Textile-habillement : L’Amith espère un contrat-programme avant Ramadan

Les textiliens viennent d’élire leur nouveau bureau pour le mandat 2013-2015. Le secteur négocie aujourd’hui son contrat programme en droite ligne avec le Plan Textile 2025. L’Amith dit avoir identifié 66 mesures de soutien impliquant «de lourds arbitrages».



Textile-habillement : L’Amith espère un contrat-programme avant Ramadan
El Mostapha Sajid et Karim Tazi ont été réélus respectivement président et vice-président de l’Association marocaine de l’industrie textile-habillement (Amith). Comme annoncé, les deux candidats étaient les seuls en lice pour leur propre succession à la tête de l’Association des textiliens. Les quelque 152 membres (sur un total de plus de 400 à jour de leurs cotisations), qui ont assisté à l’Assemblée générale ordinaire (AGO) élective le 12 juin à Casablanca, se sont donc livrés à un exercice de routine pour réélire l’ancien bureau dirigeant pour le mandat 2013-2015. L’AGO a eu tout de même droit à son lot d’annonces. El Mostapha Sajid a livré à ses pairs les dernières évolutions du secteur et l’actualité du Plan Textile 2025.
On sait ainsi que le 4 juin dernier, les membres de l’Amith avaient tenu une réunion avec le ministère du Commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies (MCINT). Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, parmi lesquels figuraient essentiellement le paramétrage des mesures du Plan textile 2025 et leur budgétisation. La nouvelle stratégie pour le secteur a été annoncée par le ministre de tutelle, Abdelkader Amara, le 9 mai 2013, mais sans en détailler les dispositions, le calendrier de sa mise en œuvre ni le financement. Pour le binôme réélu à la tête de l’Amith, le contrat programme de la filière et le détail de sa mise en œuvre figurent justement au centre de leur plan d’action pour ce second mandat.

De premières mesures dans le PLF 2014 ?

«Notre ambition est de finaliser les détails du contrat programme pour le secteur avant le mois de Ramadan», déclare le président de l’Amith.
«Nous sommes en train de nous battre pour inscrire quelques mesures de ce contrat programme dans le projet de loi de Finances 2014», poursuit Sajid.
La Stratégie Textile 2025, censée compléter les dispositions du Pacte national de l’émergence industrielle (PNEI – horizon 2015), repose sur cinq principaux axes. Le document de 1 000 pages, selon l’Amith, ambitionne de ré-industrialiser le secteur, garantir un meilleur accès au financement (CCG, Fonds d’amorçage, réactivation du Fonds Hassan II), booster l’export notamment pour l’habillement, la mode, le textile de maison et arts de vivre, lutter contre l’informel et reconquérir le marché local.

«Aujourd’hui, le secteur n’arrive pas à décoller.

Nous voulons fédérer le secteur autour d’une vision de rupture», ajoute le président de l’Amith.
Les membres de l’Association disent avoir identifié 58 dossiers d’actions à paramétrer, lancer et exécuter sur la durée.
Il s’agit aussi de 66 mesures de soutien impliquant «certains arbitrages lourds», allusion faite aux incitations fiscales pour le secteur. L’Amith ne détaille pas, toutefois, ces dossiers et mesures.
Mais le bureau dirigeant parle de 45 à 55 milliards de DH d’investissements privés à mobiliser et d’un important besoin en ressources humaines et matérielles (la Stratégie Textile 2025 table sur la création de 250 000 à 300 000 emplois à terme).
Les textiliens ont aussi insisté sur l’importance du pilotage de ce plan. Ils veulent que l’État mette en place un Board Textile «doté de moyens propres» managériaux et financiers afin de garantir le «lancement réussi» du programme.

Sajid : «Nous avons mûri»

Selon l’Amith, le secteur textile a fait preuve de sa forte résilience, malgré les baisses continues de la consommation en Europe et d’importantes pertes en capacités industrielles. Les exportations ont baissé de 1% à fin mai, selon les premières estimations de l’association. Sur les quatre premiers mois de l’année, l’export a régressé de 4,3%. Mohamed Tazi, DG de l’Amith, minimise ces baisses et estime que l’essentiel est que l’activité se maintienne. Ce qui est, pour Sajid, un «motif de satisfaction». «Nous voulons toutefois donner une seconde jeunesse à un secteur dont le modèle commence à montrer les premiers signes d’essoufflement», insiste le président de l’Amith. Lors de la présentation de son plan d’action à l’horizon 2015, le patron de Maveltex a annoncé que les efforts d’unification des acteurs du secteur continueront durant ce second mandat. Le message semble avoir été bien reçu par les membres de l’Amith Nord, présents dans la salle, qui avaient boycotté les élections de 2010, en raison de luttes intestines.

Les professionnels de l’amont contre ceux de l’aval, les exportateurs vs les locaux, les grandes entreprises contre les PME/TPE… «Aujourd’hui, nous avons mûri. Nous avons réussi durant ce mandat à unir les professionnels locaux et ceux tournés vers l’export. Nous nous sommes débarrassés de ces clivages», se réjouit-il.

Youssef Boufous, LE MATIN


         
 
                         
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