Un fonds méditerranéen en projet pour le financement de l’économie verte



Un fonds méditerranéen en projet pour le financement de l’économie verte
L’engagement du Maroc sur la voie du développement durable en général et de l’économie verte en particulier l’amène à prendre part aux différentes initiatives qui visent à asseoir ce modèle de développement aussi bien au niveau international que sur le plan de sa zone géographique. Il en est ainsi d’un projet, dont l’idée a émergé lors d’une conférence euro-méditerranéenne, tenue récemment à Marseille, sur le thème «Vers une économie verte en Méditerranée», qui a réuni 160 participants venus de 20 pays, dont le Maroc. Il s’agit du projet de la création d’un fonds méditerranéen de fonds, destiné au financement des projets de cette économie d’avenir. Ce fonds devrait «financer une famille de fonds de capital-investissement, investissant dans des PME et des initiatives entrepreneuriales vertes, avec pour condition de mobiliser des financements associés de montants similaires», explique un groupe de travail issu de cette conférence, cité par la MAP. Il est à noter que ce groupe compte parmi ses membres les Marocains Siham Ayouch, qui en est la vice-présidente, et Rida Lamrini. Devrant être baptisé Fonds de développement vert méditerranéen, ce fonds de capital-investissement, ajoute-t-on, sera appelé à investir directement dans des PME engagées dans des activités vertes dans le bassin méditerranéen.

Allocation de ressources

Au-delà de ce fonds, ce groupe de travail appelle, dans un document de recommandations rendu public à l’issue de cette conférence, à encourager l’allocation de ressources financières significatives aux activités d’économie verte créatrices d’emplois en région Méditerranée, y compris grâce à des financements traditionnels, aux fonds verts en création, et à des mécanismes de financement innovants.
Il a également formulé plusieurs autres recommandations destinées à toutes les parties prenantes des secteurs public et privé de la région et devant être relayées auprès de la Conférence «Rio+20», en juin. Il s’agit principalement, précise-t-il, de «promouvoir des institutions vertes», notamment en adaptant les cadres légaux, règlementaires, fiscaux et d’information pour encourager des investissements efficients dans les activités respectant l’environnement, utilisant les ressources de façon raisonnée, préservant les stocks de ressources naturelles, émettant peu de carbone et créant des emplois. De même, il recommande de promouvoir des technologies plus propres, de développer la connaissance de l’économie verte, notamment en créant une académie à cet effet, qui se proposera comme réseau régional de leaders dans un contexte de développement durable.
À préciser que la rencontre a été marquée par la publication du rapport «MED 2012» qui se penche sur des exemples de réussite en région méditerranéenne et ailleurs dans ce domaine. Ce document a reproduit les recommandations provisoires du Conseil économique et social (CES), qui montre que le Maroc pourra créer environ 100 000 nouveaux emplois d’ici à 2030 dans quatre secteurs concernés par les politiques vertes : les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la gestion des eaux usées et des effluents liquides et la gestion des déchets solides urbains.
Par ailleurs, il est à rappeler que le Conseil économique et social, dont le président Chakib Benmoussa a pris part à cette rencontre, a publié dernièrement un rapport sur «L’économie verte : opportunités de création de richesses et d’emplois».

Un manifeste pour l’économie verte

D’après le Conseil économique et social, la mise en place d’une économie verte est dictée par le contexte national au regard de l’importance des initiatives lancées à ce jour dans les différents secteurs économiques en particulier dans la stratégie de mobilisation des ressources hydriques, la préservation de l’environnement et des forêts et le développement des énergies renouvelables. Ces initiatives, souligne un récent rapport du Conseil, contribueront notamment à répondre aux besoins socioéconomiques et environnementaux pressants concernant principalement la réduction des importations des énergies fossiles, la rationalisation de la consommation d’énergie et l’atténuation de la dégradation des écosystèmes naturels du pays.
Les investissements projetés dans les quatre secteurs analysés (énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion des eaux usées et des effluents liquides et la gestion des déchets solides urbains) dépasseront les 200 milliards de DH avec un potentiel identifié de création d’emplois de plus de 90 000 postes à l’horizon 2020.

Lahcen Oudoud, Le matin


         
 
                         
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