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Transport : Le débrayage redouté n'a pas eu lieu
Une polémique vivace éclate entre les grévistes et certains syndicats qui se disent avoir été embarqués à leur insu dans la grève.
L'appel à la grève aura été un simple coup médiatique. Sur le terrain, le débrayage n'a pas été suivi par les transporteurs. A Casablanca tout comme dans le reste des villes marocaines rien, absolument rien n'indiquait que les professionnels observaient une grève qui dès son annonce ne faisait pas l'unanimité. Nous avions d'ailleurs annoncé dans nos précédentes éditions que plusieurs centrales syndicales n'allaient pas donner une suite favorable à l'appel lancé par les responsables de l'Union des syndicats professionnels du transport au Maroc. Ces derniers avaient invoqué outre le dossier social, les nouvelles dispositions du code de la route adopté par le Parlement pour justifier l'appel à la grève. Ces justifications n'ont apparemment pas suffi pour convaincre les transporteurs. Pis encore, les événements semblent prendre une autre tournure. En effet, certains syndicats affirment qu'ils vont porter plainte car, ils auraient été embarqués à leur insu dans le mouvement de la grève. «Nous allons déposer une plainte auprès de la police judiciaire car nos signatures ont été falsifiées alors que nous n'avons même pas assisté à la rencontre au cours de laquelle l'appel de la grève a été lancé. De même, nous avons déjà envoyé des lettres à la Primature et au ministère de l'Equipement et des Transports pour ordonner l'ouverture d'une enquête», affirme Khafi Abdelali, secrétaire général du Conseil syndical des travailleurs du transport routier des voyageurs. Pour leur part les grévistes affirment que de nombreux professionnels ont voulu répondre à l'appel de la grève mais ils en ont été dissuadés. «Il est vrai que peu de gens ont participé à la grève ce lundi mais cela est essentiellement dû aux obstacles dressés par certains de nos collègues ainsi que les autorités locales. Même si le projet de la loi a été adopté par le Parlement, nous comptons sur le conseil constitutionnel qui peut toujours annuler le nouveau code avant sa publication au bulletin officiel», explique Mustapha Belqadi, vice président de l'Union des syndicats professionnels du transport au Maroc. La grève est donc finie avant même d'avoir commencé mais d'autres rebondissements pourraient avoir lieu prochainement. Car si un consensus existe actuellement autour du nouveau code de la route qui entrera en vigueur en octobre prochain, plusieurs questions demeurent suspendues entre les syndicats et les responsables gouvernementaux notamment concernant le volet social. lematin.ma Lundi 8 Février 2010
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