L’offshoring, plus gros pourvoyeur d’emplois



L’offshoring, plus gros pourvoyeur d’emplois
L’Anapec a du pain sur la planche, c’est le moins que l’on puisse dire. L’Agence devra répondre aux besoins grandissants en matière d’emploi, notamment ceux des métiers mondiaux du Maroc, dont l’offshoring et l’automobile, que l’Etat érige en locomotive de l’économie nationale. D’ailleurs ce sont ces deux secteurs qui expriment les plus grands besoins en matière d’emploi, sur les années à venir. C’est ce que révèle l’étude veille de l’Anapec, dont les conclusions ont été dévoilées hier. Une étude réalisée chaque année auprès des chefs d’entreprise, par secteur et par région. Selon cette étude, sur les deux ans à venir, près de 131.750 emplois devront être assurés. L’offshoring, qui emploie actuellement près de 52.000 personnes, est le plus gros pourvoyeur, avec plus de 34.500 postes à créer d’ici 2014. Soit 27% du total des besoins. Le secteur crée déjà quelque 10.000 emplois par an, mais en parallèle en perd 5.000! «Notre secteur constitue un tremplin extraordinaire pour l’entrée dans la vie active et des milliers de jeunes démarrent leur carrière chez nous», précise Youssef Chraïbi, président de l’Association marocaine de la relation client. «Bien que le rythme de croissance se stabilise à 20% par an, le besoin augmente chaque année, compte tenu de la taille croissante du secteur et du turnover important», ajoute-t-il. La tension se fait donc de plus en plus sentir. Même si la situation reste gérable selon les professionnels, les profils ayant une parfaite maîtrise des langues étrangères se font de plus en plus rares.
L’automobile est le 2e secteur à plus fort besoin en création d’emplois, avec près de 25.000 postes à pourvoir. Des postes qui seront en majorité absorbés par les P2I de Tanger et de Kénitra (Tanger Free Zone et Atlantic Free Zone). Bien que l’Etat ait mis en place un plan de formation de 70.000 profils qualifiés d’ici 2015, grâce à 3 instituts de formation aux métiers de l’automobile (IFMIA), à Kénitra, Tanger et Casablanca, sans compter celui de Renault, certains professionnels restent inquiets. «Il existe un sérieux déficit en matière de middle-management. Les IFMIA ne produisent pas ce genre de profils», relève un professionnel. «D’ailleurs, ces instituts qui ont nécessité un investissement de 400 millions de DH, ne fonctionnent pas correctement. Car l’Amica, censée les gérer, n’a pas les moyens nécessaires pour le faire. Je crains qu’il n’y ait un véritable gâchis à ce niveau», poursuit la même source. Il existe, par ailleurs, un plan d’aide à la formation à l’embauche, ainsi qu’à la formation continue, qui peut aller de 5.000 à 30.000 DH par profil. Mais selon certains, ce programme, plutôt complexe à mettre en place, ne profiterait qu’aux grandes sociétés, au détriment des PME.
Le tourisme, hôtellerie et restauration viennent en 3e position des secteurs demandeurs d’emplois, avec environ 19.500 nouveaux postes à l’horizon 2014. Avec la vision 2020 qui ambitionne de créer quelque 200.000 lits, les besoins sont énormes. Les opérateurs dénoncent depuis des années le gap entre leurs besoins et les disponibilités du marché. Certains créent leurs propres centres de formation, tels que l’Académie du groupe Accor. «Seuls les groupes qui s’organisent en interne pour assurer des formations complémentaires arrivent à s’en sortir», assure Marc Thépot, vice-président du groupe Risma.  
En 4e place, l’on retrouve le BTP, un secteur en plein essor. Pour les deux ans et demi à venir, le BTP aura besoin d’environ 14.200 postes. Il en crée déjà plus de 50.000 par an. «Aujourd’hui, l’Ofppt forme quelque 50.000 lauréats, alors qu’au début des années 2.000 il n’en formait que 7.000. Il y a donc des réponses qui ont été apportées à nos demandes», soutient le président de la Fédération nationale du BTP, Bouchaïb Benhamida. Cependant, il existe encore un déficit en matière de profils pointus (conducteurs d’engins, ouvriers qualifiés, etc.). C’est la raison pour laquelle les professionnels comptent lancer leur propre école de formation aux métiers du BTP à Settat, en partenariat avec l’Ofppt. Un investissement de 200 millions de DH. «L’école démarrera au plus tard début 2013. Elle produira des profils pour l’ensemble de l’Afrique», annonce Benhamida.
Globalement, les professionnels sont unanimes: aujourd’hui le déficit est  surtout qualitatif. D’où l’importance de passerelles permanentes entre les entreprises et les universités.


l'economiste


         
 
                         
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