Tec’ Auto : Une cinquantaine de contrats signés



Tec’ Auto : Une cinquantaine de contrats signés
Les Turcs plus agressifs au salon.
Le méga-marché allemand à prospecter.

«Sur la centaine de contacts pris lors de la 5e édition du salon Tec’Auto, nous avons enregistré une cinquantaine de confirmations», se félicite Larbi Belarbi, président de l’Amica (Association marocaine de l’industrie et service automobile).
Car, de l’avis général des professionnels du secteur, l’édition de l’année dernière, qui a enregistré le même nombre de contacts, n’a pas engendré plus de 10% des confirmations que la 5e édition, tenue à Casablanca du 19 au 22 novembre. Ce qui fait dire à Belarbi que «le Tec’Auto se professionnalise davantage», conférant au marché marocain un rang certain de plateforme automobile. Pour preuve, de plus en plus de pays européens étudient les possibilités d’investissement au Maroc.
Cette plateforme devient plus intéressante en ce sens que le Maroc commence à prendre ses marques en termes de compétitivité par rapport aux pays de l’Europe de l’Est. Ces derniers, concurrents redoutables il y a quelques années, alignent désormais leur offre en termes de coûts sur l’UE.
«Un avantage dont il faut tirer profit, à condition d’avoir les ressources humaines nécessaires et un esprit d’entrepreneurship», indique Belarbi. Ce dernier rappelle que la plus-value du projet Renault à Tanger préconise de ne pas se contenter de cette seule opportunité, «mais d’aller à la conquête d’autres marchés». En effet, si les entreprises marocaines sont très présentes en France, elles devraient l’être encore plus en Espagne. Mais il n’en reste pas moins qu’elles doivent chercher des opportunités sur d’autres marchés. C’est le cas notamment pour le méga-marché allemand. Quant aux Etats-Unis, Mohamed Ouzif, DG de l’Amica, recommande de «commencer d’abord par s’attaquer au parc européen présent aux Etats-Unis». Lequel tissu représente quelque 10% du parc américain (soit environ 20 millions de voitures).
Parmi les faits marquants du salon: l’arrivée en force des Turcs qui se sont montrés très agressifs. Des exposants qui ne se sont pas contentés du salon puisqu’ils ont profité de leur séjour pour faire le tour des entreprises.
Mais les opérateurs turcs ne sont pas les seuls à se faire remarquer. En dehors de la présence des grands acheteurs et de la concurrence entre la zone franche de Tanger et celle de Kénitra, les infatigables chinois étaient aussi au rendez-vous. Ils ont exposé des motocyclettes à des prix défiant toute concurrence (au prix de 2.500 DH la moto !). Mieux encore, les Chinois comptent introduire des motocyclettes qui roulent au diesel. Une trouvaille qui risque de perturber davantage le marché des bécanes qui montre un réel intérêt pour les produits chinois.

leconomiste.com


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