Télécoms: Le régulateur se prépare à la 4G



Télécoms: Le régulateur se prépare à la 4G
Une étude sera bientôt lancée.
L’Agence veut plus de pouvoir pour imposer des sanctions aux opérateurs.
33,1 millions d’abonnés au mobile à fin févier dernier.
L’Agence nationale de régulation des télécoms (ANRT) n’a pas aujourd’hui les moyens d’imposer des sanctions aux opérateurs. Cet aveu d’impuissance a été fait par son DG, Azzedine Al Mountassir Billah, au sein de la commission des Finances de la Chambre des Représentants consacrée à la problématique de la concurrence dans le domaine des Télécoms. Mais cette lacune sera bientôt comblée puisqu’un projet de loi est en cours de préparation. Il vise à réviser le cadre juridique et réglementaire pour que l’Agence puisse imposer des sanctions aux opérateurs qui auraient outrepassé leurs limites.

Dans cet exercice parlementaire, le DG qui était accompagné par son ministre de tutelle Ahmed Réda Chami, avait la tâche facile. A peine une dizaine de députés ont fait le déplacement. C’est insignifiant par rapport aux séances consacrées à la RAM ou à Al Omrane. Qu’importe, pour le ministre, le secteur des télécoms joue un rôle de plus en plus important dans l’économie du pays. Il représente 4% du PIB et emploie des milliers de personnes. Il influence positivement l’industrie, l’agriculture et l’offshoring.

Le projet d’introduire la nouvelle technologie mobile à haut débit est avancé. Le DG a parlé de concertations avec les opérateurs pour voir comment introduire la 4G. Ce projet fera l’objet d’une étude qui sera bientôt annoncée. La note d’orientation générale pour la relance du secteur d’ici 2013 insiste sur un plan d’action pour développer le haut débit.

Ce plan s’articule sur trois axes. Le premier compte évaluer le volume des besoins pour les 10 prochaines années et les infrastructures nécessaires à mettre en place pour le haut débit. Le deuxième consiste à préparer des modèles de financement pour installer et exploiter les infrastructures de télécommunications à haut débit. Troisièmement, arrêter les dispositions réglementaires pour accompagner ce projet. L’étude qui sera lancée par l’Agence permettra de déterminer les infrastructures à mettre en place, dans les différents lotissements urbains mais aussi dans les zones d’activité.

Le DG a également fourni quelques indications sur le développement du secteur. Ainsi, le parc du mobile a progressé pour atteindre 33,1 millions d’abonnés à fin février dernier. Maroc Telecom détient 51%, 34% pour Méditel et 16% pour Wana. Quant à l’ADSL, à peine 496.000 étaient abonnés en 2010 dont 99,77% à Maroc Telecom. Quant au parc d’abonnés à la 3G, ils sont 1,336 million (dont 40% à Maroc Telecom, 41% chez Wana et 19% chez Méditel) pour la même année.

Ce que la 4G permet
La quatrième génération de la téléphonie mobile permettra des débits plus hauts, pouvant aller jusqu’aux 100 mégabits par seconde. Grâce à la technologie LTE (Long Term Evolution) qui l’accompagne, la 4G doit favoriser le développement des nombreux usages liés au haut débit comme la télévision mobile, la visioconférence, le téléchargement et le transfert des données. La 4G sera trois fois plus rapide que la 3G ou la 3G+.


Mohamed CHAOUI
L'economiste


         
 
                         
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