Projet de loi de Finances 2012 : Fin du suspense, ce jeudi



Projet de loi de Finances 2012 : Fin du suspense, ce jeudi
Les promoteurs immobiliers misent sur les propositions pour le logement social et la classe moyenne.
Les promoteurs immobiliers et les intervenants dans le secteur de l’habitat ont les yeux rivés sur le conseil de gouvernement qui devra se tenir aujourd’hui, jeudi 15 mars, dans l’après-midi. L’enjeu est grand. Une séance plénière est programmée pour débattre du projet de la loi de Finances 2012, en vue de son adoption. Pour l’habitat, rien n’est encore sûr. Même le ministre de tutelle Nabil Benabdellah n’a pas pu se prononcer avant. Logement dédié à la classe moyenne, locatif social, habitat à 140.000 DH, relèvement de la taxe sur le ciment, etc. Les propositions concoctées par le ministère en partenariat avec les promoteurs immobiliers, d’une part, les cimentiers d’autre part, sont destinées à relancer davantage le marché de l’immobilier qui profite, certes, de l’euphorie exprimée pour le logement social, mais qui a besoin d’un coup de pouce pour jouer pleinement son rôle de locomotive de l’économie nationale.

Ce qui est sûr, c’est que le relèvement de la taxe de ciment de 5 centimes par kilogramme pour renflouer le Fonds de solidarité habitat (FSH) mis à la disposition du ministère de l’Habitat pour l’éradication de l’habitat insalubre et la production des logements sociaux. L’enveloppe supplémentaire se situerait à 700 à 800 millions de DH. Il y a même une possibilité de dupliquer cette expérience avec d’autres producteurs de matériaux de construction.

Habitat à 140.000 DH

Concernant le logement à faible valeur immobilière totale (à 140.000 DH), les promoteurs attendent une révision du cahier de charges dédié à ce programme afin d’y participer d’une manière soutenue. Une des nouveautés prévues dans le projet de loi de Finances 2012 est la suppression de limitation du nombre d’étages, réduite jusqu’à présent à «R+3». Le but est de permettre aux promoteurs de diminuer le coût de construction et de gagner en marge. De leur côté, les cimentiers et les producteurs des matériaux de construction, qui se frottent déjà les mains, ont tenu une réunion avec Nabil Benadellah pour le sensibiliser sur la relance du logement à 140.000 DH, entre autres. Pour ce qui est du logement dédié à la classe moyenne, un projet d’amendement a été introduit, dans le cadre de la loi de Finances 2012, pour faire profiter cette population, écartée par les programmes publics d’habitat, des avantages dédiés au logement social et de créer une offre ne dépassant guère 800.000 DH.

Le locatif social est également de la partie, sauf que l’adoption de cette proposition n’est pas sûre pour l’année en cours. Le ministère propose de donner la possibilité aux institutionnels d’acquérir un certain nombre de logements et de les destiner à la location avec une option d’achat pour le locataire.

In fine, le besoin en logement reste énorme et le potentiel est là. En atteste, le nombre de déficits en logement qui s’élève à 840.000 unités actuellement. Le nouveau gouvernement table sur une réduction de 50% de ce déficit. Pour ce faire, il compte introduire de nouvelles dispositions pour dynamiser le logement moyen standing et le locatif social.

Le suspense prendra fin ce jeudi après-midi. Le ministère de tutelle et les professionnels auront du pain sur la planche pour réussir la mise en œuvre des dispositions adoptées.

Le luxe reprend des couleurs

Concernant le luxe, les promoteurs immobiliers opérant dans ce secteur affichent leur optimisme. En effet, après avoir revu la composition de leur projet et le montage financier pour l’adapter à la clientèle locale, les prémisses de la reprise sont là. En atteste le nombre de projets haut standing qui courtisent davantage les acheteurs potentiels marocains. Cette reprise est même palpable au niveau de Marrakech qui a souffert des contrecoups de la crise mondiale, à la suite du désistement de la clientèle étrangère. D’ailleurs, ce sont les Marrakchis, recherchant une résidence principale et les Casablancais et R’batis qui ont sauvé le marché de luxe à Marrakech. Et ce n’est pas fini, les autres villes, notamment Casablanca et Tanger, ont également été sauvées par les acquéreurs nationaux. C’est dire que le luxe reprend mieux grâce au recadrage de l’offre. Autre fait marquant, non négligeable, certains promoteurs ont relevé le come-back, de la clientèle étrangère, mais pas autant qu’avant.

Nadia Dref, Le matin


         
 
                         
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