Des réductions de 10 à 15% dans le prix de l'immobilier



Des réductions de 10 à 15% dans le prix de l'immobilier
A contrecœur les promoteurs immobiliers se dirigent de plus en plus vers une baisse des prix du mètre carré. «Une correction des prix serait inévitable pour faire fasse à la crise du secteur», explique Youssef Ibn Mansour, président de la FNPI. Pour le moment, la baisse ne se fait pas fortement sentir sur les quartiers les plus prisés. «Les prix affichés n’ont pratiquement pas évolués par rapport à l’année dernière», explique Marie-Hélène Fau, directrice d’agence à Carré Immobilier. Selon l’indice des actifs immobiliers de Bank Al-Maghrib, les prix ont globalement stagné en 2012, alors qu’ils avaient augmenté de 2,4% un an plus tôt. «Cependant, les négociations sur les prix sont plus rudes car l’offre est croissante par rapport à la demande qui est en baisse», souligne Fau. Les reculs les plus importants devraient se faire ressentir dans l’immobilier de seconde main. Le marché ayant dépassé le cap de l’attentisme, les propriétaires sont obligés de vendre pour acheter d’autres biens. Les premières baissent devraient toucher Marrakech, Tanger et Agadir. Une tendance qui a déjà été amorcé au début de l’année dernière avec de légère baisse entre 0,7 et 1,7%. A Casablanca, les prix se maintiennent depuis près de 4 ans. Ils oscillent entre 9.000 et 33.000 DH le m² pour les biens de seconde main. Les prix sont bien plus élevés pour la première vente. Cependant, plusieurs projets en périphérie de Casablanca, notamment Dar Bouazza ou Sidi Rahal affichent d’importantes réductions, contrairement aux années précédentes. La FNPI ne dispose pas de chiffres précis sur la baisse avant la publication de l’indice de Bank Al-Maghrib qui pourtant ne donne pas d’information sur la primo acquisition. Quelques agences immobilières s’avancent sur des prévisions. C’est notamment le cas de Carré Immobilier qui estime que les prix devraient baisser de 10 à 15%. Cette correction est accompagnée d’un changement dans la structure du marché. Ainsi, de plus en plus de clients s’orientent vers la location à cause du prix élevé à l’achat.

L'impossible argus

Quel est le prix au mètre carré à Casablanca ou à Rabat? Difficile de répondre avec précision. Bien loin des marchés régulés comme en France, l’immobilier au Maroc est certes soumis à la loi de l’offre et de la demande mais aussi et surtout aux objectifs de rentabilité du promoteur. Ainsi, deux immeubles mitoyens d’un niveau de finition comparable peuvent afficher d’importantes différences de prix. Ainsi, établir un argus par quartier est une opération d’une complexité extrême en absence d’une véritable normalisation des standings. Dans ce sens, les promoteurs planchent sur un projet de normalisation des standings. L’appellation haut ou moyen standing sera soumise à des critères de qualité. Plus encore, la direction des impôts est en phase de finalisation d’un barème des prix par quartier pour Casablanca. Les résultants doivent tomber avant la fin de ce semestre.

L'economiste


         
 
                         
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