Revision de la structure tarifaire de l'électricité



Revision de la structure tarifaire de l'électricité
La hausse du tarif de l’électricité n’est pas encore tranchée. Il faudra d’abord que le travail sur la structure tarifaire soit bouclé. Il s’agit d’une étude menée par une commission interministérielle et dont les résultats pourraient être prêts d’ici la fin de l’année. Du moins selon les déclarations de Najib Boulif, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance au Parlement, lundi 10 décembre, lors de la séance des questions orales.
Cette refonte de la structure tarifaire est devenue urgente pour plusieurs raisons. Boulif cite l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs privés dans la production et la distribution de l’électricité. Le marché connaîtra des changements avec la montée en charge progressive de l’énergie de source renouvelable. Mais ce n’est pas l’unique raison. L’augmentation de la demande et le renchérissement du prix des produits pétroliers militent aussi pour des modifications. 

L’idée est de mettre en place une tarification adéquate et qui inciterait les ménages tout autant que les industriels à une utilisation plus rationnelle. Car aujourd’hui, le kWh serait sous facturé occasionnant ainsi des pertes à l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE). 

La refonte de la grille tarifaire devrait également inciter à une utilisation rationnelle des produits subventionnés par l’Etat. C’est le cas en particulier du fuel ONE qui accapare chaque année près de 5 milliards de dirhams. Boulif a critiqué «le recours excessif aux produits subventionnés pour la production de l’électricité». En principe,  l’on devrait réduire progressivement la subvention octroyée au fuel ONE surtout avec l’arrivée dès 2014 de certaines centrales thermiques à charbon ainsi que  l’utilisation du gaz naturel. 

Dans le schéma de refonte, le gouvernement compte opérer un réajustement des tranches de l’électricité: haute tension, moyenne tension et basse tension. Car elle ne correspondrait plus aux évolutions socioéconomiques que connaît le pays.

Pour l’instant, un des scénarios examinés est le rapprochement entre la moyenne et la haute tension. Une opération qui se traduira par une hausse des tarifs même si les responsables préfèrent parler de «correction des distorsions».

Ceci étant, hausse ou pas des tarifs de l’électricité le gouvernement insiste sur la nécessité de sauvegarder le pouvoir d’achat des catégories défavorisées et de mieux les cibler. La suppression du minimum garanti de consommation annuelle d’électricité intervenue en 2011 s’est ainsi traduite par une baisse allant de 7 à 17% des factures de l’électricité pour 1,33 million d’abonnés.

L'economiste


         
 
                         
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