Un nouveau programme de soutien de l'industrie du Textile



Un nouveau programme de soutien de l'industrie du Textile
Prime à l’export, aide à l’investissement, cofinancement… la nouvelle offre.
Le 21 novembre, dernier délai pour le dépôt des dossiers de candidature.
 DE nouvelles sources de financement pour l’industrie textile. Le ministère du Commerce et de l’Industrie vient de mettre en place trois nouveaux dispositifs de financement des entreprises opérant dans le textile. Les nouveaux programmes d’aide gouvernementaux sont soumis au même processus que pour Imtiaz et Moussanada. Ainsi, l’appel à manifestation d’intérêt a été lancé par la tutelle il y a environ deux semaines. Les entreprises intéressées par l’un des programmes de soutien pourront donc déposer leur candidature auprès des banques de leur choix avant le 21 novembre. Les entreprises sélectionnées seront connues un mois plus tard. Une fois que les banques ont délivré leur accord subordonné, les dossiers de candidature sont transmis à la CCG et à l’Agence nationale pour la promotion des PME (ANPME).

C’est la première fois que les opérateurs orientés marché local peuvent également bénéficier des dispositifs d’aide gouvernementaux au même titre que les exportateurs. En effet, ce segment pèse pour environ 40 milliards de DH. Soit presque autant que le marché à l’export. Mais cela permettra-t-il à ces entreprises de se mettre à niveau, notamment en matière de responsabilité sociale, de transparence, de respect de l’environnement? Les nouvelles mesures mises en place par la tutelle ont pour objectif de contribuer à l’intégration industrielle, renforcer le développement des activités à l’export aussi bien que sur le marché local. L’idée est de favoriser l’émergence de cinq locomotives à l’export (agrégateurs), 5 distributeurs intégrés opérant sur le marché local et 3 converteurs. Le challenge consiste à consolider de 50% les exportations par les agrégateurs nationaux et internationaux et de faire passer la part des enseignes nationales de 0,5 à 1,5%.
L’intégration industrielle prévoit une offre financière qui consiste en une prime de 4% sur le chiffre d’affaires réalisé à l’export par l’activité d’agrégateur et plafonnée à 30 millions de DH. Les entreprises candidates à ce programme devront s’engager sur un business plan 2012-2016. Ainsi, au cours de ces cinq ans, l’opérateur en question s’engagera à réaliser au moins 80% de son chiffre d’affaires incrémental, fixé à 200 millions de DH. En deçà, la prime à l’export sera refusée.

Autre composante du dispositif, «enseigne-textile», un cofinancement banque/Caisse centrale de garantie (CCG), destiné aux distributeurs d’acquérir de nouveaux fonds de commerce. L’entreprise candidate à ce type de financement devra contribuer à hauteur de 10%. La CCG accordera à des taux préférentiels un prêt de l’ordre de 40% au maximum, plafonné à 5,6 millions de DH par point de vente et un total de 44 millions de DH. Pour financer le reliquat du montant d’investissement, l’entreprise peut recourir au crédit bancaire classique.

Le dispositif comporte également un produit de garantie, baptisé «Intégra Textile». Un programme destiné à financer le cycle de production des industriels de textile, et en particulier l’approvisionnement en matières premières. Le financement peut atteindre jusqu’à 40 millions de DH pour les agrégateurs et leurs sous-traitants, les distributeurs et leurs sous-traitants ainsi que les converteurs. Le dispositif consiste en des crédits, garanti à hauteur de 70% avec un plafond risque par entreprise de 20 millions de DH pour un total de 40 millions de DH par entreprise également. Une ligne de garantie de crédit qualifiée de «révolutionnaire» par la tutelle. Quant aux converteurs, ils pourront bénéficier d’un accompagnement financier dédié. Le dispositif a pour objectif d’améliorer la rentabilité de ces entreprises en atteignant un taux de rendement interne (TRI) cible de 15%. Le principe de ce programme repose sur une subvention indexée aux postes de coûts les plus importants d’un projet, plafonnée à 18 millions de DH et s’étalant sur la période 2012-2016.

Li & Fung s’implante au Maroc

Le converteur est un opérateur qui connaît bien le secteur du textile ainsi que les tendances de mode. Au Maroc, le seul converteur intégré opérationnel est Sefita. C’est d’ailleurs la seule entreprise au Maroc à exporter du tissu à de grands donneurs d’ordre. D’autres converteurs opèrent dans le secteur, mais uniquement pour leurs propres besoins. L’objectif du ministère est de favoriser l’émergence de 3 converteurs nationaux. D’ailleurs, des discussions sont actuellement en cours avec Li & Fung, un converteur originaire de Hong Kong. Un géant qui totalise 20 milliards de dollars dans le secteur du textile-habillement. Le scénario suivant lequel le converteur pourrait s’implanter au Maroc n’a pas encore été définitivement arrêté. Toujours est-il que dès 2012, Li & Fung pourrait investir 300 millions de dollars au Maroc, répartis en trois ans.

L'économiste


         
 
                         
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