Coupe du monde des clubs et CAN 2015 : Les quatre capitales du football



Coupe du monde des clubs et CAN 2015 : Les quatre capitales du football

Les Grands Stades de Marrakech, Tanger, Agadir et Rabat seront sous les projecteurs à l’occasion de deux événements d’envergure mondiale pendant les quelques mois prochains : la Coupe du Monde des Clubs FIFA 2013 et la CAN 2015. Les nouveaux fleurons de l’infrastructure sportive du royaume (les 3 premiers) ont nécessité une enveloppe globale de plus de 3 milliards de dirhams, afin de correspondre aux normes édictées par la FIFA en termes de sécurité, d’accueil et d’autres caractéristiques techniques.

Le Plus : en adéquation avec les normes internationales Un stade prochainement rénové et trois nouveaux bijoux d’architecture sportive à la marocaine : c’est ce que propose le Royaume en vue d’accueillir deux manifestations majeures du calendrier footballistique, d’abord international puis continental.

Dans moins de deux semaines, le Maroc abritera la Coupe du Monde des Clubs FIFA (du 11 au 21 décembre), un événement qui verra déferler plusieurs centaines de supporters étrangers et des clubs mythiques comme le Bayern de Munich ou Al Ahly Égyptien. Les Stades de Marrakech et d’Agadir ont été retenus pour cette compétition, et devraient constituer une véritable vitrine de promotion de l’image du football marocain à l’étranger. Ces deux chaudrons seront également à la réception de la Coupe d’Afrique 2015, en plus de ceux de Rabat et de Tanger. Le complexe Moulay Abdellah, dont la pelouse a vivement été dégradée, devrait subir quelques opérations «lifting» l’année prochaine, afin d’offrir toutes les garanties pour des matchs de haut niveau.
Chacun des nouveaux terrains, quant à eux, a ses spécificités (lignes architecturales, couleurs…) qui représentent une source de fierté et d’identification supplémentaire pour les riverains. La valeur ajoutée par l’organisation de ces deux compétitions très attendues sera donc la popularité de ces événements qui devrait rejaillir sur les villes organisatrices, et un «baptême de luxe» dans le cas du stade «Adrar» qui ne sera réceptionné qu’à quelques jours de l’entame du Mondial des clubs.


Le respect des normes internationales : un pari réussi


Outre l’aspect esthétique de ces nouvelles structures, l’édification a respecté les normes de la FIFA (la 4e édition des recommandations et des normes techniques) dans tous les volets. Ainsi, les dimensions requises ont été considérées, avec une surface de 9 000 m² soit 105 m en longueur et 84 m en largeur, couverte de gazon naturel. Le nombre de places est également compatible, puisque la FIFA requiert un minimum de 30 000 places assises lors d’une compétition internationale alors que les quatre stades affichent une capacité de plus de 40 000 places (42 000 pour Marrakech, 45 000 pour Agadir et Tanger et 65 000 pour le complexe Moulay Abdellah). La disponibilité de l’espace entourant le stade est également un atout présent, puisque ces structures se trouvent dans les périphéries de leurs villes respectives, offrant un «gage de pérennité qui assure une plus grande souplesse pour s’adapter aux développements imprévus», mais surtout facilitant l’évacuation des supporters après les rencontres.

Le souci sécuritaire est également palpable, puisque ces stades sont tous dotés de postes de contrôle et de caméras de surveillance (87 à Tanger, 81 à Agadir et 86 à Marrakech). Les responsables ont veillé à assurer un accès et une sortie dans des conditions idoines, en multipliant les tourniquets, les couloirs et les accès aux gradins (plus d’une trentaine dans tous les stades). Des parkings suffisamment spacieux ont été prévus, de même que des tribunes de presse plus conséquentes et des zones mixtes. L’éclairage ne déroge pas à la règle, avec des projecteurs verticaux et horizontaux qui assurent une visibilité maximale sans effet d’éblouissement.
En s’efforçant de parfaire ces «arènes» et de les hisser aux standards internationaux, le Maroc entend bien sûr réussir l’organisation de ces tournois, mais surtout distiller l’image d’un pays apte à recevoir une manifestation plus prestigieuse, l’ultime compétition : la Coupe du Monde FIFA. Une aspiration qui taraude l’esprit de certains responsables depuis les deux campagnes ratées de 2006 et 2010. Qui sait ? Peut-être qu’avec ces nouveaux atouts en appui, on pourrait monter un dossier bien musclé pour 2026…


Le Moins : l’envers du décor


S’il est vrai que la construction de nouveaux stades aux normes internationales permet au Maroc de jouir d’une place distinguée, au niveau régional, continental et international, quelques supporters des clubs dans les villes où ces véritables monuments restent attachés à leurs stades «historiques». Outre l’emplacement des terrains, généralement dans la périphérie des villes respectives, certains dénoncent une perte d’identité, loin des rectangles qui ont vu, jadis, les clubs remporter des titres.
L’image du Grand Stade de Marrakech archicomble pour le match Maroc-Algérie, en juin 2011, est encore vive dans la mémoire des supporters des Lions de l’Atlas.

Ce 4 juin 2011, plus de 40 000 spectateurs avaient fait le déplacement pour assister à une victoire historique du Maroc, dans la course à la qualification pour la CAN 2012. Tout le monde s’accordait alors à dire que l’expérience sera renouvelée, chaque fin de semaine, lorsque le Kawkab de Marrakech jouera ses matchs de championnat dans l’enceinte du stade flambant neuf. Or, au terme de la saison 2010-2011, le Kawkab, fanion de la ville ocre, connaissait la relégation en Élite 2.
Une contre-performance qui a irrité les nombreux supporters du club marrakchi, qui ont décidé de boycotter les matchs.
Quelques incidents avaient même émaillé l’un des derniers matchs de ladite saison, face à l’OC Safi. Une décision ultérieure renvoyait le Kawkab à son ancien antre, situé en centre-ville, le stade El Harti.

«On préfère encore aller au Harti !»


Le retour tambour-battant du KACM parmi l’élite, assorti des bons résultats des hommes de Hicham Dmiai a été l’occasion des supporters marrakchis de renouer avec leur équipe du cœur. Qui plus est lorsque l’équipe pointe à la 2e place du championnat, au terme de son premier tiers. «La victoire contre le WAC (4e journée, 2-0, ndlr) a été grandiose. Mais j’ai eu beaucoup de difficultés à aller au Grand Stade. Nous confie Jamal, un inconditionnel du KACM. Je ne conditionne pas mon amour pour le Kawkab, puisque quand j’étais un peu plus jeune, je ne manquais aucun match, même quand l’équipe se déplaçait chez la JSM, à Laâyoune. Mais il y a plusieurs personnes comme moi, qui préfèrent que les matchs du KACM continuent à prendre place au Harti, poursuit-il.
Ce stade a vu éclore les meilleurs joueurs du Kawkab, comme Ahmed Bahja, Tahar Lekhlaj et Adil Ramzi. J’étais là lorsque nous avions remporté la Coupe de la CAF en 1996. L’âme de l’équipe est dans ce stade, qui se trouve en plein centre-ville, alors que pour aller au Grand Stade, pour des personnes qui ne sont pas motorisées comme moi, est un vrai calvaire.»

Une situation paradoxale


Même son de cloche chez Youssef, un supporter du Fath Rabat, qui déplore que son club doive jouer ses matchs devant des gradins quasi vides. «Avant, il y avait beaucoup de supporters du FUS qui allaient encourager l’équipe, lorsqu’elle évoluait dans son stade. Mais depuis quelques années, le stade Moulay El Hassan n’était plus aux normes.

Il a donc fallu que l’équipe joue ses matchs dans l’enceinte du Complexe Moulay Abdellah, se rappelle-t-il.
Cette situation, qui devait initialement être provisoire, est devenue permanente. J’ai encore en tête le dernier match du championnat 2011-2012. Sur le papier, nous étions l’équipe hôte du match, mais en regardant les tribunes, les supporters du Moghreb Tétouan étaient beaucoup plus nombreux. La victoire du MAT (1-0, ndlr) avait en grande partie était due à la pression de leur public.À un peu plus d’un an du démarrage de la CAN 2015, la préparation pour la grande fête continentale semble altérée. Le Complexe sportif Moulay Abdellah, par exemple, nécessite une enveloppe de 110 millions de dirhams, pour être rénové et ainsi, répondre aux exigences de la CAF. Outre la pelouse et l’éclairage, le stade de la capitale ne dispose pas des équipements modernes, comme les loges VIP, les sanitaires et les tourniquets d’accès au stade, pour réguler l’affluence du public et ainsi avoir une meilleure visibilité sur les statistiques en termes de fréquentation des gradins.

Des rénovations difficilement applicables en quelques mois, lorsque l’on sait que les stades de Rabat et de Casablanca dépendent encore du gouvernement. Tandis qu’à Marrakech, Tanger et Agadir, les stades font office de véritables sociétés autonomes financièrement. Il est ainsi plus facile de débloquer les fonds provenant des recettes et autres subventions, pour assurer l’entretien continu de ces enceintes. Un temps précieux, dont ne disposent pas les autres stades, qui doivent attendre l’aval de plusieurs administrations, avant de pouvoir entamer la remise à niveau.

le matin


         
 
                         
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