Réussir son team-building

Bien définir les objectifs pour ne pas gaspiller le temps.
Le suivi, primordial.



Des collaborateurs démotivés, une ambiance de travail délétère, mauvaise communication des managers stressés… Il y a péril en la demeure ! Il faut reconstruire les équipes, redonner du sens aux relations professionnelles et aux valeurs de l’entreprise. La solution? Le team-building,  dont l’objectif est comme son nom l’indique la « construction d’équipe ».  Né dans les années 80 aux Etats-Unis, le team-building arrive en tête des méthodes nécessaires au pilotage d’un projet réussi.

Encore faut-il bien penser son «team-building». Il ne suffit pas d’organiser des sessions ludiques mais il faut savoir tirer profit du plaisir d’être ensemble pour créer la cohésion au sein du groupe et  améliorer les performances de l’entreprise. «Avant d’organiser un team-building, il est primordial d’identifier les besoins et les objectifs», indique Younès Nejjar, directeur général du cabinet de conseil RH, Pro-Act. Des besoins et des objectifs en rapport avec les enjeux de l’entreprise: amélioration des échanges, intégration de nouveaux collaborateurs ou préparation des ressources humaines à un défi opérationnel. Il sera, alors, plus facile de mettre en place le team-building adéquat et surtout le plus cohérent. «On ne fait pas un team-building comme cela, juste pour s’amuser», ajoute Younès Nejjar.  Pour réussir son team-building, il faudra donc faire appel à l’intervenant adéquat qui va aider à assimiler les problématiques, cibler les actions pour atteindre le résultat escompté.  Il faut donner du sens à l’action. C'est-à-dire expliquer aux participants en quoi le team-building va améliorer la performance de l’entreprise, la communication entre collaborateurs, l’esprit d’équipe et l’ambiance au travail. «Les séjours de team-building favorisent les relations entre collaborateurs et développent le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Cela motive aussi les employés», raconte un directeur dans une grande compagnie d’assurances de la place.  «On apprend à jouer collectif», renchérit la responsable RH d'une banque de la place. Une devise qui intéresse grandes entreprises et PME privées et publiques. Tout comme les équipes sportives : Aimé Jacquet, entraîneur de l'équipe de France de football, avait su "construire" cette équipe – alors complètement démotivée - qui a remporté la Coupe du monde 98. Même la police marocaine a intégré dans sa façon de manager le team-building: en août 2011,  Charki Draiss, directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) a réuni ses troupes à Fès pour améliorer les performances en matière de lutte contre la criminalité et d’application du code de la route.  

Sous forme de journée d’incentive,  d’atelier ludique ou de jeu de management, de week-end d’évasion, le team-building permet de booster la force de frappe de ces équipes, quel que soit leur domaine de compétence.  Aussi, les offres de team-building ont évolué pour répondre aux nouveaux enjeux de l’entreprise.  «Il faut privilégier la créativité avec des activités originales comme des chasses au trésor, des ateliers de jeu de  management, qui sortent des sentiers battus», affirme le directeur général de Pro Act. Pour qu’un team-building soit efficace, l’idéal est de combiner l’activité avec un suivi. En clair, il faut faire le point au bout de quelques temps pour évaluer si les objectifs ont été atteints.  «Malheureusement, les suivis sont souvent négligés», déplore Younès Nejjar.

Enfin, il faut bien choisir le fournisseur d’activité de construction d’équipe et bien définir ce que l’on veut. Il faut faire la différence entre team-building événementiel qui vise à motiver et resserrer les liens entre les collaborateurs et le team-building stratégique qui est utilisé à des fins d’apprentissage. Beaucoup d’agences ont investi ce créneau mais les programmes proposés ne sont pas toujours à la hauteur des objectifs souhaités.  Sachez-le, un prestataire de team-building doit être avant tout votre allié.

Attentisme

Morose, la rentrée. Avec la crise annoncée, les entreprises sont dans l’attentisme. Le moral des troupes est au plus bas, c’est donc le moment pour programmer un team-building. «Ce n’est pas l’euphorie. Les entreprises ne veulent pas s’engager trop vite », déclare Younès Nejjar, du cabinet Pro-Act. Pourtant, c’est le moment plus que jamais pour fédérer les troupes. Aujourd’hui, on le sait, la rémunération n’est plus la seule motivation, mais les relations dans le travail. Il n’est pas nécessaire de grever les budgets pour réussir son team-building. Au Maroc, les prestataires sont nombreux et il y en a pour tous les budgets. Et en ces temps de crise, il est plus facile de faire jouer la concurrence.

L'economiste



         
 
                         
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