Entreprises publiques : L’endettement progresse, les résultats aussi



Entreprises publiques : L’endettement progresse, les résultats aussi
158,7 milliards de dirhams ! C’est le montant de la dette cumulée de financement des entreprises publiques pour l’exercice 2011, une évolution de 6,1% par rapport à l’année précédente. La dette représente 19% du PIB. Par rapport aux fonds propres, le taux a enregistré une légère baisse : 43,7% contre 44,8% en 2010-2011.
L’accroissement de la dette des entreprises publiques est la conséquence de l’accélération des programmes d’investissement dans l’infrastructure qu’elles pilotent. L’encours équivaut à 46% de la dette publique extérieure et 10,7% du PIB. Les deux plus gros sont ADM (27,6 milliards de DH) avec le plan d’extension des autoroutes et l’ONE (21,6 milliards de dirhams) en raison de la construction de nouvelles capacités. Ces deux ont été les plus actifs ces dernières années. A ce duo, il faut ajouter l’ONDA et l’ex-ONEP. Le premier a levé des fonds à l’étranger pour financer l’aménagement de nouveaux terminaux à l’aéroport Mohammed V à Casablanca tandis que le second a multiplié la construction de stations d’assainissement liquide dans les régions.

Pour l’essentiel, ces grandes entreprises publiques privilégient le marché extérieur en profitant de la qualité de leur signature auprès de grands organismes financiers multilatéraux. Elles arbitrent en effet entre les ressources internes et externes en privilégiant les emprunts assortis de volumes de prêts, des taux d’intérêt et de différés d’amortissement «avantageux» contractés auprès de créanciers multilatéraux tels que la Banque Mondiale, le Fonds monétaire international ou encore la Banque Africaine de Développement (BAD).

Malgré les mesures de rationalisation prises par le gouvernement incitant les entreprises publiques à l’optimisation des dépenses de fonctionnement et la réduction de leur train de vie, les charges d’exploitation ont été impactées à la hausse par les concessions du dialogue social ayant entraîné des augmentations de salaires. Au total, les charges de ces entreprises ont atteint 150,7 milliards de dirhams, soit une hausse de 11,5%. Les charges du personnel ont enregistré une augmentation de 7,3%. Rapportés aux chiffres d’affaires, les salaires représentent 15,3%. L’impact des programmes de départs volontaires ne se traduit pas encore sur l’évolution de la masse salariale.

Près de 90% de l’endettement des entreprises sont le fait d’une dizaine d’entités : ONE, ADM, ONCF, ONEP, RAM, OCP, Crédit Agricole du Maroc, la CFR, TMSA/TMPA, FEC et ONDA avec néanmoins une montée en puissance pour Autoroutes du Maroc avec une hausse de 19,9%, l’ONEP 17,3%, l’ONCF 5,4% et l’ONE 4,8%.
D’une firme à l’autre, les situations financières sont très disparates. Le cumul des pertes s’élève à 4,7 milliards de dirhams lors de l’exercice 2011/2012, une conséquence des mauvaises performances de RAM (-499 millions de dirhams), de l’ONE (-2,03 milliards de dirhams), de la SNRT (-173 millions de dirhams) et des Offices régionaux de mise en valeur agricole (-144 millions de dirhams).
Les résultats bénéficiaires demeurent toutefois plus importants (39,6 milliards de dirhams) grâce aux performances de la CNSS (+20%) et du groupe OCP (+53%).
Les résultats nets ont ainsi enregistré une hausse de 23,7% en comparaison avec l’exercice 2010/2011, une augmentation qui est due principalement à l’explosion des résultats du groupe OCP: +84,5% en un an !

40% de la valeur ajoutée assurés par l’OCP

Avec un contexte économique mondial marqué par une crise financière et une perturbation des cours des matières premières, la consolidation des réalisation des entreprises et établissements publics en 2011 dénote d’une résistance relative, faite d’une consolidation de fonds propres et une croissance des chiffres d’affaires. 10 des entreprises publiques ont contribué à 82% au chiffre réalisé par le secteur, à leur tête la CNSS, l’ONE, le groupe OCP ainsi que la CMR. Le chiffre d’affaire global réalisé est de 189 milliards de dirhams, soit une hausse 11,8% par rapport  à l’exercice précédent (169 milliards de dirhams). La valeur ajoutée s’est établie à 81,2 milliards de dirhams, soit une progression de 15,3%. Fait important: une part de 40% de cette richesse est due au groupe OCP qui a atteint 31,8 milliards de dirhams de valeur ajoutée ! 7 autres organismes produisent le reliquat, principalement la CNSS et le groupe CDG.

L'economiste



         
 
                         
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