Pêche Maroc/UE : Un accord peu probable pour la cinquième rencontre



Pêche Maroc/UE : Un accord peu probable pour la cinquième rencontre
D'aucuns estiment que la 5e séance de négociation Maroc/UE sur un nouveau protocole, les 11 et 12 février à Rabat, ne sera pas suffisante pour aboutir à un accord final. Si les dispositions techniques et financières de l'accord ne sont pas insurmontables, les considérations politiques qui planent sur le futur accord -entendez par là les contours géographiques de l'accord- rendraient celui-ci un peu plus compliqué. En particulier s’il faut compter avec le cercle des anti-Maroc.

«Sur le plan technique, le terrain a été déblayé et les attentes des uns et des autres bien identifiées et clarifiées. C'est plutôt constructif. Reste maintenant à combler les écarts entre les demandes des uns et les offres des autres. Cependant c'est un accord compliqué car il est entaché d'enjeux politiques qui vont au-delà des aspects techniques de la pêche. Et jusqu'ici nous n'avons fait qu'effleurer cette question». Cette source proche du dossier résume à sa manière pour L'Economiste les conditions dans lesquelles se présente la 5e séance de négociation Maroc/UE d'un nouveau protocole à l'accord de pêche qui se tient à Rabat les 11 et 12 février 2013. Sans toutefois entrer dans les détails sur ce dossier sur lequel pèse une véritable omerta depuis le début des négociations. Même si les discussions à proprement parler sur les «aspects politiques» du protocole à l'accord de pêche n'ont pas encore été abordées en profondeur par les deux parties, d'aucuns doivent garder en tête le mandat de négociation que la Commission européenne a reçu du Conseil des ministres de l'UE ainsi que les recommandations du Parlement européen. Lequel Parlement est, comme on le sait, à l'origine de la situation actuelle. Ce dernier, le 14 décembre 2011, a en effet appelé la Commission à négocier un «nouvel accord qui soit plus avantageux d'un point de vue économique et environnemental et prenne en compte les intérêts de la population sahraouie».

Cheval de bataille
En clair, le Parlement européen réclame des «preuves en termes d'avantages tirés des fonds européens pour les populations locales vivant le long des côtes du Sahara occidental». Cette dernière exigence trouverait de plus en plus de soutien au sein des Etats membres de l'UE, si l'on en croit certaines sources. On subodore que la Suède, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Autriche, auxquels on pourrait ajouter, dans une moindre mesure, la Slovénie et l'Irlande, auraient fait de la question du Sahara leur cheval de bataille. Ces pays disposeraient même d'une minorité de blocage au sein du Conseil des ministres de l'UE. Mais d'aucuns estiment qu'il est «encore trop tôt pour conclure sur la «capacité de nuisance» de cette série de pays» et que le rapport de force véritable ne pourrait être évalué «qu'à l'aune du paquet final qui sortira de l'accord». En d'autres termes, si un Etat membre obtient des avantages sur le volet technique de l'accord de pêche (possibilités de pêche), on peut supposer qu'il pourrait se montrer un peu plus souple sur les «aspects politiques» de l'accord de pêche. Toujours est-il que, du côté des Etats membres qui soutiennent la position marocaine, on recommande de «regarder au-delà des simples aspects techniques et financiers de ce protocole à l'accord de pêche» et de se pencher davantage sur «les bénéfices que cet accord peut apporter aux deux parties sur le plan politique dans le cadre de la Politique européenne de voisinage et dans celui de la politique étrangère de l'Union». Sur le plan technique de l'accord, notre source se veut rassurante en indiquant que «les Européens et les Marocains -en dépit de larges divergences- ont toujours réussi à trouver un accord sur les possibilités de pêche et sur la compensation financière». Elle ajoute que «si le Maroc veut ses 36 millions d'euros -ou plus- il doit toutefois accepter de se montrer plus souple dans ces négociations en ce qui concerne les possibilités de pêche en faveur des Européens». Négociations qui, selon elle, nécessiteraient encore deux, voire trois autres rendez-vous.


L'economiste



         
 
                         
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