Sonasid/Arcelor : 13 millions de dollars d'investissement



Sonasid/Arcelor : 13 millions de dollars d'investissement
Le site sera implanté dans la périphérie de Casablanca
L’investissement s’élève à 13 millions de dollars

Nommé en août dernier, Robert Engel, le nouveau directeur général de Sonasid, dans cet entretien exclusif accordé à L’Economiste, passe en revue les grands changements opérés à la Sonasid depuis l’alliance avec Arcelor Mittal.

· L’Economiste: Quels sont les changements manageriels et stratégiques opérés depuis l’arrivée d’Arcelor Mittal dans le capital de Sonasid?
- Robert Engel: Nous avons gardé la structure existante. Hormis ma propre nomination et celle de Christophe Monnot, à la tête de la direction commerciale, nous n’avons rien changé. Bien sûr, nous ferons jouer des synergies avec le groupe Arcelor Mittal pour favoriser un échange des meilleures pratiques. Un benchmarking entre les usines du groupe les plus performantes nous permettra aussi un transfert de savoir-faire et de meilleures pratiques qui doivent être appliquées partout. C’est un grand atout au niveau d’Arcelor Mittal.

· Mais, il y a eu quand même quelques départs
- Vous savez, il y a eu beaucoup d’attentes concernant l’arrivée d’Arcelor, les unes positives, les autres négatives. Ces dernières se sont traduites par des départs volontaires. Deux ou trois directeurs ont choisi de partir. Nous ne nous y attendions vraiment pas. En revanche, une rationalisation, notamment au niveau administratif, pourrait être envisagée. Il n’est pas exclu que des travaux, réalisés aujourd’hui à Casablanca, pourraient se faire ailleurs. Mais au niveau des sites de production, il n’y aurait pas de changement. C’est impossible. Au contraire, un renforcement des équipes pourrait s’imposer pour suivre nos investissements futurs.

· Et au niveau des produits finis?
- Pour les produits finis, nous ne prévoyons pas beaucoup de changements. Le boom immobilier et les grands chantiers d’infrastructures engagés se traduisent par une forte demande en ronds à béton. Certes, nous avons la chance d’avoir une longueur d’avance sur nos concurrents, mais nous devons renforcer notre compétitivité. La concurrence est très rude sur ce segment. D’autant que de nouvelles implantations de laminoirs et même une nouvelle aciérie sont annoncées.

· Où en sont les synergies annoncées avec Arcelor/Metal en matière d’approvisionnement notamment?
- Effectivement, l’un des grands volets de synergie avec le groupe concerne l’approvisionnement en ferraille. Des actions sont déjà entamées pour effectuer des importations des sites les plus proches d’Arcelor Mittal. Les disponibilités au niveau marocain sont insuffisantes. Elles ne dépassent pas 30 à 40.000 tonnes/mois alors que l’aciérie, avec la montée en régime, en consomme plus de 50.000 tonnes par mois. Une consommation appelée encore à augmenter. Ce qui nous oblige à importer. Or la ferraille importée coûte plus cher. Pour dépasser ce handicap, nous comptons faire jouer les synergies avec le groupe pour avoir accès à plus de ferraille. Le contact est déjà établi avec le site d’Arcelor Mittal le plus proche, en l’occurrence celui d’Annaba en Algérie qui dispose d’un stock important. Nous bénéficions également de synergies au niveau d’achat des grands consommables. Ce qui nous fait bénéficier de conditions d’achats assez profitables.

· En matière d’investissements, nous n’avons encore rien vu
- Outre les projets lancés pour moderniser et améliorer la rentabilité et la qualité des sites de production, nous finalisons en ce moment un grand projet. Il porte sur la construction d’un broyeur de ferraille. C’est un investissement de 13 millions de dollars (ndlr: environ 58 millions de DH) englobant l’infrastructure et les centres de collecte. L’unité sera implantée dans les environs de Casablanca et aura une puissance de 5.000 chevaux. Ce sera le premier broyeur au Maroc d’une telle envergure. Il nous permettra d’utiliser plus de ferrailles locales et d’augmenter nos capacités avec 10.000 tonnes/mois supplémentaires. Dès lundi prochain, le responsable acheteur ferraille se rendra à Bruxelles pour présenter le dossier. Le président du groupe, Lakshmi N. Mittal (ndlr: président du Conseil d’administration et président du groupe Mittal/Arcelor), a déjà donné son avis favorable. Le site sera opérationnel au bout d’un an et demi.

· Comment jugez-vous le comportement de l’action en Bourse? Est-ce qu’il est conforme à vos prévisions?
- Parfaitement. Le cours se comporte très bien. Il est tellement élevé que nous estimions dommage qu’Arcelor n’ait pas acheté davantage (rire). C’est le reflet de la santé financière de la société.

· Quel est l’impact de la hausse du marché des matières premières sur l’activité?
- En général, quand le prix de la matière première monte, nous répercutons sur le prix de vente. En ce moment, nous sommes dans une haute conjoncture, c’est une bonne chose.

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Une journée mondiale «Sécurité et santé»

· Une initiative d’Arcelor Mittal

«Parce que nous ne sommes pas aussi solides que nos produits !». Sonasid n’aurait pas trouvé slogan plus fort pour sensibiliser à la thématique de santé et sécurité au travail. «Dans une activité comme la sidérurgie, les risques sont multiples et un accident peut à tout instant survenir», lance d’emblée le directeur général, Robert Engel. C’est dire l’importance de sensibiliser les employés à l’importance de cet aspect dans la conduite des opérations quotidiennes.
A l’initiative d’Arcelor Mittal, une journée internationale a été ainsi organisée mardi 6 mars pour sensibiliser aux risques d’accidents au travail. Un souci qui est, depuis 2004, au cœur du système de management de la qualité de Sonasid. Célébrée simultanément sur tous les sites du groupe, la journée mondiale «Sécurité et santé» a ainsi touché 61 usines dans 25 pays et 33.000 collaborateurs.
Au niveau de Sonasid, la mobilisation était générale et la participation massive. Siège social, sites de production (Nador, Jorf Lasfar), plateforme commerciale de Casablanca, et filiale (longometal armatures), tous ont contribué. En tout, indique le management de Sonasid, ce sont 900 collaborateurs qui ont pris part à l’événement.
A l’instar de centaines d’autres sites partout dans le monde, Jorf Lasfar a participé donc à cette initiative. Le programme de sensibilisation comportait des actions adaptées à chaque site. Outre les films de sensibilisation et autres discours du management, des simulations avaient lieu pour initier les employés aux techniques d’extinction d’incendie, les gestes élémentaires de secourisme et pratiques d’évacuation en cas d’incidents..
«Avec 20 accidents pour 1000.000 d’heures de travail, Sonasid fait mauvaise figure devant les autres sites d’Arcelor Mittal où la fréquence d’accidents n’est que de 3 en moyenne», cite en exemple Robert Engel lors de la journée internationale «Sécurité et santé» à Jorf Lasfar. Une explication, toutefois, est avancée par le directeur de l’aciérie électrique, Mohamed Moukassi. Selon lui, c’est le démarrage récent de l’aciérie électrique qui est en cause. Mais, ajoute-t-il, les risques sont bien réels, et un simple oubli peut être fatal. «Un accident survenu le 3 février qui a provoqué le décès d’un de nos collaborateurs, nous a rappelé tristement qu’il ne faut à aucun moment baisser notre niveau de vigilance», ajoute-t-il.
La situation est moins critique au niveau du laminoir de Jorf Lasfar, indique son directeur, Amine Alaoui El Aoufoussi. «Le personnel au niveau du laminoir est mieux sensibilisé», souligne-t-il. D’ailleurs, ajoute-t-il, le record enregistré en 2004 avec 140 jours sans accident est battu cette année avec plus 150 jours sans accidents. Mais, nous visons de meilleurs scores. L’objectif est en effet d’atteindre zéro accident et blessure.



Cegelec : De nouveaux métiers et des acquisitions en perspective

* Claude Darmon, le Président de Cegelec en visite à la filiale marocaine du groupe, n'a pas manqué de manifester sa satisfaction de voir le chiffre d'affaires de la filiale tripler en trois ans pour dépasser un milliard de DH.
* Un résultats expliqué par la diversification vers de nouveaux secteurs d'activité, en plus des métiers traditionnels.

A l'occasion d'une visite à ses équipes marocaines, Claude Darmon, Président de Cegelec a animé une conférence de presse où il a souligné les bonnes performances de sa filiale au Maroc et exposé les grands axes de développement de l'entreprise. En trois ans, Cegelec Maroc a triplé son chiffre d'affaires qui dépasse actuellement un milliard de DH.
Partenaire historique des grandes entreprises marocaines telles que l'ONE, l'OCP, l'ONA, l'ONEP et l'ONCF, Cegelec a consolidé sa présence dans ses métiers traditionnels, notamment dans le transport et la transformation de l'énergie électrique au Maroc, mais aussi par des activités nouvelles comme la production d'énergie renouvelable éolienne et hydraulique (réalisation en cours des centrales de Tanafnit et El Borj). «La qualité des prestations, le respect des délais, la priorité aux coûts, sont autant d'éléments, a souligné Claude Darmon, qui ont solidement ancré Cegelec dans le paysage économique et industriel marocain».
Cegelec Maroc, une des plus grandes filiales du Groupe par sa taille avec un effectif de 2.500 personnes dont 140 ingénieurs, s'est diversifié ces dernières années dans un certain nombre de nouveaux secteurs, comme par exemple le transport ferroviaire ou le tertiaire avec une offre globale multitechnique incluant génie climatique et électricité pour répondre à la volonté de développement significatif du tourisme au Maroc.
«Notre filiale marocaine peut pleinement s'appuyer sur les compétences dont dispose le Groupe partout dans le monde pour développer de nouvelles activités dans le Royaume, explique Claude Darmon. Des ingénieurs et techniciens de Paris travaillent en ce moment aux côtés des équipes marocaines à l'ambitieuse rénovation de la Mamounia à Marrakech, par exemple, en apportant un savoir-faire très pointu en génie climatique. Cette politique de «fertilisation croisée», à laquelle Cegelec est très attaché, fonctionne d'ailleurs dans les deux sens, des ingénieurs marocains apportant leurs connaissances sur plusieurs de nos chantiers dans le monde».
Cegelec Maroc, qui réalise un chiffre d'affaires de plus de 1 milliard de DH et enregistre une augmentation des commandes de plus de 20 %, souhaite par ailleurs soutenir cette croissance organique par une croissance externe. «C'est une volonté stratégique du Groupe, souligne Claude Darmon, activement soutenue par notre actionnaire. Nous sommes très attentifs à des opportunités d'acquisition d'entreprises au Maroc afin d'y consolider et renforcer notre présence et notre offre de services». Notons au passage que Cegelec électrifie 3 à quatre villages par jour pour le compte de l'ONE.
Autre axe de développement pour Cegelec au Maroc, «le renforcement de ses implantations régionales en accompagnant la régionalisation de ses principaux clients et en offrant un service de proximité, notamment dans la maintenance globale», a souligné lors de la même conférence de presse Ahmed Rahmani, le Directeur général de la filiale marocaine. Et Claude Darmon d'ajouter qu'il souhaitait également voir les équipes marocaines jouer un rôle croissant dans le développement des activités de la filiale dans les pays voisins.
Par ailleurs, Claude Darmon a nettement affiché la volonté du groupe de procéder à des acquisitions. «Nous sommes à la recherche de sociétés pour accélérer notre développement», conclut-il.

finance news

Lafarge Ciment: Bon démarrage des nouvelles usines

· Bouskoura et Tétouan II boostent les ventes

· Croissance remarquable du béton

Bon cru 2006 pour Lafarge Ciment. Le groupe a surperformé le marché (10,4%) avec des ventes en progression de 12,4% par rapport à 2005 (4 millions de tonnes). Le chiffre d’affaires du cimentier est en hausse de 18,4% à 3,7 milliards de DH. Quant au résultat d’exploitation, il augmente de 11,6% à 1,34 milliard de DH. Le résultat net croît dans les mêmes proportions pour atteindre 955 millions de DH. A noter que le groupe dégage une capacité d’autofinancement de 1,4 milliard de DH en hausse de 19,2%.
Ces performances découlent du boom immobilier dans les régions d’intervention de Lafarge Ciment. «Dans le Nord, la croissance des ventes a dépassé la moyenne du groupe pour atteindre 25%», indique d’emblée Jean Marie Schmidt, administrateur directeur général de Lafarge Ciment. Pour répondre à cette forte demande, Lafarge Ciment ne lésine pas sur les moyens. L’usine de Bouskoura (qui produit 3 millions de tonnes) a réussi son démarrage. Celle de Tetouan II confirme ses performances et dépasse même les prévisions de production. Le groupe a aussi réalisé des économies sur ses coûts énergétiques grâce au démarrage de la station d’énergie éolienne à Tétouan. Mais le poids de ce poste de dépenses s’alourdit à cause de l’augmentation des prix (cours et fret) du coke de pétrole qui sont passés de 57 à 67 $ la tonne sur un an. Aussi, le groupe a vu ses coûts de maintenance augmenter suite à la mise à niveau des installations à Bouskoura et les arrêts de production à Tétouan. Dans l’activité béton, la croissance est encore plus remarquable. Les ventes ont atteint 196 km3 en progression de 37% par rapport à 2005. Ce qui a généré un chiffre d’affaires en hausse de 43,8% à 446 millions de DH. Le résultat d’exploitation de Lafarge Béton a plus que doublé franchissant la barre des 30 millions de DH (31,2 millions). Le résultat net a atteint 18,8 millions de DH (+36,7%). Des performances qui trouvent leurs origines dans l’augmentation de la pénétration du béton prêt à l’emploi dans les chantiers de construction. «Lafarge Béton a décroché une bonne partie des chantiers techniques lancés l’année dernière», soutient Schmidt.
La mise à niveau de l’activité gravette continue de donner ses fruits. Gravel Maroc a augmenté ses ventes de plus de 25% à 486 km3. Son chiffre d’affaires a progressé de 35,7% à 39,9 millions de DH. Quant au résultat net, il a été multiplié par 10 pour atteindre 4,6 millions de DH.
Le bon cru des résultats de ces trois filiales a augmenté l’appétit des actionnaires qui ont poussé le management à leur distribuer le maximum de bénéfice. Outre, le dividende normal en hausse de 20% à 130 DH, les actionnaires auront droit à un dividende exceptionnel de 128 DH. «L’augmentation des dividendes attribués n’altère en aucun cas notre capacité d’investissement. Outre notre capacité d’autofinancement, nous disposons d’un crédit de trésorerie important chez le holding Lafarge Maroc. Si cela ne suffit pas, nous pourrons facilement avoir recours à l’endettement», explique Schmidt. Rappelons que Lafarge Ciment est engagé avec l’Etat dans une convention d’investissement de 2 milliards de DH. Elle vient d’ailleurs de lancer des projets colossaux dans ses usines à Tanger et Tétouan (cf. www.leconomiste.com).

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«Désordre»

Lafarge Ciment est conscient du danger que présente l’implantation de l’usine d’Holcim à Settat. «Holcim va nous piquer une partie de nos clients pour bien s’implanter sur le marché du Grand Casablanca. Les usines de Bouskoura et Settat offriront 4,6 millions de tonnes de ciment pour un marché de 3 millions et quelques seulement», précise Schmidt. Il estime d’ailleurs que la fin du zoning qui régissait l’industrie du ciment a généré un «désordre».




         
 
                         
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