Sauver l’économie marocain par l’agriculture



Sauver l’économie marocain par l’agriculture

Le secteur agricole est sans conteste le vainqueur toutes catégories du deuxième trimestre 2013, avec des performances plus que louables qui ont tiré le PIB vers le haut.


L’agriculture a été le grand champion des comptes nationaux du deuxième trimestre 2013. Avec des performances très louables, le secteur primaire a tiré la croissance du Produit intérieur brut (PIB) vers le haut. Ainsi, grâce aux corrections des variations saisonnières, la croissance du PIB a été de 5,1% durant le deuxième trimestre 2013 au lieu de 2,7% le même trimestre de l’année 2012.
C’est ce qu’a confirmé le Haut-Commissariat au Plan (HCP) dans sa note d’information relative à la situation économique au deuxième trimestre 2013.
Aussi, en terme nominal, la hausse a été de 6,9%, ce qui dégage une augmentation du prix implicite du PIB de 1,8% en glissement annuel.
L’économie marocaine est donc en phase de redressement et laisse entrevoir que les ambitieuses perspectives de croissance, déjà communiquées par le HCP et le ministère de l’économie et des finances, sont largement accessibles. «Cette amélioration de l’activité conjuguée à l’accroissement notable des revenus nets en provenance du reste du monde s’est traduite par une augmentation du revenu national brut disponible et un allégement du besoin de financement de l’économie», explique le HCP.
Plus en détails, le Haut-Commissariat explique que la valeur ajoutée agricole en volume, corrigée de variations saisonnières, s’est accrue de 22,8% au lieu de la baisse de 9,5% le même trimestre de l’année précédente, alors que celle des activités non agricoles a été, en revanche, en ralentissement, avec une croissance de 2,5% au lieu de 4,5%. Ainsi, la croissance des activités non agricoles a été affectée par le recul de la valeur ajoutée du secteur secondaire.
Celle-ci a enregistré une baisse de 0,6% au lieu d’une hausse de 1,3% durant la même période de l’année précédente. Cette situation s’explique par la baisse de la valeur ajoutée de l’activité du bâtiment et travaux publics de 4,6% au lieu d’une hausse de 3,5%, la régression de la valeur ajoutée de l’activité de l’électricité et eau de 0,9% au lieu d’une hausse de 9%, la stagnation de la valeur ajoutée de l’industrie d’extraction au lieu d’une baisse de 5% et la croissance légère de l’activité des industries de transformation de 0,8% au lieu de 1,4%.
Par contre, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a affiché une hausse de 4,2%, au lieu de 5,9% le même trimestre de l’année 2012. En effet, toutes les composantes du secteur ont enregistré, malgré un certain ralentissement, des croissances positives.
Ainsi, les postes et télécommunications ont crû de 11,5% au lieu de 22,4%, les services rendus aux ménages et aux entreprises de 3,5% au lieu de 4,8%, les services financiers et assurances de 0,1% au lieu de 6,4%, les services rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale de 6,5% au lieu de 6,9%, les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale de 2,5% au lieu de 4,8%, les hôtels et restaurants de 5,1% au lieu d’une hausse de 3,9% et le commerce de 3,7% au lieu de 2,7%.

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