Un nouveau brevet pour produire du biocarburant 3G



Un nouveau brevet pour produire du biocarburant 3G
Mascir, fondation marocaine pour la science de pointe, l’innovation et la recherche, a déposé son 8e brevet à l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale vendredi dernier. L’innovation concerne le processus adopté pour la production du biocarburant de 3e génération. Il s’agit «de produire du biocarburant à base de micro-algues d’origine marocaine et à grande échelle afin de rentabiliser le dispositif de fabrication», affirme Imane Ouahby, responsable du département biotechnologie verte à Mascir, fondation présidée par l’ancien ministre Ahmed Réda Chami. Le procédé vient en réponse à ceux qui estimaient que le biocarburant développé à partir de micro-algues n’était pas rentable.

L’équipe de Mascir travaille sur des souches à profils lipidiques différents  et en retient celles qui présentent le plus d’huiles. Selon Imane Ouahby, le recours à un cytomètre en flux permet de détecter, en temps réel, les microalgues contenant le plus de lipides avant de procéder à l’extraction. Cette technique vise, en fait, à optimiser le processus d’obtention du biodiesel. Certaines souches peuvent produire jusqu’à 70% d’huiles, souligne Imane Ouahby. Ensuite, ces lipides seront transformés en biodiesel par une réaction chimique nommée «transestérification».

Le développement de ces algues nécessite en fait de la lumière, du CO2, de l’eau, du phosphate et de l’azote. Ensuite, elles sont cultivées dans des conditions contrôlées. Pour Mohamed Lasry, DG de la fondation Mascir, «la géographie du pays, avec tous ses espaces désertiques, est favorable au développement de ces micro-algues». Cet engouement pour le biocarburant s’explique en fait par les rendements qu’il permet de dégager. En effet, les micro-algues retiennent le CO2 et économisent l’eau. Elles poussent en milieu marin et ne nécessitent donc aucune consommation d’eau supplémentaire pour leur culture. L’autre  aspect qui rend le dispositif rentable réside dans les acides gras de type oméga 3, produits par la biomasse algale. Des substances qui pourront être destinées à la vente. Quant à l’environnement, les micro-algues n’ont aucun impact sur les terres arables car « elles ne sont pas cultivées sur des surfaces agricoles destinées à la production alimentaire, assure le DG de la fondation. Selon lui, l’équipe Mascir n’engage que les procédés à 0 déchet.

Par ailleurs, les recherches de Mascir suscitent déjà l’intérêt d’industriels nationaux et internationaux, notamment espagnols. Ils veulent acquérir le processus de production du biocarburant de 3e génération développé par la fondation. Ainsi, ce fleuron de la recherche et du développement pourra assurer la transition de ses produits du laboratoire au marché industriel.

Sur le plan social, le but de la fondation est de créer des opportunités d’emplois à travers la recherche, l’innovation et la technologie avancée. «Nous faisons en sorte que le processus de recherche et de production soit fait par des chercheurs et ingénieurs marocains. Nous ne voulons pas acheter des solutions, mais développer les nôtres», confie Mohamed Lasry. Pour promouvoir la recherche scientifique, la fondation s’est alliée à des partenaires stratégiques. Son objectif est de former un triangle de recherche et de développement dans différents domaines comme la biotechnologie, la nanotechnologie et la microélectronique. Le montant alloué à la fondation pour la période 2008-2013 s’élève à 471 millions de DH. Ce soutien financier a permis à Mascir d’investir dans l’acquisition d’équipements, de mettre en place des plateformes de base et des laboratoires de recherche. La plus grande contribution provient de l’Etat qui lui a accordé une enveloppe de 300 millions de DH. Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social a également contribué avec 150 millions de DH. L’Académie Hassan II des sciences et techniques a participé avec un budget de 21 millions de DH.

Kit santé

A travers ses recherches, Mascir veut répondre à des besoins spécifiques, notamment en matière de santé. C’est en fait son projet phare dans le domaine de la biotechnologie rouge. Il s’agit de développer des prototypes de kits de diagnostic des maladies répandues au Maroc comme le cancer du sein et la leucémie. «Le kit répondra essentiellement à la demande des femmes rurales, en leur permettant une détection accessible et à faible coût», affirme Mohamed Lasry. Selon lui, les premiers kits sont prévus pour fin 2015, mais les prix de commercialisation ne sont pas encore fixés.

L'economiste


         
 
                         
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