Privatisation : Annulation de la cession de 7 % de Maroc Telecom



Privatisation : Annulation de la cession de 7 % de Maroc Telecom
L'argentier de l'État renouerait avec le financement intérieur, surtout qu'une sortie à l'international est peu probable.
Après moult tergiversations sur la cession d'une tranche maximale de 7% de Maroc Telecom, le ministère de l'Économie et des Finances a tranché vendredi dernier. Il a annoncé l'annulation de l'opération qui a suscité des remous au sein du Parlement. Au point que le département de M. Mezouar a précisé dans un communiqué diffusé le 2 août dernier que «cette opération de cession ne sera effectivement concrétisée que si les conditions de marché le permettent… et ce à l'instar de la mission de conseil et de placement d'une tranche maximale de 8% du capital de Maroc Telecom lancée en 2010 qui n'avait pas été mise en œuvre».

Ainsi, pour la deuxième fois, le gouvernement revient sur sa décision de cession d'une partie de ses 30% dans le capital d'Itissalat Al-Maghrib, le reste étant détenu à raison de 53% par Vivendi Universal, 17% constituant le flottant en bourse de Casablanca et Euronext-Paris. Cette fois, la décision intervient juste après le passage de la mission du FMI qui a établi les conclusions préliminaires des consultations de 2011 pour le Royaume. En effet, celle-ci estime que les efforts déployés pour augmenter les recettes devraient se poursuivre pendant la deuxième partie de l'année et devraient permettre une augmentation du recouvrement des recettes de 1% du PIB par rapport au budget 2011. Par conséquent, les recettes totales devraient se maintenir au même niveau qu'en 2010, à environ 25% du PIB. Du côté des dépenses, l'ensemble des services ont été sollicités pour économiser 10% de leurs allocations budgétaires pour certaines dépenses de fonctionnement non essentielles. Par ailleurs, elle considère que les transferts budgétisés à certaines entités publiques avec des excédents importants de trésorerie seront réduits tout en maintenant la capacité de dépense des ces entités. Ces deux dernières mesures devraient générer une épargne de plus de 1% du PIB par rapport au budget 2011. En outre, si les élections ont lieu en 2011, leur coût sera absorbé dans le cadre de l'enveloppe budgétaire existante.

Par ailleurs, avec l'annulation de cette opération, il ne serait pas écarté que l'argentier de l'État se rabatte sur le marché intérieur de la dette pour subvenir à ses besoins. Déjà, avec de l'aggravation du déficit budgétaire de l'État liée, d'une part, à l'appréciation des charges de fonctionnement relatives au dialogue social, entré en vigueur à partir de juillet et, d'autre part, au creusement de la facture énergétique du Maroc, portant le montant de la caisse de compensation à des niveaux très élevés, il a commencé, ces dernières semaines, à renouer avec le financement intérieur. «Nous pensons que cette annonce devrait revigorer les levées nettes du Trésor pour ce troisième trimestre 2011. L'argentier de l'État renouerait ainsi avec le financement intérieur, surtout qu'une sortie à l'international est peu probable, compte tenu des perturbations qui jalonnent le périmètre financier mondial», selon le Département recherche et analyse de la Banque des marchés et d'investissement d'Attijariwafa bank. Cependant, si la carte Maroc Telecom n'est plus disponible à court terme pour combler le déficit budgétaire qui se creuse de plus en plus, surtout après les dépenses supplémentaires résultant du dialogue social, ces analystes estiment que l'État possède plus d'un tour dans son sac, dans la mesure où d'autres sociétés figurent encore sur la liste des privatisables.

Réforme des subventions aux produits pétroliers
Grâce à une augmentation de plus de 6,5% des recettes ordinaires, conjuguée à une forte contraction des dépenses d'investissement de 16%, le budget de l'État a affiché un déficit budgétaire à fin mai 2011 stable, hors privatisation, par rapport à mai 2010, à plus de 17 milliards de dirhams. D'autant plus qu'avec l'encaissement des 20% de la cession de la BCP, le solde budgétaire a atténué son déficit au terme du mois de mai 2011 de plus de 5 milliards, se situant à 12,5 milliards de dirhams. Une situation qui a pu voir le jour malgré l'aggravation des dépenses de compensation de plus de 85%, expliquée par la flambée des cours des matières premières. À ce titre, le gouvernement s'apprête à lancer une réforme liée à la maîtrise et la rationalisation de la dépense. En effet, une réforme de la fonction publique devrait ramener la masse salariale à environ 10% du PIB dans les prochaines années. De même, une réforme des subventions aux produits pétroliers, remplaçant la subvention universelle par un programme de transferts ciblés, réduirait sensiblement la charge budgétaire et éliminerait les vulnérabilités des finances publiques face aux fluctuations des cours internationaux des matières premières tout en rationalisant la consommation.

Actionnariat

La part de l'État dans le capital de Maroc Telecom s'établit actuellement à 30 %.
La majorité, soit 53 % du capital, est détenue par Vivendi Universal, les 17 % restants constituent le flottant en bourse de Casablanca et Euronext-Paris.

Le matin


         
 
                         
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