Mise à niveau du football : Un smig pour le joueur professionnel



Mise à niveau du football : Un smig pour le joueur professionnel
Il est fixé à 2.500 DH net depuis le 1er juin 2010.
Les clubs devront s’aligner pour les contrats antérieurs.
Les footballeurs nationaux ont désormais un smig: 2.500 DH net. Un niveau de rémunération entré en vigueur le 1er juin dernier.

Pour les contrats antérieurs, les patrons de clubs devront s’engager par écrit auprès de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) pour s’aligner sur le smig en vigueur à compter du 1er juillet. Montant dérisoire, qui tient compte des moyens financiers des clubs démunis. Il s’agit de l’une des plus importantes dispositions du nouveau règlement mis en place par la FRMF et qui définit, entre autres, le statut du joueur professionnel. Désormais, jouer au football devient un métier comme un autre. Le pratiquant aura des droits mais aussi des obligations. Le tout nouveau statut du joueur tel que défini par la loi fait le distinguo entre joueur amateur et professionnel. Est donc considéré comme professionnel tout joueur lié à son club par un contrat écrit et percevant une rémunération mensuelle, supérieure aux frais qu’il engage dans l’exercice de cette activité. Les autres catégories de joueurs sont répertoriées amateurs. Un joueur professionnel peut acquérir le statut d’amateur après un délai de 30 jours à compter de son dernier match. Il peut redevenir un joueur professionnel par la suite. Dans ce cas, le club devra verser une indemnité de formation à l’ancien ou aux anciens clubs du joueur qui signe pour la première fois en tant que joueur professionnel ou au moment de chaque transfert. Cette indemnité est redevable jusqu’à ce que le footballeur atteigne 23 ans. Calculée selon l’ancienneté du joueur et la catégorie du club concerné, cette indemnité annuelle varie entre 16.000 pour un joueur de 12 ans et 240.000 DH pour un professionnel qui a atteint son 23e anniversaire dans un club d’élite de première division.

Les services passés d’un joueur sont inscrits dans un passeport sportif contenant tous les détails relatifs aux clubs dans lesquels il a été enregistré depuis son 12e anniversaire. Les modalités de transfert des joueurs de football font également partie du règlement de la FRMF. Un domaine où les pratiques déloyales sont monnaie courante et qui est caractérisé par des transactions parfois douteuses. Désormais, le transfert d’un joueur ne sera autorisé que sur la base d’un contrat tripartite signé entre deux clubs et le joueur.

Une procédure régie par les règles et procédures édictées en matière de transfert de joueurs par la FIFA et les règlements de la FRMF. La même démarche s’applique en cas de transfert temporaire (prêt). Ainsi, un club utilisant les services d’un joueur prêté ne peut transférer ce dernier sans l’accord du club prêteur. De plus, en cas de rupture injustifiée du contrat par l’une ou l’autre partie, une indemnité devra être versée à la partie lésée. La stabilité de la relation contractuelle entre professionnels et clubs est un axe majeur du nouveau règlement. Un contrat type a d’ailleurs été conçu par la Fédération. Le document est régi par la loi sur l’éducation physique, les règlements de la Fédération ainsi que les dispositions de la FIFA. Le contrat joueur-club fixe les obligations des deux parties contractantes. Ainsi, le footballeur percevra un salaire mensuel, versé à la fin de chaque mois ainsi qu’une prime de match selon le barème fixé par le club. Celle-ci est fonction de la contribution du joueur aux résultats de son club aux compétitions telles que le championnat national, la coupe du Trône, les rencontres CAF et les compétitions FIFA. Cette prime est égale à 100% du montant pour le joueur qui a participé au match, 50% pour le joueur resté sur le banc de touche et 25% pour le joueur convoqué mais non inscrit sur la feuille de match.

Deux autres primes annuelles sont dues au footballeur et s’appliquent au championnat et à la coupe du Trône selon le barème de chaque club. Outre un salaire et des primes périodiques, des avantages en nature sont également prévus et doivent être détaillés dans le contrat. De plus, un congé de 24 jours ouvrables est également prévu au profit des footballeurs. Autre obligation légale des clubs employeurs, la souscription d’une assurance au profit des joueurs. La carrière d’un footballeur étant limitée, il doit donc préparer sa reconversion. Pour lui permettre d’apprendre un métier ou de compléter sa formation, le règlement instaure l’obligation de lui accorder deux demi-journées de repos par semaine.

De son côté, le joueur professionnel s’engage à n’exercer aucune autre activité rémunérée pendant la durée de son contrat ni à pratiquer d’autres activités potentiellement dangereuses. Par ailleurs, si un agent est intervenu dans la conclusion d’un contrat, celui-ci devra fixer sa rémunération, qui ne devra pas dépasser 10% du montant dudit contrat. Quid donc des contrats et autres engagements signés auparavant entre les joueurs et leurs clubs? Le nouveau texte élaboré par la FRMF est clair sur cette question. Il remplace tous les accords conclus avant l’entrée en vigueur du règlement de la Fédération.

Santé et hygiène
Le suivi médical des joueurs professionnels obéit à un protocole rigoureux. En cas d’indisposition, le footballeur professionnel s’engage à se soumettre aux examens médicaux effectués par des spécialistes désignés par son club. Une déclaration d’accident doit être ensuite présentée au manager du club dans les 24 heures suivant la maladie ou la blessure.

Le joueur ne peut prendre un traitement autre que celui prescrit par le médecin désigné par son club. Il s’agit d’une mesure destinée à prévenir des substances interdites ou qui pourraient fausser les tests antidopage. Toute absence pour blessure ou maladie non consécutive à la pratique sportive contractuelle est sanctionnée par une amende.

Salaires
Un Smig à 2.500 DH! C’est peut-être sans enjeux pour de grands clubs tels que le WAC, Raja, FAR, MAS… mais en revanche ce seuil est très important pour les divisions d’honneur et les petits clubs où les joueurs ne sont même pas déclarés. A noter que le salaire moyen pour les joueurs du Raja est de 5.500 DH. Le différentiel réside dans la prime de signature. Pour le WAC, le salaire mensuel peut aller jusqu’à 45.000, voire 50.000 DH!


         
 
                         
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