comment Gérer la génération Y?



Comment s'y prendre avec la génération Y ? Tel est le nouveau défi auquel les décideurs et les DRH sont confrontés. Dans les multinationales, le problème est résolu vu que la gestion RH répond à des standards internationaux. Le problème réside au niveau des entreprises nationales, dont une minorité, ont su se démarquer en cernant bien les attentes de la génération Y (les jeunes nés après 1980) tandis que la majorité écrasante composée de PME trouve du mal à fidéliser les cadres issus de cette «zapping generation».

En fait, repérer les bons profils, les accompagner dans leur phase d'intégration et surtout les fidéliser sont les grands défis du top management. Et pour cause, l'arrivée sur le marché de l'emploi de cette jeune population a bouleversé tous les codes de conduite en entreprise.
Les spécialistes s'accordent à dire qu'il faut une bonne compréhension de cette génération pour la manager efficacement. D'après l'enquête sur les jeunes réalisée par Amal Job, sous l'égide du ministère de la Jeunesse et des Sports dont les résultats ont été dévoilés en septembre dernier, leurs attentes sont différentes de celles de leurs prédécesseurs.

Selon cette étude, 7/10 des jeunes diplômés interrogés désirent travailler dans les grandes entreprises. Par catégorie, ce sont les lauréats des écoles de commerce, d'ingénieur et à l'étranger qui ciblent ces sociétés. En revanche, les diplômés des universités, les titulaires du BTS et les lauréats de l'OFPPT optent le plus pour l'administration (secteur public). Coté rémunération, 62%, des lauréats des centres OFPPT tablent sur un salaire compris entre 2.500 DH et 6.000 DH. Du côté des diplômés des écoles d'ingénieurs nationales et étrangères, 40% des interviewés souhaitent percevoir un salaire dépassant 10.000 DH alors que seulement 4 % de cette catégorie accepterait une rétribution en dessous de 6.000 DH. De plus , les écoles d'ingénieurs et les jeunes diplômés à l'étranger sont les profils les plus favorables à l'obtention du CDI (contrat de travail à durée indéterminée).

En matière d'avantages, les trois principales attentes des jeunes diplômés sont : la formation, l'assurance maladie complémentaire et la caisse de retraite. Ces exigences sont accentuées chez les jeunes diplômés à l'étranger, souligne l'enquête.
Aussi, 80% des sondés veulent se mettre à leur compte. D'ailleurs, plus des 2/3 des jeunes diplômés qui veulent créer leur propre entreprise, veulent acquérir plus de 5 ans d' expérience avant de passer à l'action.
Finalement, les décideurs et managers ont du pain sur la planche, sachant qu'en plus d'attirer ces jeunes cadres et de les fidéliser, ils doivent, chemin faisant, canaliser leur enthousiasme et leur désir d'avoir un impact rapidement et définir dès le départ les règles du jeu. Côté rémunération, chaque employeur sera amené à concocter un package attractif en fonction, du poste, des compétences requises, de la formation initiale…
Aussi, en matières de recommandations, AmalJob.com vient de publier un document qui synthétise les grandes orientations issues des tables rondes organisées le 13 septembre à l'occasion de la publication des résultats de l'enquête sur l'emploi des jeunes 2011. Au total sept propositions débouchent sur 24 actions prioritaires. Celles-ci émanent des points de vue d'experts en RH, des DRH, d'acteurs du monde professionnel, associatif, entrepreneurial, universitaire, ainsi que des jeunes diplômés.
Elles couvrent tous les aspects liés à la problématique de l'emploi des jeunes diplômés en amorçant son traitement depuis la vie estudiantine, à la création d'entreprise en passant par le soutien à l'embauche, lit-on dans un communiqué.

Les intervenants, lors de cette journée, recommandent à l'Etat d'encadrer légalement les périodes de stage longue durée, exhortent également l'entreprise de donner une meilleure visibilité à ses capacités d'accueil en terme de stagiaires et appellent les établissements scolaires à inscrire davantage les stages dans leurs cursus. Dans la même lignée, les pouvoirs publics sont incités à soutenir les étudiants durant la phase délicate et précaire de recherche d'emploi et ce, en prolongeant les droits des étudiants (transport, restauration…) à l'année qui suit l'obtention du diplôme.

D'un autre côté, il est recommandé de veiller au rapprochement entre le monde de l'enseignement et le monde professionnel qui passe, par une plus grande implication des professionnels dans les formations dispensées et pourquoi pas leur présence physique au sein d'universités organisées pour accueillir les entreprises et fédérer des réseaux actifs et dynamiques des anciens étudiants, souligne le document.
Par ailleurs, un appel a été émis pour la mise en place d'un Observatoire national des filières afin de rendre l'orientation des étudiants facile, en tenant compte du succès de chaque formation dans l'insertion professionnelle.

Et pour conclure, les participants ont insisté sur un point crucial, notamment la citoyenneté des entreprises qui devrait être stimulée. Les grands opérateurs notamment, sont sollicités pour une meilleure transparence et implication dans le support aux projets novateurs des jeunes diplômés et dans l'accueil de ceux-ci. L'Etat peut aussi instaurer un service civil national volontaire.


le matin


         
 
                         
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