Royal Air Maroc : Fini le paradis fiscal



Royal Air Maroc : Fini le paradis fiscal
L’année 2011 sera décisive pour Driss Benhima. Le PDG de Royal Air Maroc va devoir relever un triple défi: le challenge pour le leadership continental, le redressement de la situation des comptes de la compagnie et la présentation d’un premier bilan de la réorganisation, lancée depuis sa nomination en 2005. Le report des investissements, la maîtrise des dépenses, l’amélioration de l’excellence opérationnelle, l’adaptation et le renforcement du réseau ainsi qu’un gel «volontaire et solidaire» des salaires des cadres supérieurs…pour faire face à un nouveau contexte «fiscalité et concurrence».

Le défi imminent d’après-crise, de «faire de Royal Air Maroc la compagnie qu’elle a pu être au début des années 2000», c’est-à-dire une entreprise capable de faire face à son développement, est dans les cordes du management.
Invité au Club de L’Economiste, mardi 4 janvier, Driss Benhima est apparu beaucoup plus détendu et à l’aise que lors de son dernier passager (mars 2010). Il y a de quoi. «Le trafic global est en hausse de 6% par rapport à 2009 et un record historique de 700.000 passagers transportés en juillet dernier a été enregistré», insiste-t-il. Les résultats financiers ont été impactés par un redressement fiscal de 1,4 milliard de DH, (premier contrôle depuis la création de la compagnie en 1958). L’activité du groupe garde le cap. Le chiffre d’affaires, autant que le trafic, a augmenté de 6% en 2010.
On est encore loin des années fastes 2000-2008 que Benhima appelle «années glorieuses». Mais depuis la dernière séquence de l’année IATA, répartie en 2 fois 6 mois de novembre à avril et de mai à octobre, le ciel semble s’éclaircir pour Royal Air Maroc. Depuis mai 2010 le trafic de la compagnie connaît une évolution beaucoup plus forte. Il a enregistré une croissance de 11% à fin octobre. Une embellie qui s’est poursuivie en novembre et décembre derniers, autour de 10%. Au-delà, ce qui rassure Benhima, et que cette progression du trafic se fait principalement sur les segments de marché les moins menacés par les low cost. La «réponse stratégique de RAM» à l’open sky et à l’arrivée massive d’opérateurs à bas coût sur ses marchés traditionnels notamment Maroc- Europe représentant 57% de son business a donné ses fruits. Depuis le début de la libéralisation du ciel dont le point d’orgue a été l’accord de l’open sky en 2006, RAM a essayé de diversifier ses marchés pour résister à Ryannair et autres Easyjet. Cap sur l’Afrique où au départ de Casablanca, la compagnie règne sans partage. Ainsi, le point fort de cette stratégie aura été le développement vers l’Afrique. Justement sur l’année dernière, c’est 21% de croissance sur ce marché. Ce retour de croissance est observé également sur le marché long courrier, Amérique du Nord et Moyen Orient où la séquence de mai à octobre 2010 ressort respectivement à +27% et +22%. Idem sur le Maghreb qui a progressé sur cette période de 23%. Malgré l’embellie du trafic, les comptes de la compagnie devraient encore rester sous pression.

l'économiste


         
 
                         
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