que nous allons faire de manière appuyée», a-t-il notamment lancé aux participants de ces Assises, dont les travaux seront clôturés aujourd’hui par l’annonce de recommandations. Selon le groupe phosphatier, ces recommandations déboucheront sur un plan d’actions pour la mise en chantier de projets opérationnalisant le partenariat OCP-ministère de l’Enseignement supérieur.


Partenariat avec Mascir et l’Iresen


En marge de ces Assises, Terrab a annoncé la signature d’un accord de partenariat avec Mascir autour de la R&D. Un autre est en cours de finalisation avec l’Iresen (Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles), en plus d’un partenariat déjà scellé avec le département de Lahcen Daoudi, co-organisateur des Assises. L’ambition est de «donner une nouvelle dynamique» à la R&D nationale, en prenant le domaine des phosphates comme locomotive.

Selon Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, des négociations sont en cours avec d’autres groupes industriels pour organiser des assises similaires afin de traiter de la R&D dans d’autres domaines. Il a notamment cité Managem et des compagnies télécoms et de transport-logistique. «La valorisation de nos ressources naturelles en phosphates est aujourd’hui une nécessité. Il est impératif de préserver nos réserves et rationaliser leur extraction.

L’université marocaine est aujourd’hui qualifiée et prête pour livrer la bataille de la R&D», a déclaré Daoudi lors de son allocution. Le ministre a annoncé le chiffre de 400 chercheurs qui s’intéressent à la R&D dans plusieurs domaines, dont les phosphates. Selon lui, le besoin aujourd’hui se fait le plus ressentir chez les ingénieurs-doctorants. «Nous comptons augmenter de 50% les bourses d’excellence pour attirer les doctorants», a-t-il souligné. Daoudi a évoqué un budget de 300 millions de DH réservé cette année à la recherche scientifique (une première selon lui). «Nous avons décidé d’accorder jusqu’à 10 millions de DH à un projet de recherche. L’évaluation de ces projets sera objective et faite par des cabinets externes en toute transparence», assure-t-il.
Daoudi indiquera enfin que la dépense intérieure brute de R&D (DIRD) nationale est composée de la DIRD publique, de la DIRD des entreprises privées et celle provenant de la coopération internationale. La recherche universitaire détient la plus grosse part avec 45,3%, suivie de la recherche dans les secteurs de l’énergie, eau, mines et produits manufacturiers.
 

Un fonds de 80 millions de DH en gestation


Le Maroc revendique 30% du marché mondial à l'export des phosphates, mais détient plus de 50% des réserves mondiales. Le plan stratégique de l’OCP aujourd’hui est de doubler les capacités de son activité minière et tripler celles de son activité chimique d’ici 2020. Pour réaliser ces ambitions industrielles, la R&D a été renforcée au sein du groupe. Quelque 200 chercheurs et un budget de 400 millions de DH ont été mobilisés à cet effet.
Les accords de partenariat signés par l’OCP avec plusieurs partenaires (Mascir, Iresen…) pour développer la R&D dans les phosphates seront accompagnés d'outils financiers. Mustapha Terrab n’a pas fourni de détails sur ces outils, mais en a livré le montant de ces budgets : quelque 80 millions de DH. La nouvelle stratégie R&D du phosphatier inclut ainsi un grand centre et une station pilote à Jorf Lasfar, ainsi qu’un laboratoire à Safi et d’autres centres R&D à Khouribga, Benguerir et Youssoufia.

Décryptage
  • L’OCP, qui développe un plan stratégique ambitieux, veut faire participer d’autres partenaires pour mieux valoriser les réserves nationales de phosphate.

Youssef Boufous, LE MATIN


         
 
                         
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