Politique monétaire : Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 3%

Suite à l’examen de l’évolution récente de la situation économique, monétaire et financière, ainsi que les prévisions d’inflation, les sages de la Banque centrale ont gardé le taux directeur à 3%.



Politique monétaire : Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 3%
Le Conseil de Bank Al-Maghrib a maintenu inchangé le taux directeur à 3%. Cette décision s’explique par le comportement des principaux indicateurs macroéconomiques observés et anticipés au Maroc et ailleurs. Le Conseil n’a pas omis d’analyser les répercussions du système d’indexation des prix de certains produits pétroliers et des mesures d’accompagnement annoncées. Il a aussi pris note des projections d’inflation qui font ressortir un taux de 2,2% en 2013, 1,7% en 2014, 1,5% au terme du quatrième trimestre 2014, soit 1,8% en moyenne sur cet horizon.

Des prévisions qui n’inquiètent en rien les sages de la Banque centrale, puisqu’elles «restent globalement en ligne avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme», notent-ils dans un communiqué publié hier. D’ailleurs, pendant les huit premiers mois de l’année, l’inflation est demeurée globalement en ligne avec les prévisions de la Banque : 1,9% en août, 1,6% en juillet et 2,4% en moyenne au premier semestre. Quant à sa composante sous-jacente, elle a légèrement augmenté à 1,6% après 1,5% en juillet. La décision de ne pas toucher au taux directeur prend en considération un autre facteur. Celui des évolutions récentes sur la sphère monétaire qui indiquent une absence de pressions inflationnistes, avec un écart monétaire demeurant à un niveau négatif. «Le rythme de progression annuel de l’agrégat M3 s’est situé à 6,5% en août après 5,8% en juillet et 4,5% au deuxième trimestre, et celui du crédit bancaire s’est établi à 2,6% après 2,2% et 3,2% respectivement», souligne Bank Al-Maghrib. Pour les comptes extérieurs, BAM fait état d'une baisse de 2,4% des importations et 1,5% des exportations à fin août. Au terme de 2013, le déficit du compte courant devrait se situer autour de 8% du PIB.
L’encours des réserves internationales nettes avoisinerait l’équivalent de 4 mois d’importations de biens et services. Côté finances publiques, le déficit budgétaire s’est établi à 39,4 milliards de dirhams contre 34,2 milliards un an auparavant. Si une telle tendance se maintient, ce déficit devrait ressortir autour de 5,5% du PIB à la fin de l'année. Le Conseil a pris également en compte la croissance économique. Au niveau national, la hausse du PIB devrait s’établir entre 4,5 et 5% pour l’ensemble de l’année 2013. Au niveau mondial, la conjoncture a été marquée, au deuxième trimestre 2013, par un début de reprise dans la zone euro, après six trimestres consécutifs de contraction. De même, la croissance a continué de s’améliorer aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon. Une reprise, qui reste toutefois fragile, qui devrait se poursuivre ce second semestre 2013. n

Redouane Chakir, LE MATIN


         
 
                         
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