Transport routier: La tension monte



Transport routier: La tension monte
Baisse du trafic au port de Casablanca de 30%.
Les pertes par camion estimées entre 700 et 1.500 DH/jour.

Le projet du code de la route continue de défrayer la chronique. Hier mardi, les syndicats et associations contestataires de ses dispositions sont, encore une fois, montés au créneau avec le 2e jour de grève. Ainsi, dans le port de Casablanca, le trafic a été perturbé. Et pour cause, les conducteurs grévistes ont bloqué les sorties. «Nous avons constaté un léger blocage au port de Casablanca. Cependant, dans les autres ports du royaume, aucun incident n’a été signalé», indique Abderrahime Chennaoui, SG de la Fédération générale de transport sur routes et ports. Selon lui, le blocage s’explique par d’autres raisons que la grève: les autorisations de sortie des conteneurs qui ne sont délivrées que mardi après-midi. En plus de l’effet grève, le timing est inapproprié. D’ailleurs, la conjoncture actuelle fait que les importations ont baissé de 30% par rapport à la même période de l’année dernière, annonce Chennaoui. Au total, le chiffre d’affaires des entreprises du transport de marchandises a connu une baisse de 40% dans la conjoncture actuelle.
Du coup, les deux jours de grève risquent de peser lourdement sur la trésorerie des entreprises de transport. «Ce sont généralement à 95% des structures familiales.
Une journée d’immobilisation d’un véhicule coûte en moyenne entre 700 et 1.500 DH à l’entreprise. Le manque à gagner, ramené à l’importance de la flotte, rend les pertes considérables», explique-t-on auprès de la Fédération générale du transport sur routes et ports.
Côté grévistes, l’on donne moins d’importance à l’impact économique du débrayage. «La grève devra se poursuivre, et l’on pense même passer à la vitesse supérieure», affirme Mohamed Mitali, SG de la Fédération nationale démocratique des chauffeurs de poids lourds.
Difficile donc de répertorier le nombre exact de syndicats et autres fédérations impliqués dans ce débrayage.
Par ailleurs, du côté des taxis, les quelque 26 syndicats et associations semblent être satisfaits de «l’efficacité» de la grève. Auprès du ministère de l’Equipement et du Transport l’on relativise les taux de participation. Ces derniers, selon la tutelle, diffèrent d’une région à l’autre. Ainsi, les Doukkala-Abda arrivent en tête, avec un taux de 88% dans le transport public, 41% dans celui des marchandises et 100% dans le transport mixte. La région du Grand Casablanca, elle, a enregistré une forte participation des grands taxis qui a atteint les 90%. Pour sa part, la région de Souss-Massa-Daraâ a connu une participation de 86% pour les grands taxis, 33% dans le transport de marchandises et 55% dans celui mixte.

leconomiste.com


         
 
                         
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