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Soutien Etatique Aux Entreprises : Plus de 95 % des demandes agréées
Le ministère de l'Economie et des Finances est satisfait des mesures mises en place depuis février pour donner un coup de fouet aux entreprises touchées par l'impact de la crise qui sont de l'ordre de 1089 dont 906 dans le secteur du textile, 115 dans le cuir et 65 dans l'automobile. Sur un total de 398 dossiers déposés, près de 95 % ont été agréés. Le social arrive en tête avec 63 % des demandes suivi de loin par le volet financier (15 %) ensuite la formation et la promotion commerciale (11 % chacun).
On note, ainsi, un faible recours des entreprises aux mesures relatives au soutien de l'effort de diversification des marchés de l'export alors que la crise a révélé bon nombre de fragilités à ce niveau-là. Le comité de veille stratégique, qui travaille sur la base d'indicateurs sectoriels, continue son action. D'ailleurs, le projet de Loi de finances pour l'année 2010, en cours de préparation, devra prendre en considération bon nombre de données dont celles déduites par la cellule de veille relative aux déficiences du commerce extérieur. La crise a, en effet, pu révéler des fragilités structurelles. Si on prend le cas du textile, il ressort une offre fortement axée sur la sous-traitance, une faible intégration de la filière en raison de la faiblesse de l'amont malgré des efforts déployés par les pouvoirs publics. Les entreprises du secteur recourent aux importations qui demeurent fortement corrélées aux exportations en raison de la prédominance de la sous-traitance. Une faible productivité du secteur est notée vu que la branche emploie une main-d'œuvre non qualifiée qui représente 93 % de l'emploi global du secteur. En faisant une comparaison avec les concurrents immédiats (Tunisie, Egypte, Chine), le Maroc représente le moins de conditions favorables pour la compétitivité de l'entreprise textile. « Si on veut être compétitif, nous devons diversifier les exportations. », souligne Mohamed Chafiki, directeur des études et des prévisions financières au ministère de l'Economie et des Finances. Ce responsable tient à véhiculer un discours optimiste. Il explique qu'il faut donner à la crise sa juste valeur vu que le Maroc a pu tirer son épingle du jeu grâce à un bon nombre d'acquis. Mais en même temps, il s'avère nécessaire de traiter les déficiences qui se dégagent : «Il s'agit de capitaliser sur le climat de confiance et de sérénité même si la vigilance s'impose pour que l'on puisse continuer les réformes et les accélérer. L'économie marocaine continue à résister en raison de la consommation des ménages, principale composante de la demande intérieure et le dynamisme continue de l'investissement. L'impact du commerce extérieur n'est pas important sur l'économie marocaine si on prend en considération la contribution des secteurs exportateurs : c'est 48 milliards de dirhams sur un PIB supérieur à 600 milliards de dirhams. Le textile, par exemple, emploie beaucoup de personnes. Mais c'est surtout les importations qui créent la valeur ajoutée.» Il estime que ce qui a été fait par la cellule de veille, jusqu'à présent, est une première car on s'est donné la possibilité d'une gouvernance économique réelle. Les différents membres ont l'opportunité d'analyser à chaque fois des indicateurs pertinents et sectoriels. Lors de la dernière réunion du comité de veille, ce sont surtout la CGEM et le GBPM qui se sont le plus exprimés. Ils ont affiché leur optimise sur le climat des affaires au Maroc. Selon les indicateurs, il se dégage une atténuation du rythme de baisse au second trimestre 2009. Ainsi, à titre d'exemple, pour le textile-habillement, alors que le premier trimestre a enregistré une baisse de – 12.7 %, ce chiffre s'est réduit à – 4.1 % à fin juin. La même tendance est enregistrée pour les autres secteurs les plus exposés aux effets de la crise : cuir et chaussures, automobile, électronique, tourisme et transferts des MRE. Sur le registre de la croissance, Mohamed Chafiki signale que les données sont plus claires et il n'y pas lieu de polémiquer ou de se livrer à des surenchères. Pour 2009, les chiffres annoncés par les différents organismes se rapprochent. L'économie nationale évolue durant cette année dans un contexte marqué par « un dynamisme de la demande intérieure suite à l'excellente campagne agricole, la mise en place des dispositions du dialogue social et la progression continue des crédits accordés à l'économie. » lematin.ma |
Evènement
EvènementMarrakech : Le Salon « SOLAIRE EXPO » du 09 au 12 février 2012Casablanca : Electricity & Energy expo du 11 au 15 octobreCasablanca : La 1ére édition de l'E-commerce du 3 au 5 Novembre 2011Casablanca : Salon industriel des équipements, des technologies et de la sous-traitance du 14 au 17 septembre
Documents officiels
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Loi de finances



