Revisiter les modes de gestion RH



Confrontées à la crise économique, les entreprises, qui veulent avancer et rester compétitives, se retrouvent contraintes de revisiter leur mode d'organisation. De nombreux consultants s'accordent à dire que la mise à niveau de notre tissu productif est d'abord affaire d'état d'esprit.
Pour Abdellah Chenguiti, directeur des ressources humaines de Nexans Maroc et vice-président de l'AGEF : « Il est aujourd'hui indéniable que, pour gagner la bataille de la compétitivité, l'entreprise marocaine a, d'abord, besoin d'une reconfiguration complète de son style de management.

Car comme l'a si éloquemment dit feu Fikry El Kaouachi, la vraie mise à niveau passe par les têtes de nos managers et le reste n'est que réformes d'accompagnement ». Et d'ajouter : « C'est dire que nos dirigeants doivent abandonner leur style de management affectif et paternaliste, de trancher avec la culture de l'obéissance aveugle et de l'autorité rigide, en faveur d'une nouvelle façon de diriger, fondée sur la performance, l'équité et la confiance».
Des conseils à prendre au sérieux, car pour réussir il faut changer le mode de gouvernance afin de mieux préparer l'avenir. Maintenir ou restaurer le climat social, travailler en équipe, déléguer, revoir la politique de rémunération... sont autant de préoccupations auxquelles les directeurs des Ressources Humaines doivent faire face pour doter l'entreprise d'une bonne politique RH. En d'autres termes, il faut sortir des sentiers battus et changer même la relation patron-collaborateur, telle qu'elle est pratiquée dans la plupart de nos PME.

«Le dirigeant est omniscient. Il sait tout, dicte la loi, répond à toutes les questions et n'écoute personne. Soucieux de protéger son statut de patron devant ses collaborateurs, il contrôle tout, ne laisse rien au hasard et ne sort de sa tour d'ivoire que pour donner des ordres», nous explique Abdellah Chenguiti. En fait la relation de ce genre de patron avec ses employés est de type paternaliste.

Résultat : Le manager est plus préoccupé par la loyauté de ses employés que par leur compétence. «Un bon collaborateur est un « ould'nnass » , qui respecte la discipline et se conforme aux bons comportements. Cantonné dans des rôles infantilisants, il s'attend à se faire indiquer quoi faire, à être surveillé étroitement et exclu de toute participation à la prise de décision», précise le consultant.
Une chose est sûre, les collaborateurs téléguidés et les patrons tyrans n'ont plus leur place dans un contexte économique changeant ou les compétences des collaborateurs deviennent la clé du succès.

La rude concurrence à laquelle sont confrontées les entreprises aujourd'hui et la guerre des compétences qui est déclenchée sont autant de contraintes à prendre en compte. Le manager d'aujourd'hui doit faire le deuil de ce système archaïque de management et chercher à développer et à conserver les talents capables de leadership. Faire de la politique de rémunération un levier décisif pour fidéliser les collaborateurs et s'appuyer sur une bonne politique RH de proximité pour fédérer les équipes sont des pistes à explorer pour se démarquer.

lematin.ma


         
 
                         
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