Projet de code de la route : Les professionnels attendent la réponse de Ghellab



Projet de code de la route : Les professionnels attendent la réponse de Ghellab
C'est un gros morceau qui attend les Conseillers durant la session d'octobre. Le projet de Code de la route a connu un cheminement tumultueux et continue de nourrir débat et tiraillements entre ministère de tutelle et professionnels du transport. Sur un fond macabre de pratiquement une dizaine de morts par jour, il y a urgence d'extirper le mal des racines. En 2008, le nombre des morts qui a atteint 4162 est presque le double de celui provoqué par la guerre en Afghanistan.
En attendant les chiffres officiels du mois de Ramadan qui ne sont pas encore arrêtés par le ministère du Transport, 417 personnes ont péri sur les routes rien qu'au mois de juillet dernier.

Contrairement à ce que l'on aurait penser, Mohamed Benjelloun, chef de la division exploitation et sécurité routière au ministère du Transport, affirme que la responsabilité des routes est de seulement 5% dans la provocation d'accidents. L'état des véhicules, ajoute-t-il, participe à raison de 10 voire 15%, tandis que l'usager, automobiliste et piéton, garde la part du lion comme principal facteur des accidents. Le responsable renchérit que, depuis 2004, un effort considérable a été effectué au niveau des infrastructures routières en introduisant le concept de route qui pardonne. Et ce à travers la mise en place de carrefours, giratoires et autres zones de sécurité comme les chaussées.

N'empêche, cela reste un euphémisme de dire que la situation reste alarmante. Voulant maîtriser celle-ci d'une poigne de fer par le biais d'un texte coercitif, Karim Ghellab s'est retrouvé seul face à une volée de bois vert d'une ribambelle de syndicats et associations de transporteurs routiers ayant pris l'économie nationale en otage. Il a fallu attendre dix jours pour que le Premier ministre intervienne en personne pour débloquer la situation et retirer le projet de code des mains des Conseillers.

Aujourd'hui que les esprits se sont un peu calmés, la prochaine rentrée parlementaire ne manquera pas d'attiser le brasier. Mesurant la complexité de sa réforme, le jeune ministre istiqlalien n'est pas prêt à rééditer les mêmes loupées. Il se dit désormais prêt à lâcher du lest en s'ouvrant aux propositions d'amendements de ses anciens adversaires devenus partenaires. Contacté, Mohamed Mitali, secrétaire national de la Fédération nationale démocratique des conducteurs des poids lourds, nous a annoncé que les propositions d'amendements ont été soumises au Premier ministre, au ministre du Transport et au président de la Chambre des conseillers au 30 juin dernier.

Mais jusqu'à ce jour, et hormis des garanties verbales, les professionnels n'ont pas encore reçu de réponse. Mitali met principalement l'accent sur la définition des responsabilités pour une bonne application de la loi qui prend également en compte les droits des conducteurs. Le responsable s'insurge aussi contre les larges prérogatives dévolues à la police judiciaire et aux procureurs du Roi sans oublier de critiquer les peines privatives de liberté, le système du permis à points et d'autres articles jugés abusifs. Toutefois, dans la voix de Mitali l'on sent une meilleure disposition que par le passé au rapprochement des points de vue.

Car en définitive, le projet de code de la route, aussi crucial qu'il puisse être, n'est qu'une composante parmi d'autres dans le processus de réforme de la circulation au Maroc. Notre source voit d'un œil favorable les accords conclus, entre-temps, entre les professionnels et le ministère de tutelle. Vers la fin de ce mois de septembre, 220 plateaux porte-conteneurs seront livrés aux transporteurs de marchandise qui ont profité d'une aide de 100.000 DH par unité. Un autre accord, d'une plus grande teneur, a été conclu entre les deux partenaires en début du mois de septembre. Il permet aux professionnels de joindre deux cartes grises de leurs camions vétustes pour bénéficier d'une double aide de 105.000 DH chacune et ainsi acquérir un véhicule neuf.

Cette disposition, ayant fait l'objet de moult revendications, entrera en vigueur vers la fin de cette année. Plus encore, un programme ambitieux a été mis sur pied pour permettre aux chauffeurs de poids lourds d'acquérir un logement. Ce sont autant d'initiatives qui, disons-le, atténuent l'effet épouvantail du projet de code et augurent d'une nouvelle ère d'échange qui serait à même d'éviter au pays les effets collatéraux de grèves monstres.

lematin.ma


         
 
                         
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