10 milliards de DH de Dividendes transférés à l'étranger en 2011



10 milliards de DH de Dividendes transférés à l'étranger en 2011
Entre 2004 et 2011, les transferts ont augmenté de 95.6%. En termes d'investissements directs étrangers, le Maroc a une position déficitaire de 363 milliards de DH.
Le Maroc attire beaucoup d’investissements étrangers. Il est même l’un des principaux récipiendaires en Afrique, et c’est tant mieux. La preuve, les engagements (autre mot pour désigner les investissements, tous types confondus) du Maroc vis-à-vis de l’extérieur s’élevaient à plus 639 milliards de DH à fin 2010, dernière date de publication par l’Office des changes de la position financière extérieure globale du pays.
Ces investissements, naturellement, génèrent des revenus qui, lorsqu’ils ne sont pas réinvestis, sont transférés sous forme de dividendes vers les pays d’origine. L’observation des données disponibles de l’Office des changes montrent que ces transferts de dividendes tendent à augmenter ces cinq dernières années ; une augmentation sans doute proportionnelle à l’énorme stock des investissements eux-mêmes et aussi à la bonne tenue des secteurs dans lesquels ces investissements ont été effectués (pour l’essentiel, dans les télécommunications, l’immobilier, le secteur bancaire et le tourisme).

A peine 15 milliards de DH d’investissement du Maroc à l’étranger

Ainsi, en 2011 les transferts de dividendes ont atteint quelque 10 milliards de DH, en hausse d’environ 15% par rapport à l’année précédente et de 95,6% par rapport à 2004 (voir graphique). Quand on sait que la balance commerciale, structurellement déficitaire, a dégagé un solde négatif de 185,5 milliards de DH en 2011, la part des dividendes transférés qui vient s’ajouter à la masse des devises sorties du pays, paraît évidemment tout à fait négligeable.

En réalité, le problème est moins, et même pas du tout, celui des dividendes, mais bien l’incapacité de l’économie, donc de ses acteurs, à améliorer les exportations. Car le trou est bien là, et les envois des MRE ou les recettes des services ont beau s’améliorer, ils sont vite aspirés par ce trou béant.

L’autre composante du problème à observer, ce sont les avoirs du Maroc, en particulier ses investissements à l’étranger, potentiellement générateurs de revenus. Ceux-ci en fait représentent peu (15,5 milliards de DH) par rapport aux investissements directs étrangers au Maroc (378,2 milliards de DH). Sur ce point, on le voit, la position nette du Maroc est déficitaire de 362,7 milliards de DH. Ce n’est pas par hasard si la rubrique «revenus» de la balance des paiements est, elle aussi, structurellement déficitaire ; d’autant que, outre les transferts de dividendes, elle enregistre également le paiement des intérêts de la dette extérieure.
Il y a là un énorme défi pour les pouvoirs publics, pour le nouveau gouvernement plus précisément : à défaut d’investir davantage à l’étranger pour faire entrer des dividendes, l’amélioration du commerce extérieur devient désormais une nécessité. Bien sûr, il ne s’agit pas d’espérer équilibrer la balance commerciale dans le court terme, mais au moins d’en réduire le déficit afin de revenir à la position excédentaire du compte courant. Car autrement, les avoirs extérieurs nets continueront de fondre comme neige au soleil (voir «En direct» page 8)

Salah Agueniou
www.lavieeco.com


         
 
                         
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