Royal Air Maroc investit 87,5 MDH pour développer les routes aériennes vers le Sud

La nouvelle politique commerciale au plan domestique de Royal Air Maroc : des billets à 600 DH pour aller de Casablanca à Guelmim ou Tan Tan, à 800 DH pour Laâyoune et à 1 000 DH pour Dakhla.



Royal Air Maroc investit 87,5 MDH pour développer les routes aériennes vers le Sud
La fréquence et le prix des billets pour se rendre par avion à Guelmim, Tan Tan, Laayoun et Dakhla ont été revisités à la lumière d’une convention signée entre la RAM et ses partenaires. Il s’agit d’une convention signée, le 15 mai dernier, entre le ministère de l'Équipement et du transport, le ministère de l'Intérieur, le ministère de l'Économie et des finances, la Royal Air Maroc, l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud et les conseils régionaux des régions Guelmim-Es Semara, Laayoune-Boujdour-Saqiya Al Hamra et Oued Eddahab-Lagouira.
Ainsi, depuis le 1er juin, les passagers désirant se rendre à Guelmim, Tan Tan, Laayoun et Dakhla bénéficient de nouvelles fréquences et d’un prix jugé intéressant. Ces routes aériennes ont bénéficié d'un soutien matériel de 87,5 millions de DH. De la sorte, le prix du billet a été fixé à 600 DH pour l'aller simple Casablanca-Guelmim-Tan Tan, 800 DH pour Casablanca-Laayoune et 1 000 DH pour Casablanca-Dakhla.

La réouverture de cette liaison vient répondre aux attentes des hommes d'affaires, des politiciens et de l'ensemble des citoyens pour assurer une plus grande mobilité vers les provinces du Sud, a déclaré dimanche le ministre de l'Équipement et du transport, Aziz Rabbah, qui présidait une délégation qui a pris part au vol inaugural ver Tan Tan. «Cette initiative concerne les provinces du Sud en général. C’est en même temps le lancement d’un nouveau programme dotant les lignes Casablanca-Dakhla et Casablanca-Laayoun d’un appareil Boeing avec des vols quotidiens à des prix abordables.
Ce qui constitue un coup de pouce pour le tourisme dans la région ainsi que pour l’investissement et le développement en général…», souligne Ahmed Hajji, le directeur de l’Agence du Sud. Ainsi, Guelmim et Tan Tan sont desservis à raison de 5 fréquences par semaine grâce à des appareils Boeing 72-600. Des avions nouvelle génération et qui sont relativement neufs, acquis il y a deux ans avec une capacité de 70 sièges. Pour ce qui est des destinations de Dakhla et de Laayoun, elles sont desservies avec une fréquence quotidienne également avec des avions neufs, nouvelle génération, des Boeing 737-800 avec une capacité plus grande de l’ordre de 170 sièges.

Dispositions particulières
Selon Abderrafie Zouiten, directeur général exécutif de Royal Air Maroc, ceci entre dans le cadre du contrat programme signé entre l’État et la RAM. «Ce contrat prévoyait des dispositions particulières pour les réseaux des lignes intérieures. Il prévoyait une nette impulsion pour développer les fréquences, démocratiser le transport aérien et désenclaver les régions. Ceci est aujourd’hui réalisé grâce à un esprit de solidarité à travers un compromis entre les différentes parties, notamment le département de l’Intérieur à travers la direction générale des collectivités locales (DGCL), le ministère des Finances, le ministère de l’Équipement et du transport et l’Agence de développement des provinces du Sud. Il s’agit d’une convention qui a une durée de vie de trois ans».

Le directeur général exécutif de la RAM affirme donc qu’il s’agit là d’une première étape. «La deuxième étape va servir à faire connaître les provinces du Sud, action à mener avec les agences de voyages. Il va y avoir notamment la confection de packages pour nos compatriotes afin de développer le tourisme intérieur, mais également des packages à l’international avec des agences de voyages et des tours opérateurs à l’étranger», explique-t-il. Par ailleurs, la révision des prix et des fréquences est faite dans le cadre d’une convention qui a une durée limitée.
Ce qui pose la question de savoir si cet état de fait sera maintenu au-delà de la durée e vie de ladite convention. «Nous allons voir avec les différents partenaires de la convention et étudier comment ça va se passer. Aux termes des 21 premiers mois, nous allons procéder à une évaluation relativement précise et nous allons prendre la décision qui s’impose à ce moment-là.
Mais, je crois que nous avons aujourd’hui tous les départements ministériels qui sont conscients que l’on est obligé d’appuyer fortement ce système de dessertes aériennes pour que les prix restent accessibles et pour que les fréquences soient raisonnables pour les habitants de ces régions…», explique Ahmed Hajji, le directeur de l’Agence du Sud.
De son côté, Abderafie Zouitane affirme que «les prix ont été fixés dans le cadre d’une convention dont l’objet sera valable jusqu’en 2016. Bien entendu si les choses se développent davantage on va ajouter des fréquences. Le contrat programme avec le gouvernement reste un cadre qui a permis de clarifier les attentes de part et d’autre entre la RAM et l’État».

Brahim Mokhliss, LE MATIN


         
 
                         
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