Le TGV marocain sera le premier en Afrique et non pas le deuxième après l'Afrique du Sud



Le TGV marocain sera le premier en Afrique et non pas le deuxième après l'Afrique du Sud
Le train inauguré en Afrique du Sud le 2 août dernier est de type "rapide" et non pas "grande vitesse". Un TGV doit rouler à une vitesse minimale de 250 km/h, selon la définition officielle.

Le TGV marocain, dont le coup d’envoi des travaux a été donné, jeudi 29 septembre par les deux Chefs d’Etat, marocain et français, à Tanger, est-il le premier en Afrique ? Dans notre édition de la semaine précédente nous avions souligné qu’il était en fait le 2e du genre sur le continent puisque l’Afrique du Sud s’est équipée, depuis cet été, de ce qu’elle appelle son TGV. Le 2 août dernier, en effet, un train a été mis en service entre Johannesbourg, centre économique de l’Afrique du Sud et capitale de la province du Gauteng, et Prétoria, la capitale administrative du pays. Selon des informations publiées par divers organes de presse écrite ainsi que des agences officielles de plusieurs pays, il s’agit d’un train à grande vitesse.

Une information trompeuse

Mais s’agit-il d’un TGV ? Même si le constructeur canadien Bombardier est connu pour développer des TGV (dont son ICx en Allemagne et son Zefiro en Italie), le train mis en place en Afrique du Sud n’est pas un TGV mais plutôt un «train rapide», de type de ceux qui existent d’ailleurs au Maroc depuis plusieurs années. Ainsi, on peut lire sur le site du constructeur www.bombardier.com, dans un communiqué de presse daté du 2 août que «Bombardier Transport a célébré aujourd’hui l’inauguration du prolongement de la phase 1 du système de train rapide Gautrain à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les voyageurs peuvent désormais se rendre de la station Rosebank, à Johannesburg, à la station Hatfeild, à Tshwane (anciennement Prétoria), soit une distance de 74 km. Ce nouveau système ferroviaire intégré et autonome se compose d’un parc de trains interurbains Bombardier Electrostar qui permet des déplacements en douceur et en toute sécurité à des vitesses atteignant 160 km/h». Il s’agit donc d’un train rapide et non pas d’un train à grande vitesse. D’ailleurs, selon l’Office national des chemins de fer, contacté par La Vie éco, pour être qualifié de TGV, il doit dépasser la vitesse de 250 km/h, selon la norme définie par l’Union internationale des chemins de fer (UIC). Cette même UIC dont le directeur général Jean-Pierre Loubinoux, dans un communiqué de presse, diffusé le 29 septembre, salue cet évènement «qui est extrêmement important car au delà du développement d’une première ligne à grande vitesse sur le continent africain, ce sera le premier maillon d’un réseau qui se développera plus au Sud (…). En résumé, l’information selon laquelle le premier TGV circule déjà en Afrique du Sud et que Prétoria ne dément point est fausse.

www.lavieeco.com



         
 
                         
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