Plan solaire: 297 millions de dollars pour la centrale d’Ouarzazate



Plan solaire: 297 millions de dollars pour la centrale d’Ouarzazate

Coup d’accélérateur pour la filière «solaire» au Maroc! Le Conseil d'administration de la Banque mondiale vient d’approuver deux accords de prêt au profit de la centrale solaire d’Ouarzazate.
Montant global : 297 millions de dollars, dont 200 millions de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) -branche de la Banque mondiale- destinés au financement du différentiel entre les coûts de production de l'électricité solaire thermique et ceux des moyens classiques à base de combustibles fossiles. En fait, ce différentiel correspond au gap budgétaire entre l’investissement dans le solaire et le recours aux sources d’énergies fossiles conventionnelles.
Concrètement, cette subvention permettra la généralisation de la technologie et la réduction de ses coûts à moyen terme. Le second prêt (de 97 millions de dollars) correspond à la contribution de la Banque mondiale au Fonds des technologies propres affecté au financement du développement et de la construction de la première phase du projet d’Ouarzazate. Sur les 500 MW prévus à terme, cette phase accueillera au total 160 MW de puissance installée. Ce qui permettra au Maroc de faire l’économie de 240.000 tonnes équivalent CO2 par an. «Ce projet solaire permettra de développer le potentiel technologique, de créer de nombreux emplois dans la région, d’aider l’Union européenne à atteindre ses objectifs d’énergie à faible émission de carbone et d’accroître l’intégration économique et énergétique de la zone Méditerranée. C’est une solution gagnante sur de multiples plans», a affirmé Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale.
Sur ce registre, la Banque mondiale travaille en coordination avec la Banque africaine de développement (BAD), l’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque allemande de développement (KFW) et d’autres partenaires pour accélérer le déploiement des technologies du solaire thermique à concentration (CSP) dans la région Mena. L’autre enjeu consiste à appuyer les efforts de Masen (Moroccan agency for solar energy) et du ministère de l’Energie et des Mines pour la mise en œuvre et le déploiement du Plan solaire à travers un appui financier et technique. «L’appui apporté par des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale, par le biais d’une aide au développement mais aussi à la lutte contre le changement climatique, est essentiel pour assurer la viabilité économique du dispositif global», tient à souligner Mustapha Bakkoury, président de Masen.
Selon les conclusions de la Banque mondiale, le Maroc sera le premier pays de la région à lancer un projet concret dans le cadre de l’Initiative CSP Mena, à travers ce projet d’Ouarzazate qui représentera l’une des centrales des technologies du solaire thermique à concentration (CSP) les plus importantes au monde.
Un positionnement obtenu grâce aux atouts qui ont fait du Maroc une plateforme potentielle de production d’électricité à partir du CSP non seulement pour le marché national mais également régional. La situation géographique du pays à proximité des marchés verts européens et les durées d’ensoleillement record dont il jouit, soit 3.000 heures d’ensoleillement par an, jouent en faveur du positionnement du site Maroc.
Lancé en 2009, le projet de la centrale d’Ouarzazate est le premier d’une série de quatre autres sites qui vont porter les capacités solaires à 2.000 mégawatts pour un coût estimé à 9 milliards de dollars. Il s’agit des sites d’Aïn Beni Mathar (400 MW), de Foum El Oued (500 MW), de Boujdour (100 MW) et de Sebkhat Tah (500 MW).
La date de mise en service de la première centrale a été fixée à 2015. Quant au programme solaire dans sa totalité, il devrait être finalisé en 2019. A partir de cette date, selon les estimations du ministère de l’Energie, la capacité de production sera portée à 2.000 mégawatts équivalente, soit 38% de la puissance installée à fin 2008. Il permettra d’économiser 1 million de tep et de réduire l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an.

Portefeuille

Face aux exigences de lutte contre les changements climatiques, les investissements actuels de la Banque mondiale financent massivement des projets d’énergie, principaux responsables du réchauffement de la planète.
Depuis les années 2000, le portefeuille énergétique de la Banque mondiale est en nette augmentation. Il est passé d’un montant de 3,1 milliards de dollars pour les exercices 2008-2009 à 4,9 milliards de dollars en 2010-2011. Compte tenu de l’extension du portefeuille global de l’énergie sur la même période, la part de l’énergie renouvelable est passée de 20 à 23%.


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