Takaful: L’assurance en mode finance islamique

Le texte finalisé est dans le circuit de validation.
Takaful sera dédiée, dans un premier temps, à des personnes physiques seulement.



Les assureurs se mettront bientôt au parfum de la finance islamique. Si aujourd’hui, il n’existe aucune réglementation qui régit la version islamique de l’assurance, «Takaful», la situation risque de s’inverser prochainement. «Nous sommes en train de mettre en place une réglementation dédiée à Takaful. Le texte finalisé est dans le circuit de validation», affirme Othman Khalil El Alamy, adjoint au directeur des assurances et de la prévoyance sociale auprès du ministère des Finances.

Pour Bachir Baddou, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance, le retard enregistré par le Maroc dans le domaine de l’assurance islamique relève d’un choix. «Nous n’avons jamais ressenti l’urgence d’avoir ce genre de produits ou que la problématique religieuse était un frein à notre développement sur le marché de l’assurance. Aujourd’hui, le secteur change et nous allons adapter notre offre à la demande et aux changements», explique-t-il.

Les principes de fonctionnement de Takaful

L’assurance Takaful est basée sur l’entraide entre personnes physiques ou morales dans l’objectif de couvrir les risques. Elle se base sur 3 principes de fonctionnement. Il s’agit dans un premier temps du risque assurantiel qui est souvent supporté par la collectivité des participants avec la possibilité d’octroi d’une avance sans intérêt en cas de déficit. «Ce qui signifie que c’est la communauté des personnes qui décide de souscrire à ce type de contrat qui supporte le risque par le biais d’une avance surtout pour la première année car l’opérateur risque d’être confronté à une perte», note El Alamy. Le second principe consiste en la conformité des produits d’assurance proposés à la Charia. Pour le cas du Maroc, c’est le Conseil des oulémas qui se chargera de cette fonction. Dans les pays qui ont franchi des étapes avancées dans le développement de ce type d’offre, comme la Malaisie par exemple, c’est une entité qui relève de l’organisme lui-même qui se prononce sur le respect ou pas de l’offre islamique des precepts de la Charia.
Le dernier principe intrinsèque au Takaful fait pour sa part référence à la participation, qui est une prime d’assurance appelée «Tabarruu».

«Le modèle que nous entendons adopter au Maroc est la filialisation. Il s’agit de mettre en œuvre des compagnies d’assurances exclusives au Takaful et qui seront en même temps des filiales de compagnies d’assurances conventionnelles», souligne El Alamy.

Dans ce cas là, les entreprises déjà existantes peuvent demander des agréments pour la création de leurs filiales d’assurance islamique, ce qui représente un gain de temps pour l’obtention des autorisations.
Takaful ne sera, par ailleurs, dédiée dans un premier temps qu’aux personnes physiques. «Nous avons choisi d’y aller petit à petit et nous allons faire les arbitrages quant à l’extension de l’offre au fur à mesure de la réussite ou pas de cette première version de l’assurance islamique», conclut El Alamy.


Btissam ZEJLY, L'economiste



         
 
                         
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