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Selon le FMI, L'économie marocaine devra réaliser un taux de croissance de 4%
Cette performance est due à une gestion économique stable et à un programme de développement prospectif.
L'économie marocaine maintient le cap. Elle devra réaliser cette année un taux de croissance de 4% en 2010 contre 4,9% en 2009, selon un rapport publié par le Fonds monétaire international (FMI) la semaine dernière à Washington sur les économies du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA). Ce qui place le Royaume en tête des pays de l'Afrique du Nord, en termes de la croissance du PIB, puisque l'Algérie et la Tunisie ne devront pas dépasser 3,8%. Ce bon comportement en vue de l'économie nationale, qui surmonte certains déficits, est dû aux mesures entreprises par le Maroc pour faire face aux répercussions de la crise économique mondiale. En effet, la réponse économique que le Royaume a apportée à cette crise a été "pertinente et réussie", lui ayant permis de maintenir la stabilité financière et garder un rythme soutenu de la croissance économique, a affirmé, samedi à Washington, la vice-présidente de la Banque Mondiale (BM) pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Mme Shamshad Akhtar. Ces mesures se sont traduites notamment par la mise en œuvre de stimuli fiscaux et d'accommodations monétaires qui se sont révélées adéquats pour la relance de la croissance économique, a expliqué Mme Akhtar dans un entretien à la MAP, à l'occasion de la présentation d'un rapport sur la relance économique dans la région MENA. D'après la responsable de la BM, grâce à ce programme de gestion économique "stable" et à son programme de développement "prospectif", le Maroc gagne de plus en plus la confiance des investisseurs, notamment sur le marché financier international. Surtout que le pays réalise également des progrès sur le plan social, relève-t-elle, avec le "recul systématique" de la pauvreté et du taux d'analphabétisme, ainsi que l'augmentation du niveau de scolarité. Mme Shamshad Akhtar a aussi noté les progrès réalisés dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), réaffirmant la disposition de la Banque Mondiale à continuer son appui aux réformes sociales engagées par le Maroc. Par ailleurs, lors de la réunion du Comité de développement de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international, le ministre de l'Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, a noté que la résilience des pays en développement résulte, principalement, de la réussite des politiques macroéconomiques adoptées avant l'avènement de la crise économique et qui ont permis une amélioration de la situation économique et financière se traduisant par des déficits budgétaires et des comptes courants soutenables, des réserves de change satisfaisantes, des taux d'endettement faibles et des taux d'inflation modérés. Cette résistance est due également, ajoute-t-il, aux efforts consentis par les donateurs et créanciers notamment dans le cadre des initiatives d'allègement de la dette des pays à faible revenu, qui ont grandement contribué au renforcement de la résilience de cette catégorie de pays. Toutefois, nuance M. Mezouar, l'évolution positive du contexte économique mondial ne doit pas occulter le caractère fragile de la reprise, qui reste sujette à des risques majeurs notamment celui lié à la crise des finances publiques dans les pays développés, dont les déficits ont atteint des proportions importantes et ont accentué les préoccupations relatives aux risques souverains et leurs impacts sur la stabilité des systèmes financiers et sur la confiance des investisseurs. Ce qui nécessite, estime-t-il, des efforts supplémentaires de la part des pays développés pour le rééquilibrage de leurs finances publiques et le renforcement des systèmes financiers et du cadre réglementaire et de supervision. Il a également à ce sujet estimé que le retrait des mesures de soutien et le lancement de programmes d'ajustement budgétaires devraient intervenir de manière progressive et coordonnée pour ne pas hypothéquer les acquis de la reprise. De même, poursuit-il, ces pays devront poursuivre et accentuer leur soutien aux pays en développement et pays fragiles, dans cette période de crise, dont les effets risquent de compromettre les progrès réalisés en matière de développement humain, estimant nécessaire la poursuite des efforts afin d'aider les pays en développement à améliorer leurs indicateurs de développement humain sachant que du fait de la crise, des millions de personnes supplémentaires vivront dans le dénuement. Réforme de la Banque mondiale La mise en œuvre des réformes de la Banque mondiale est prometteuse, selon M. Mezouar. Celle-ci a donné lieu notamment à la réforme de la voix et de la participation qui « constituent un début prometteur vers l'objectif de répartition équitable des pouvoirs de vote et une plus grande représentativité des pays en développement et en transition dans le processus de prise de décision au sein des instances du Groupe de la Banque mondiale». Ce qui renforce ainsi, soutient-il, la légitimité et la représentativité au sein de la Banque. Autre point de satisfaction du Maroc et des pays en développement, l'aboutissement des mesures visant le renforcement de la capacité financière de la Banque à travers notamment des augmentations générale et sélective du capital. Importateurs de pétrole Les pays importateurs de pétrole de la région qui comptent, outre le Maroc, l'Egypte, la Tunisie, le Liban, la Jordanie et Djibouti, devraient enregistrer une croissance moyenne de 4,9% en 2010, selon la BM. Les taux de croissance dans ces pays pourraient dépasser les niveaux d'avant la crise, pour s'établir en moyenne à 5,3 % en 2011 et à 5,7 % en 2012. La majorité de ces pays, poursuit-on de même source, ont globalement continué leurs réformes et pu ainsi poursuivre le processus de transformation de leur économie, de renforcement de leurs capacités technologiques et d'amélioration de leur compétitivité. Le matin |
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Lancement de l’Université Lean 6 Sigma au Maroc, Jeudi 24 mai 2012.
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