Recrutement : comment éviter les erreurs de casting



Un recrutement est considéré comme raté si le collaborateur quitte l’entreprise dans les trois ans qui suivent son embauche.
Une évaluation précise des besoins et du profil est nécessaire.
Le recours à un cabinet de recrutement permet de limiter le risque.


«Tout allait bien au départ. Je croyais avoir trouvé la perle rare. Il était impliqué, dynamique, motivé, …Depuis, il accumule les contre-performances. Son travail est de moins en moins rigoureux et ses erreurs de plus en plus fréquentes». Combien de fois n’a-t-on pas entendu un manager s’exprimer ainsi à propos d’un collaborateur. Idem pour ce DRH qui vit mal «un turn-over effrayant». A son avis, «si un cadre quitte l’entreprise avant trois ans, c’est qu’on s’est trompé sur son compte». Plus fréquentes que l’on ne pense, les erreurs de casting font toujours mal. Problèmes d’adaptation, erreurs d’appréciation, incompatibilité avec le poste, incompétence… Les causes d’un recrutement raté ne manquent pas et diffèrent selon le cas. En effet, on peut renforcer son équipe dans le cadre d’une réorganisation, pourvoir un poste vacant, renforcer une équipe déjà constituée ou tout simplement effectuer une vaste opération d’embauche lorsque l’on vient de créer son entreprise. Autant dire qu’à chaque fois, il y a des détails qu’il convient de prendre en considération même si, dans le fond, le processus de recrutement ne change pas.
Erreurs de recrutement ? Plutôt un manque de préparation. Les professionnels sont catégoriques là-dessus : les «erreurs» sont le plus souvent dues à la négligence ou à la précipitation. Cela arrive souvent à de nouvelles entreprises qui veulent être immédiatement opérationnelles. Mais alors, comment s’y prendre ?

Un descriptif de poste et de profil est nécessaire

Il convient de recenser les besoins avant de recruter. Il faut aussi savoir aller progressivement, selon un calendrier qui prend en compte l’évolution de l’entreprise à court, moyen et long termes.
Pour les entreprises déjà établies, le pire peut être évité si les managers font attention à leur organisation. «Souvent, la mobilité interne s’avère plus avantageuse, plus valorisante pour les collaborateurs et, surtout, moins coûteuse qu’un recrutement en externe», explique Ikram Bghiel.
Mais ce n’est pas tout. Pour nombre d’entreprises, anciennes ou nouvelles, et principalement les PME, les erreurs de casting surviennent lorsque le recrutement est géré par une seule personne. Il est nécessaire de travailler en groupe et d’impliquer les responsables des services auxquels seront affectés les nouvelles recrues. Et pour cause, cette démarche est essentielle si l’on veut que les qualités recherchées chez un candidat soient bien cernées. Le top management n’appréhende pas les problèmes de la même manière que le responsable direct d’un département. Ces derniers peuvent détecter les faiblesses du futur candidat.
Quid de l’aide extérieure ? Les résultats peuvent être meilleurs si on se paie les services d’un cabinet. Cette option est particulièrement recommandée aux entreprises en création, appelées à réunir pour la première fois des personnalités différentes.

Ne pas hésiter à rompre durant la période d’essai

Pour les anciennes, un tel choix est fait pour des situations particulières. Par exemple à Drapor, «la consultation externe se fait en cas de besoin urgent ou lorsqu’on cible des profils pointus», confie Abderrahmane Azoui, chef du service gestion du personnel et de la formation. Une approche similaire est adoptée par les Brasseries du Maroc. Le coût de la prestation est compris entre 10 et 15 % du salaire annuel brut de la recrue. Mais pour nombre de DRH, il vaut mieux investir dès le départ pour trouver le profil idoine plutôt que de supporter les conséquences pécuniaires et morales d’un raté.
Que faire si la greffe ne prend pas après l’embauche ? Certes, il n’est pas facile de reconnaître ses erreurs de choix. Mais en cas de désagrément, il faut savoir réagir promptement et la période d’essai permet de rectifier le tir. Mais si aucune solution n’aboutit, une rapide séparation permet de limiter les frais.

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