Salaires des cadres : les tendances 2011



Salaires des cadres : les tendances 2011
Presque tous les secteurs sont en quête de commerciaux. La rémunération varie selon la performance, les secteurs et les fonctions.

Comme chaque début d’année, les salaires et les primes de productivité alimentent les conversations dans les entreprises. Pour ce qui est des salaires, le niveau d’augmentation sera supérieur à celui de 2010. La hausse sera en moyenne de 5 à 8%, selon Houcine Berbou, consultant manager à LMS ORH, contre un maximum de 5%, une année auparavant. Il est important de retenir qu’il s’agit d’une moyenne, et, qu’en matière de salaires, tout dépend des pratiques qui diffèrent, selon les secteurs et parfois au sein d’un même secteur suivant la taille des entreprises et leur nature (grandes ou moyennes entreprises, filiales de multinationales ou entreprises familiales). Il y a aussi le fait que certaines fonctions sont mieux cotées que d’autres compte tenu de leur importance pour l’entreprise, ainsi que de l’état du marché de l’emploi.
En s’appuyant sur l’enquête de rémunération de LMS ORH, dont les résultats seront publiés dans les semaines à venir, nous avons cherché à connaître le montant des salaires pratiqués en 2010, ce qui permet de bien argumenter au moment d’un entretien d’évaluation (c’est la période) ou de bien calibrer ses prétentions quand on est à la recherche d’un autre point de chute.
Pour bien gagner sa vie, il vaut mieux d’abord trouver un poste dans le commercial. C’est que quel que soit le niveau d’expérience, toutes fonctions confondues, les salaires offerts aux cadres commerciaux restent les plus élevés. Presque tous les secteurs sont en quête de commerciaux et leur soif n’est pas près d’être étanchée. Près de 35% des recrutements concernent cette population, tous postes confondus. Dans cette fonction, il faut compter entre 77 000 et 165 000 DH annuels bruts pour un cadre commercial, d’après l’enquête de LMS ORH (voir tableaux). Pour ceux qui ont plus de 6 ans d’expérience, le salaire peut largement dépasser cette fourchette. Un responsable junior est également bien loti puisque son salaire peut aller de 157 950 à 278 000 DH annuels bruts.
En parallèle, les responsables grands comptes et chargés d’affaires sortent du lot. Par exemple, le salaire d’un responsable grands comptes peut varier entre 200 000 et 500 000 DH annuels bruts, selon son expérience, son secteur d’activité, la taille de l’entreprise ... «La rémunération est dans ces cas très volatile et varie en fonction de la performance du commercial», précise M. Berbou. Les salaires les plus élevés se trouvent dans les secteurs à forte compétition, notamment les banques, la chimie et la parachimie.
Egalement chouchoutées, les fonctions de la finance et de la gestion. Les métiers de la gestion et de la comptabilité sont toujours demandés, mais requièrent de plus en plus d’aptitudes managériales.

L’agroalimentaire et la grande distribution ont valorisé la logistique

Analyste financier, chargé de clientèle, actuaire, gestionnaire de fonds et autres conseillers, la spécialisation devient plus poussée et la rémunération est à la hauteur de l’importance accordé à ces profils. A titre indicatif, un auditeur peut percevoir plus de 600 000 DH bruts annuels. Un responsable administratif et financier, quant à lui, peut toucher un salaire maximum de 700 000 DH annuels bruts. A côté des profils classiques (vente et finances), de nouveaux besoins sont de plus en plus exprimés dans certaines fonctions. C’est le cas des achats et de la logistique. Cette dernière fait désormais partie des fonctions en vogue. Les salaires vont de 600 000 à 900 000 DH pour un directeur logistique et de 220 000 à 500 000 DH pour un cadre. Ce qui n’est pas négligeable vu le développement de la fonction logistique et achat durant ces dernières années. Les secteurs de l’agroalimentaire et de la grande distribution ont été les premiers à prendre en compte de l’importance de ces profils. La production n’est pas en reste puisque certains postes, notamment celui de responsable production, prennent de l’importance. Les salaires vont de 280 000 à 500 000 DH bruts annuels. Pour atteindre les sommets, plusieurs années d’expérience sont nécessaires. Les entreprises évitent de faire monter les enchères pour les débutants pour des raisons de réduction des coûts et parce que l’expérience de ces dernières années dans un secteur comme l’informatique a montré les limites d’une guerre des talents compte tenu de l’instabilité de la conjoncture.

Brahim Habriche
la vie eco


         
 
                         
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