Maroc Telecom : Un investissement de 34 MMDH sur 10 ans



Maroc Telecom : Un investissement de 34 MMDH sur 10 ans
Le Mobile a concentré un investissement de 2,19 MMDH en 2010 contre 2,88 MMDH en 2009.
Rien ne semble arrêter les ambitions de Maroc Telecom au Maroc et en Afrique. Les investissements engagés annuellement ne font que témoigner des perspectives de développement de l'opérateur historique sur le marché local et à l'international. Sur 10 ans, 34 MMDH ont été déboursés pour mettre en place les jalons d'une croissance durable.

Densification du réseau (7.300 localités couvertes), mise au point d'offres innovantes dans le mobile, le fixe et l'internet, acquisition de filiales africaines… autant d'éléments qui ont valu à Itissalat Al Maghrib, employant 130.000 personnes (emplois directs et indirects), une position de leadership tout en lui permettant de consolider ses performances.

Rien qu'en 2010, les investissements dans l'augmentation des capacités de réseaux et l'amélioration des services télécoms se sont hissés à près de 6,53 MMDH. Dans ce total, les filiales africaines, essentiellement le Mali, se sont vues consacrer 2,28 MMDH au lieu de 1,083 MMDH en 2009. Le Mobile a concentré un investissement de 2,19 MMDH en 2010 contre 2,88 MMDH en 2009, tandis l'enveloppe dédiée au fixe et l'internet a totalisé 2,06% contre 1,87 MMDH en 2009. «Stratégiquement, Maroc Telecom a investi dans l'ADSL.

C'est ce qu'il y a de mieux dans l'internet. Et comme le marché a été demandeur de 3G, on a investi dans ce segment. On était les derniers à se lancer dans ce marché. On a investi fortement dans la 3G, on est au coude à coude avec le premier opérateur sur ce créneau, on va le dépasser très vite», a lancé Abdesslam Ahizoune, président du directoire de Maroc Telecom, lors de la conférence de presse organisée hier à Casablanca pour la présentation des résultats financiers au terme de 2010. Le parc Haut Débit progresse de 5,4% à 497.000 lignes, grâce à une politique commerciale volontariste, avec en particulier le doublement gratuit des débits et une offre d'entrée de gamme ADSL très attractive (1 Mbit/s à 99 dirhams par mois).

Au niveau du fixe, l'opérateur historique, premier contribuable du Maroc avec près de 9,3 MMDH en 2010, se targue d'une part de marché de 98% avec 1.231.000 lignes téléphoniques. «On n'a pas voulu nous aligner sur la part de marché prise en compte par l'ANRT qui intègre la mobilité restreinte de Wana. Pour nous, le service fixe est la téléphonie filaire qui permet d'acheminer l'internet», renchérit-il.

À ce titre, il convient de noter qu'au terme de 2010, les activités fixe et internet au Maroc ont réalisé un chiffre d'affaires brut de 8,51 MMDH, tandis que le Mobile a drainé un chiffre d'affaires de 19,67 MMDH, grâce à la hausse continue du parc de clients actifs (+10,6%).

Des réalisations qui ont contribué à hauteur de 1,4% au chiffre d'affaires consolidé du groupe qui s'est élevé à 31,7 MMDH (+4,3%), tandis que les filiales africaines ont participé à près de 19,4% à l'activité.

Le résultat opérationnel consolidé (EBITA) s'est établi à fin décembre 2010 à 14,33 MMDH, en hausse de 2,3% par rapport à fin 2009 (+2,7% sur une base comparable). La marge opérationnelle consolidée reste à un niveau élevé, 45,3%, malgré la poursuite d'un important programme d'investissements, tant au Maroc que dans les filiales. Le résultat net part du groupe de l'exercice 2010 s'est situé, lui, à 9,53 MMDH, en progression de 1,2% par rapport à 2009 (+2,3% sur une base comparable).

Amélioration de la connectivité
L'opérateur historique a plusieurs cordes à son arc pour atteindre ses ambitions en Afrique. Le groupe vise une contribution cible des filiales africaines de 30% au niveau du chiffre d'affaires d'ici 2011, contre près de 18 % actuellement. Le développement en Afrique demeure donc une priorité afin que l'opérateur puisse alimenter sa croissance future. Dans ces conditions, la décélération de la croissance au niveau du marché marocain sera compensée par la forte croissance des filiales africaines qui exercent, pour leur part, dans des marchés à fort potentiel de développement. Les performances d'Itissalat Al Maghrib à fin 2010 confirment ce constat. D'ailleurs, dans sa stratégie expansionniste, Maroc Telecom ne lésine pas sur les moyens.

En témoigne le lancement d'un énorme projet de fibres optiques reliant Maroc Telecom à ses filiales subsahariennes sur 5.380 km pour améliorer la connectivité. «À partir d'Agadir, on va prolonger le câble terrestre jusqu'à Ouagadougou. Il nous reste quelques dizaines de Km de Dakhla. Les travaux sont en cours entre Ouagadougou et Bamako et seront lancés sous peu entre Bamako et Nouakchot», a précisé Abdesslam Ahizoune, président du directoire de Maroc Telecom, qui a annoncé le début des négociations avec les autorités Béninoises concernant deux opérations stratégiques. L'une est relative à un opérateur public et l'autre à un opérateur privé. L'objectif est de les consolider si les deux opérations aboutissent.

Repères
Il est premier contribuable au Maroc avec 9,3 MMDH en 2010.
En matière de formation, l'opérateur historique a dispensé 35.000 jours de formation pour les ressources humaines.
130.000 emplois directs et indirects.
200 boursiers profitent de la bourse de l'opérateur historique.

Le matin


         
 
                         
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