Rémunération : Les salaires devront augmenter de 5% en 2010



DRH, managers, décideurs, vous êtes indécis et vous avez besoin d'une étude pour connaître le niveau réel des salaires, les attentes des cadres, les tendances en matière de politique d'avantages et de régimes sociaux ... si c'est le cas, vous êtes servis.
Le cabinet Diorh vient de publier sa 13e enquête sur les salaires couvrant l'année 2009. Cette évaluation vient à point nommé vu que bon nombre de vos collaborateurs voudront négocier leur rémunération en fin d'année.

L'exercice s'avère particulièrement difficile en 2010, d'autant plus que le cadre lui-même se retrouve confronté à un niveau de vie plus élevé surtout avec les dispositions prévues dans le projet de Loi de finances en cours d'examen malgré la baisse prévue de l'IR. Les patrons doivent donc penser deux fois avant de dire non, il y va de la compétitivité de leur entreprise sur la question salaire qui reste un facteur déterminant dans la décision des cadres de changer d'employeur, surtout chez la génération Y.

Ceci dit, pour remettre les pendules à l'heure, le cabinet Diorh en collaboration avec Mercer, a passé au peigne fin plus de 120 fonctions dans 85 entreprises ayant un chiffre d'affaires moyen de 500 millions de DH dont 93% sont des filiales de multinationales. Il a présenté à Casablanca le 14 octobre les grandes tendances du marché en matière de rémunération des cadres aux DRH et aux décideurs ainsi qu'à la presse.

Selon cette enquête, les salaires des cadres et agents de maîtrise, tous secteurs confondus, ont augmenté de 4,5% en 2009 contre 6% une année auparavant et de 4% pour les cadres supérieurs. Le comité de direction a également vu sa rémunération revalorisée de 3,8% et la tranche directeur de division ou organisation a perçu un salaire en hausse 4,1% en 2009. Pour 2010, les experts prévoient une hausse de 5% pour tous les secteurs et pour tous les postes, en passant des ouvriers au top management. Une bonne nouvelle qui pourra rassurer les salariés, qui craignaient que l'impact de la crise ne pèse lourd lors de la négociation.

Quant aux facteurs déterminant l'augmentation de salaires, la performance individuelle passe en premier pour 95% de l'échantillon, suivie de la performance de l'entreprise (73%), de la position du salaire dans les grilles (58%). L'inflation n'est évoquée qu'en quatrième lieu (45%) ainsi que le niveau de la fonction (27%) tandis que l'ancienneté est mal lotie avec 4% des réponses. C'est dire le changement majeur qui s'opère dans les entreprises nationales, sachant qu'en 1999, la position de salaire arrivait en tête des facteurs déterminants la rémunération suivie de l'inflation alors que la performance individuelle ne se classait qu'en 3e position.

Autre fait marquant la domination de la rémunération variable. En effet, 99% de l'échantillon déclarent l'adopter pour les postes d'encadrement/direction, pour les cadres supérieurs et pour les cadres tandis que 90% des entreprises l'appliquent pour les forces de ventes et les non cadres.

L'enquête relève aussi que les niveaux de salaires pour les cadres et cadres supérieurs reste à un niveau intéressant. A titre d'exemple, le chef de produit confirmé perçoit un salaire annuel brut fixe (hors prime bonus) de 305.267 DH. Un contrôleur de gestion senior cumule une rémunération annuelle brute de 324.597 DH tandis que le chef de projet IT est payé, à son tour, 367.763 DH par an. Pour ce qui est du calendrier de la révision des salaires, 32% des entreprises questionnées le font en janvier tandis que 31% de l'échantillon l'opère en mai, 17% révisent les salaires en mars. Les intentions d'embauches ont également été évoquées. La bonne nouvelle c'est qu'en dehors de 5% des entreprises opérant dans le secteur des produits de consommation, aucun opérateur des autres secteurs inclus dans l'échantillon ne veut réduire ses effectifs.

Ainsi 75% des sociétés high-tech approchées envisagent de se doter de nouveaux éléments, 60% des entreprises opérant dans le segment Finance/banque veulent embaucher de nouveaux cadres.Et ce n'est pas fini, la moitié de l'échantillon retenu pour le segment vente au détail et grande distribution affirme avoir des intentions d'embauche. Les services ne sont pas en reste, 43% des entreprises interviewées ont affiché clairement leur souhait d'embaucher de nouveaux cadres. Le segment durable (6% de l'échantillon) prévoit de recruter à tour de bras (100%). Une chose est sûre, les entreprises, confrontées à une double exigence de compétitivité et de mise à niveau, veulent se doter de compétences capables de relever le défi.

L'enquête révèle aussi que le turnover a atteint 3% contre 4% en 2008. Pour leur part, les budgets de formation ont connu une baisse passant de 3% à 2% en 2009, un indicateur qui dit long sur les mesures prises par les entreprises pour réduire les charges et baisser les coûts. C'est évident que la formation y passe en premier, au grand dam des collaborateurs.

lematin.ma


         
 
                         
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