Management, Communication, Gestion des organisations, Developpement personnel

 
29/04/2007
Samira Naim
Le chômage a-t-il vraiment baissé au Maroc
Le taux de chômage renseigne sur le déséquilibre entre l’offre et la demande d’emplois. Il exprime la part de la population dépourvue d’un emploi, mais qui cherche un travail, parmi la population en âge d’activité. Ce taux est obtenu comme suit :
Taux de chômage (en %) = (Pop en chômage/ Pop active âgée de 15 ans et plus) * 100

Bien que la croissance enregistrée ait été en deçà des objectifs, le taux de chômage au niveau national a reculé plus rapidement que prévu, atteignant 9,7% en 2006. La baisse du taux de chômage s’explique, en fait, par le rythme de progression de la population active de 1,5% par an en moyenne entre 1999 et 2004, inférieur à celui des créations d’emploi de 2,2%.

Le taux moyen de chômage cache de grandes disparités aussi bien entre le milieu urbain et le rural qu’entre les deux sexes et les niveaux d’instruction. En effet, le chômage est un phénomène plutôt urbain, affectant relativement plus les femmes que les hommes, les jeunes plus que les adultes, et davantage les diplômés que les non-diplômés. On signale également une forte hausse du chômage de longue durée (+12 mois) et de très longue durée (+ de trois ans) plus particulièrement chez les nouveaux entrants sur le marché de travail. Ceci montre clairement le manque de concordance entre les qualifications des demandeurs d’emploi et les compétences requises par les postes disponibles, ce qui implique que l’on a affaire à un chômage structurel.

D’autre part, les performances réalisées en terme de réduction remarquable du taux d’inflation et du déficit du compte courant durant les deux dernières décennies a eu des retombées défavorables en terme de chômage. Au fait, une augmentation du taux d’inflation est souvent associée à une diminution du taux de chômage.

La réduction du taux de chômage suppose une croissance économique élevée et durable. Une telle croissance dépend de l’accélération de l’accumulation totale des facteurs, c’est-à-dire des taux d’investissement élevés, un capital humain efficace, et une croissance soutenue de la productivité totale des facteurs.

La réalisation du projet Emergence peut ramener à une diversification de la production en encourageant l’installation de nouvelles activités. Ceci peut se traduire par une diminution du taux de chômage à condition que cette expansion soit accompagnée par une bonne implication des universités et établissements de formation.

Rédigé par Samira Naim le 29/04/2007 à 23:35
27/04/2007
Samira Naim

La vulnérabilité de l’économie marocaine à l’aléa climatique fait que la dynamique de croissance économique au Maroc est étroitement liée à celle de l’agriculture.


Economie Marocaine, Contraintes et perspectives
La vulnérabilité de l’économie marocaine à l’aléa climatique fait que la dynamique de croissance économique au Maroc est étroitement liée à celle de l’agriculture. En effet, les cycles économiques engendrés par l’activité globale et par l’activité agricole coïncident sur la période 1980-2003 avec des amplitudes plus importantes pour les cycles agricoles. L’analyse de la période entre 1980-2003, nous ramène à identifier 3 cycles de l’Economie Marocaine:

1980-1990 :Cette période a connu plusieurs reformes structurelle et une libération du marche. Ceci a amené un recul des contrôles directs et de l'intervention de l'Etat au profit du jeu du marché.
La première phase 1980-1985 a été marquée essentiellement par des ajustements budgétaires traduits par de fortes réductions des dépenses en capital, une réduction des salaires, une limitation des embauches, une politique monétaire restrictive et la réglementation du crédit. La 2eme phase a connu des reformes structurelles visant à améliorer l’épargne, encourager les investissements productifs et à mobiliser les ressources en faveur du secteur des exportations. La croissance a ainsi pu accélérer et atteindre une moyenne de 4,7 % entre 1986 et 1989.

1990-1995 : Au début des années 90, le Maroc a connu 2 années de sécheresse avec un taux de croissance négative, cette période a connu également des chocs externes liés a la diminution des prix du phosphate et l’augmentation des prix du pétrole (guerre du Golf). Ceci a amené a une forte volatilité de la croissance économique.

1996-2003 : A partir de 1996, les répercussions de l’aléa climatique sur la croissance économique se sont sensiblement atténuées grâce au développement de l’élevage et de la pêche et au dynamisme de certains secteurs porteurs de l’économie nationale (électronique, commerce, bâtiment...) qui ont permis de soutenir la croissance du PIB hors agricole et d’accélérer son rythme de progression.

La croissance économique au Maroc est fluctuante et suit les alea climatiques, il faudrait développer une économie moins dépendante du secteur agricole, et ce, à travers la promotion de secteurs porteurs tels le tourisme, l’agro-alimentaire, l’électronique, les technologies de l’information… ainsi que la tertiarisation de l’économie.

L’agriculture, dont dépend près de la moitié de la population marocaine, doit affronter de plus en plus les enjeux de l’ouverture économique et se convertir en cultures plus adaptées aux potentialités des sols et à plus haute valeur ajoutée.

Le secteur industriel est exposé à la concurrence internationale alors qu’il enregistre encore une productivité relativement limitée, l’industrie marocaine devrait faire l’objet d’une réelle mise à niveau de son appareil productif, de ses techniques de management, de ses moyens de financement et de la qualification de ses ressources humaines.

La branche textile pourrait résister à la concurrence internationale et particulièrement chinoise, en se positionnant sur le haut de gamme et en procédant à une modernisation de la chaîne de production.

Le secteur de l’artisanat, mériterait une véritable réforme pour mieux contribuer à la création de richesses et d’emplois aux niveaux local et national. Cette réforme devrait être en harmonie avec la stratégie touristique.

Les services constituent, en effet, un gisement plus important de création d’emploi que l’industrie, notamment le Near-shoring


Rédigé par Samira Naim le 27/04/2007 à 22:30