Un deuxième plan de 10.000 «presque ingénieurs» à l’étude



10.047 lauréats arrivent sur le marché cet été.
Près de la moitié seraient des ingénieurs assimilés.
Le gouvernement veut revoir le plan à la hausse.

10.047 ingénieurs et assimilés seront diplômés dès la fin de cette année académique. L’objectif de l’«Initiative 10.000 ingénieurs», lancée en 2006, serait donc atteint, voire légèrement dépassé, à en croire les responsables des écoles d’ingénieurs interrogés par L’Economiste. Mais il y a ingénieur et ingénieur.
Dans ce total, le plan gouvernemental inclut aussi les «assimilés», c’est-à-dire, ceux qui sont formés hors des écoles d’ingénieurs publiques.
Ingénieur assimilé renvoie aux lauréats des facultés des sciences et des sciences et techniques, ainsi que ceux des écoles privées. Tiens donc! Alors que la reconnaissance (académique) des diplômes qu’elles délivrent traîne en longueur, le département de l’Enseignement supérieur reconnaît aux établissements privés un rôle de premier plan dans l’Initiative 10.000 ingénieurs. Pour la formation des ingénieurs, pas besoin de décret ni de cahier des charges. L’Initiative «10.000 ingénieurs» a été conçue pour accompagner le plan Emergence industrielle. 700 millions de dirhams ont été affectés aux différents établissements qui y participaient. Mais très vite, ceux qui relèvent de la tutelle de l’Education nationale se sont plaints du manque de ressources au contraire des écoles rattachées aux ministères techniques (EHTP, IAV, Ecoles des Mines, etc)

Parmi les 10.047 lauréats qui sortiront de différents établissements cette année, 5.359 viennent des écoles d’ingénieurs publiques, c’est-à-dire, des ingénieurs sur titre. Près de la moitié, 4.688 au total, sont des ingénieurs dits assimilés. « Le gouvernement veut d’ores et déjà revoir ses objectifs à la hausse pour les années à venir afin de mieux accompagner le développement que connaît notre pays ces dernières années et continuer à le rendre davantage compétitif en termes d’effectif d’ingénieurs pour drainer plus d’investissements internationaux», révèle Driss Bouami, directeur de l’Ecole Mohammedia d’Ingénieurs (EMI).

Les établissements universitaires ont contribué à la formation de 1.668 ingénieurs et 3.827 assimilés. Les écoles d’ingénieurs relevant des ministères techniques ont formé 1.292 ingénieurs et 273 assimilés. Quant aux instituts privés, ils ont préparé 2.049 diplômés ingénieurs et 588 assimilés. Le plus surprenant est que les prévisions de réalisation de l’Initiative 10.000 ingénieurs intégraient les jeunes marocains formés dans les écoles d’ingénieurs étrangères. Le plan tablait pour 2009-2010 sur une contribution de 350 lauréats.
Au total, 28 établissements universitaires appartenant à 13 universités ont été mis à contribution: 10 écoles d’ingénieurs (Emi, Ensem, Ensias, Ensam, Ensa à Agadir, à Fès, à Oujda, à Safi et à Tanger), 7 facultés des sciences et 11 facultés des sciences et techniques (FST). A l’instar des établissements universitaires, les 11 écoles et instituts de formation d’ingénieurs indépendants (Aiac, Ehtp, Enfi, Enim, Enam, Iav, Inpt, Insea, Esith, Era, Ern) sont aussi impliquées.

Prenant l’exemple de l’Ecole Mohammedia des ingénieurs, l’une des plus renommées sur le plan national. L’effectif global des professionnels formés par cette école durant la période 2006-2010 a atteint 1591. Il est passé de 284 en 2006 à 385 en 2010. Selon le directeur de l’école, cet effectif est appelé à atteindre 500 lauréats par an en régime de croisière. Les spécialités qui prédominent sont le génie civil, industriel, électrique, informatique et mécanique. L’Institut national des postes et télécommunications (INPT) dont le taux d’insertion des diplômés frôle les 100% à la sortie, a formé 200 ingénieurs spécialisés en réseau informatique, en gestion de réseau, en ingénierie des systèmes d’information et en réseau télécoms. «L’Institut veut former plus d’ingénieurs (300 diplômés) dans les années à venir pour combler le besoin qui subsiste dans ce secteur. Dès la rentrée de septembre 2010, une annexe sera à cet effet ouverte à Casablanca», assure Mohamed Abdelfattah Charif Chefchaouni, directeur de l’INPT. Sans atteindre l’euphorie du début des années 2000, le marché reste porteur pour les ingénieurs télécoms, au Maroc, comme à l’international.

Plus discrète, mais très cotée sur le marché, l’Ecole nationale supérieure d’informatique et d’analyse des systèmes (Ensias) de Rabat a formé 167 ingénieurs en 2010, répartis sur 5 spécialités. « Les spécialités les plus répandues sont le génie logiciel, l’informatique décisionnelle, la sécurité des systèmes d’information et les systèmes embarqués», précise Radouane Mrabet, directeur de l’Ensias.

leconomiste.com


         
 
                         
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