Tramway de Casablanca : Encore 16 mois à patienter



Tramway de Casablanca : Encore 16 mois à patienter
Les travaux paralysent le boulevard Mohammed V.
De grands encombrements au centre-ville.
Commerçants, riverains… tout le monde se plaint.

C’est le grand désert au boulevard Mohammed V de Casablanca! Bordé de boutiques, cet endroit historique de la métropole n’a plus de quoi attirer les visiteurs. Sa fermeture à la circulation (depuis la place des Nations Unies jusqu’au Marché central) empêchent bon nombre de casablancais d’accéder facilement à leurs boutiques habituels.

Les acheteurs ne se bousculent plus et les commerçants voient leurs chiffres d’affaires reculer sérieusement. «Dès le démarrage des travaux du tramway sur ce boulevard (début 2010) et sa fermeture à la circulation (en mars dernier), notre activité tourne au ralenti», indique le propriétaire d’un magasin de prêt-à-porter. Et d’ajouter: «notre chiffre d’affaires a reculé de près de 50% par rapport aux années précédentes». Avec le chantier du tramway, la demande se fait rare et les gens ne font plus comme à l’accoutumée, du lèche vitrine. Selon un autre commerçant de la place: «on ne voit plus de touristes et on ne vend plus comme avant».

Au boulevard Mohammed V, il n’y a pas que les commerçants et les professions libérales qui se plaignent des travaux. Les riverains aussi sont loin d’être ravis des engins installés devant leurs habitations. «L’accès à nos maisons est devenu très difficile, les ordures s’entassent sur les trottoirs vu que les camions de ramassage ne peuvent plus accéder au boulevard…bref, c’est une désorganisation totale», indique un riverain. Contactée par L’Economiste, le management de Sita El Beida, chargé de la gestion des déchets ménagers dans ce quartier, indique que «le ramassage des ordures est assuré d’une manière régulière». «Avant le démarrage du chantier, la collecte se faisait la nuit à partir de 22 h par une benne de 20 m3, mais avec les travaux et la fermeture du boulevard, nous assurons la collecte entre 6 h et 7h 30 du matin», explique Thomas Forgacs, directeur général de Sita El Beida. «Le débardage se fait au niveau des intersections avec les rues. Les déchets sont ensuite évacués à l’aide d’une benne satellite vers le transfert de Fayolle», poursuit-il.

Bien qu’elle occasionne de nombreuses gênes aux Casablancais, la réalisation du tramway apportera aussi des changements positifs. Une étude complète sur l’impact environnemental, économique et social de ce projet a été réalisée par un bureau d’étude spécialisé. Elle a mis en exergue des données importantes concernant l’impact du projet durant la phase des travaux, puis durant l’exploitation du tramway, notamment sur les milieux physique, humain et biologique. Le champ de l’étude a également englobé la stratégie d’organisation du chantier et les mesures environnementales à prendre en compte dans la réalisation du tramway. L’étude a montré qu’«au-delà de la mise en place d’un moyen de transport collectif utilisant une énergie propre, le projet devrait apporter une valeur ajoutée importante en terme de dynamisation de l’économie». «Le tramway contribue au respect de l’environnement en utilisant une énergie propre: l’électricité. Sa mise en place permettra à terme une baisse considérable du trafic automobile et une réduction notable des émissions polluantes et sonores», est-il indiqué. Le projet est également porteur d’un plan et de mesures de réorganisation de la circulation, notamment dans son périmètre d’influence.

Côté économique, le tramway est porteur de nombreuses opportunités à Casablanca et ses environs. L’étude relève «la création annuelle de plus de 2.000 emplois directs et indirects à temps plein pendant les travaux». Des emplois supplémentaires et de nouveaux métiers seront créés durant la phase d’exploitation. «La réalisation du tramway permettra la revalorisation de l’immobilier et le développement des activités commerciales le long de son tracé, et ce, grâce à une meilleure desserte», note l’étude. Outre la création d’emplois et la dynamisation de l’économie, le chantier constitue une plateforme d’échange unique. Le transfert de technologie et compétences entre les entreprises étrangères et marocaines est un facteur de développement qui permettra de pérenniser la compétitivité des différents intervenants nationaux.

L'economiste


         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière