les stock-options: Une intelligence financière motivante



Les stock-options représentent une fraction du capital attribuée aux salariés d’entreprise (dirigeants, managers ou collaborateurs) désireux de s’octroyer des actions à un prix d’exercice préférentiel déterminé au cours d’une assemblée générale extraordinaire.

En contrepartie, ils recevront des dividendes à la fin de l’exercice comptable et une éventuelle plus-value lors de la vente. «Cette rémunération varie en fonction des performances de la société. Plus l’entreprise gagnera en valorisation, plus la plus-value sur la vente de l’action sera importante», explique Ghali Senhaji, directeur général de Boursomaroc.com, site d’information et de décryptage boursier. D’un point de vue managérial, l’objectif est aussi la fidélisation des salariés. Ainsi, l’accroissement de la valeur de l’entreprise aura par conséquent un «effet mathématique» sur ses propres revenus. On est tenté de reprendre, dans ce contexte, la formule chère à Sarkozy qui est «travailler plus, pour gagner plus». Les stock-options seront des outils de motivation pour travailler plus et mieux.
Ghizlane Laâbi, du cabinet DIORH, appuie cette idée et considère les stock-options comme de véritable outil de motivation, du fait qu’ils reposent sur un principe de partage de richesse. «Privilégier les salariés à l’achat d’actions augmente leur degré d’implication et d’engagement aux défis de la structure.»

le top management, grand privilégié?

Dirigeants et actionnaires sont souvent en désaccord. Car les intérêts diffèrent. Alors que les actionnaires suivent de très près la valeur mobilière et ne jurent que par le montant de leurs dividendes, les dirigeants, bien que conscients des attentes des actionnaires, se placent dans une optique de réinvestissement des fonds propres. Dans un souci de compétitivité et de performance, les investisseurs s’accommoderont de leurs dividendes et chercheront plutôt à accroître leur position sur le marché. Comment, dans ce cas, réconcilier les intérêts des uns et des autres? En faisant des dirigeants des actionnaires par le biais des stock-options. Ainsi, la rémunération du manager sera indexée en fonction de la valeur de l’action. Plus l’action cotée en Bourse prendra de la valeur, en fonction des estimations des analystes financiers et par le jeu de l’offre et de la demande, plus les salariés obtiendront une plus-value intéressante.

juridique et fiscalité

Pour encourager l’octroi d’options d’achat d’actions par les salariés de la même entreprise, la législation fiscale marocaine a mis en place, depuis 2001, un régime spécial modifié par la loi de Finance 2008. Mais cela n’a pas encouragé les entreprises marocaines. «Les avantages juridiques et fiscaux ne sont pas très importants vu qu’il y a tout de même imposition sur le rabais et sur la plus-value», explique Ghali Senhaji, de Boursomaroc. Selon Hamid Errida, tax manager du cabinet juridique Garrigues, la loi sur les stock-options semble être restrictive, pour plusieurs raisons.
La première concerne la période d’indisponibilité. Elle s’étale sur trois ans à partir de la date d’attribution des actions. Une durée écourtée puisque, auparavant, elle s’étalait sur cinq années. La deuxième raison concerne le montage financier des stock-options ou plutôt les conditions d’exonération. Planifié à hauteur de 10% de la valeur de l’action, un déplacement de ce plafond sera considéré comme un complément de salaire imposable selon le barème de l’impôt au moment de la levée de l’option.

le cours de l’action est-il influencé?

Peut-il y avoir un déséquilibre entre l’offre et la demande causé par une vente massive des stock-options? «Théoriquement, oui. Cependant, dans la pratique, les salariés ne choisissent pas de vendre leurs actions en même temps», indique Ghali Senhaji. Le délai d’indisponibilité y est pour quelque chose. Car en effet, il vient décourager les actionnaires avides de plus-values. Pour contrer ces actions spéculatives, l’Etat a mis en place des exonérations d’impôt plafonnées à 10% de la valeur de l’action déterminée lors de l’assemblée générale extraordinaire. «Si les premiers jours de la date d’exercice constituent une date attendue par un grand nombre de détenteurs pour vendre et enregistrer leur plus-value, la société émettrice le sait aussi et procède généralement à un rachat d’actions», explique Ghali Senhaji.
Bien que cette approche semble logique, cette théorie commence à montrer ses limites. L’ouverture sur les marchés internationaux démontre qu’il n’y a pas que le marché boursier qui conditionne le cours de l’action cotée, mais aussi le cours du pétrole (et autres matières premières), la fluctuation du taux de change qui influent sur la valeur de l’action. En tant que fraction minime du capital, les stock-options ne semblent pas influencer le cours de l’action de manière conséquente.


Essor


         
 
                         
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