CSF: Un grand GIAC pour relancer le dispositif



Une option examinée lors du prochain comité de gestion.
Elle sera validée par le conseil d’administration de février.
Traitement, ingénierie des secteurs, répartition des fonds… les attributions.
Eelle cristallise tous les griefs. L’externalisation des contrats spéciaux de formation (CSF) n’a pas donné les résultats escomptés. Des blocages sont toujours enregistrés au niveau des demandes de remboursement des entreprises.
Selon Karim Zaz, président de la commission formation professionnelle au sein de la CGEM, «moins de 2.000 dossier sont traités par an». Et pour cause, un manuel des procédures trop lourd et trop compliqué pour les PME. Normal, en raison des détournements révélés en 2004, le trésorier-payeur est devenu plus pointilleux. Les dossiers ne respectant pas la procédure en vigueur, incomplets ou encore ceux comportant une erreur sont automatiquement rejetés.
«Trop rigides, les procédures de 2006 ne laissent aucune marge de manœuvre lorsque les dossiers souffrent d’une quelconque anomalie», confirme Larbi Bencheikh, DG de l’OFPPT. D’où les multiples retards de remboursement des frais de formation. Retards dont se défend l’Office qui se dit «à jour dans les remboursements». Mais pour activer la procédure, les milieux d’affaires proposent «un contrôle a posteriori».
Le transfert des CSF aux Giac n’a donc pas tenu toutes ses promesses. La question de la réforme a encore été évoquée lors du conseil d’administration de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), tenu jeudi 7 janvier. D’aucuns s’attendaient d’ailleurs à une décision concernant l’épineux dossier des CSF. Mais la question a été reportée à la prochaine réunion du comité de gestion qui aura lieu le 25 janvier. En effet, les partenaires sociaux sont toujours en train de discuter des contours de la réforme. Selon Mohamed Sardi, membre du bureau national de l’UMT et administrateur à l’OFPPT, les parties sont proches d’un accord.
«Les partenaires sociaux ont fait une proposition qui sera examinée lors de la réunion du comité de gestion et validée par le conseil d’administration qui se tiendra en février au plus tard», annonce Zaz.
En fait, plusieurs formules sont encore à l’étude et le choix définitif d’une option ne devrait se décider que lors de la réunion du comité de gestion. Mais le scénario qui a de fortes chances d’être retenu consiste en la création d’un grand Giac. Cette nouvelle structure sera chargée de gérer les CSF sur le plan opérationnel de concert avec les 9 Giac en place. «Si ce scénario est retenu, nous demanderons un seul interlocuteur pour tous les Giac», insiste Sardi.
Dans tous les cas, «la formule retenue sera toujours liée au comité de gestion de l’Office», poursuit Zaz. Reste à définir les attributions et le mode de fonctionnement de cette nouvelle entité qu’est le grand Giac. Aux yeux de Sardi, ce Giac «devra recevoir les dossiers individuels, les traiter et les rembourser, faire de l’ingénierie des secteurs et des régions, évaluer les compétences disponibles à l’Office et celles à déléguer…». Les résultats de ces ingénieries devront être soumis à l’OFPPT en sa qualité d’opérateur central et principal de la formation continue. Un statut qui lui est dévolu par la loi. «L’Office s’occupera de réaliser ces formations grâce à ses moyens puisqu’il dispose de plus de 200 établissements à travers tout l’ensemble du territoire», poursuit Sardi. Il pourrait également dédier une vingtaine d’établissements exclusivement à la formation continue.
L’Office déterminera les formations qu’il pourra dispenser et celles à externaliser. Selon des sources proches du dossier, l’implication des cabinets de formation est à l’origine des blocages des CSF. En témoigne l’exemple de cette année. Période pendant laquelle pas moins de 320 millions de DH seront consacrés au remboursement des CSF. Ainsi, pour verrouiller le système et éviter les dérapages de 2004, Sardi propose «un système d’agrément des opérations de formation et des cabinets externes». Le schéma retenu devra également définir le rôle du comité de gestion de l’OFPPT ainsi que le rôle du ministère dans le nouveau dispositif.

Historique
Pour la petite histoire, l’externalisation des contrats spéciaux de formation (CSF) aux 9 Giac de la place avait été décidée en vertu de la réforme mise en œuvre en 1996. Mais le système a été détourné de sa vocation initiale, donnant lieu à des détournements révélés en 2004 et estimés à quelque 70 millions de DH. «L’esprit du système des contrats était d’en faire un outil destiné à renforcer la compétitivité des entreprises, mais il n’a pas atteint tous ses objectifs. Certains l’utilisent comme moyen de financement. Les différents contrôles diligentés prouvent que des formations n’avaient pas été faites ou ont été faites d’une manière anachronique», explique Mohamed Sardi.

leconomiste.com


         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière