Prime à la formation et prise en charge des cotisations pour le recrutement de diplômés chômeurs



Prime à la formation et prise en charge des cotisations pour le recrutement de diplômés chômeurs
L'Etat paiera les frais de formation à hauteur de 25 000 DH pour tout recrutement en CDI dans le cadre d'un nouveau programme d'intégration professionnelle. Le recrutement définitif à l'issue de la période d'un contrat Idmaj donne lieu à la prise en charge d'un an de cotisations sociales.

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM ) aura finalement été entendue, même si ce n’est que partiellement, au sujet de ses 20 propositions pour la promotion de l’emploi des jeunes diplômés, dévoilées début février dernier. Deux des 20 mesures ont en effet trouvé une application, après des négociations avec les départements concernés qui ont duré plusieurs mois. Ces deux nouvelles mesures sont importantes, car elles tendent à pousser les entreprises à créer de l’emploi stable et corriger quelques défauts que présentaient les contrats insertion «Idmaj» proposés dans le cadre de l’Agence nationale pour l’emploi et les compétences (ANAPEC ). Jeudi 29 septembre, une convention a été signée en ce sens entre le patronat et la CGEM.

La première mesure repose sur la création d’un nouveau type de contrat sous le nom de «contrat d’intégration professionnelle». Ce contrat qui concerne en premier lieu les jeunes diplômés qualifiés de difficilement insérables (chômage d’une durée supérieure à 12 mois), inscrits auprès de l’ANAPEC consiste à rembourser à toute entreprise qui proposerait à ce type de diplômé un contrat à durée indéterminée (CDI), les frais de formation de ce dernier à hauteur de 25 000 DH. La formation dispensée au jeune  sera pilotée par l’entreprise, en fonction de ses besoins. L’objectif, explique Jamal Belahrach, président de la commission emploi à la CGEM est de trouver une réponse à la problématique de l’emploi des jeunes diplômés dont les profils et les compétences sont souvent inadaptés aux besoins des entreprises. La formation qui revêt un caractère obligatoire, et qui est précisée de manière contractuelle,  portera sur les langues, l’informatique ou d’autres matières qui sont nécessaires pour affiner le profil des candidats afin de les rendre opérationnels. Il est avéré aujourd’hui que les entreprises préfèrent de loin les profils spécialisés à ceux qui sont issus de l’enseignement supérieur universitaire.

Sans couverture sociale pendant deux ans ?

La deuxième mesure, elle réside dans la prise en charge par l’Etat des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Assurance maladie obligatoire (AMO) durant une année  des jeunes qui sont recrutés dans le cadre des contrats d’insertion Idmaj. En fait, l’idée de base était que l’Etat prenne en charge directement le paiement de ces cotisations sociales au lieu d’en exonérer les entreprises comme c’est le cas aujourd’hui. Sauf que l’Etat a coupé la poire en deux. Au cours de la durée du contrat-insertion (24 mois, période prolongée de 12 mois si un contrat de droit commun est signé), les recrues en question ne bénéficient toujours pas de la couverture sociale, ce n’est que lorsque l’entreprise décide de transformer le CDD en CDI que l’Etat prendra en charge un an de cotisations sociales. Sans doute une manière d’encourager l’emploi durable, mais on peut poser la question de savoir en vertu de quoi un salarié serait-il privé d’une couverture sociale pendant une durée qui peut aller jusqu’à deux ans ? Auprès de la CGEM on fait contre mauvaise fortune bon cœur en estimant que c’est déjà un début mais qu’il faut que le changement intervienne au plus vite.

Une enveloppe de 2,1 milliards DH sur 5 ans

Ces deux nouvelles mesures devraient se traduire, selon les estimations de l’Etat,  par le recrutement en CDI de quelque 275 000 jeunes diplômés sur une période de cinq ans. Une opération à laquelle sera allouée un budget de 2,1 milliards de dirhams étalé sur la même période. Soit donc un peu plus de 400 millions de dirhams par an, ce qui représente le double de l’aide de 200 millions de dirhams octroyée par l’Etat, sous forme d’exonérations,  grâce au dispositif des contrats insertion «Idmaj» géré par l’ANAPEC. Ces nouvelles mesures contribueront-elles à améliorer la qualité de l’emploi des jeunes qui transitent par l’ANAPEC pour trouver un premier emploi ? Il s’agit d’une certaine manière d’un correctif pour lutter contre le chômage des jeunes diplômés. Ceci étant, malgré les critiques qu’il rencontre, le processus d’insertion des jeunes dans l’entreprise, a, sous ses différentes formes, permis de placer, bon an mal an, autour de 40 000 jeunes. Depuis son lancement en 2006, le contrat-insertion ANAPEC a permis, en effet, de placer sur le marché du travail pour une première expérience plus de 172 000 jeunes, selon les statistiques de l’agence elle-même. Rappelons que le but du programme était d’offrir  une première expérience aux lauréats et améliorer, disait-on alors, l’encadrement dans les entreprises et particulièrement dans les PME/PMI pour les rendre compétitives. Il s’est avéré depuis que la répartition des insertions par type de diplôme profite principalement aux lauréats de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) qui représentent près de 40% des insérés contre 21% pour les diplômés de l’enseignement supérieur et 24% pour les bacheliers. D’où l’idée d’offrir une prime à la formation.

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