Papelera/Safripac: Les enjeux d’une fusion



Papelera/Safripac: Les enjeux d’une fusion
ça bouge chez les papetiers. C’est, en effet, tout un processus de restructuration qui se profile sur le secteur. Papelera de Tetuan va ainsi procéder à une augmentation de capital, par apport en nature, au titre d’une fusion-absorption de Safripac SA.

Une opération réservée aux actionnaires de Safripac pour un montant global de 258,69 millions de DH et qui ne concerne pas moins de 1.563.180 actions. Derrière ce rapprochement tactique, une meilleure préparation face au flux des produits étrangers de l’industrie du papier et, pourquoi pas, à terme, un développement à l’international?
«Grâce à ce rapprochement, nous devrions affronter dans les meilleures conditions la compétition accrue qui caractérise le secteur du papier en raison du démantèlement douanier attendu d’ici 2012 et développer, sur le long terme, nos exportations», déclare-t-on à Papelera.
Une restructuration qui vise les niveaux de production tous azimuts: techniques, humains, logistiques, financiers et commerciaux.
L’objectif derrière l’opération est «de constituer un acteur leader dans l’industrie du papier». Et ce sont 38% de parts de marché qui sont attendus de la transaction qui devrait permettre à l’ensemble d’atteindre sa taille critique.
En plus de l’international, le nouvel ensemble compte se repositionner par rapport à certains segments de l’industrie du papier à travers, notamment, une consolidation de son activité au niveau du papier d’édition, d’impression et d’écriture et du papier transformé (articles scolaires, bureautiques et emballages alimentaires).
Au niveau du marché financier, les actionnaires de référence du nouvel ensemble veulent renforcer la présence de la société sur la Bourse de Casablanca, via de possibles cessions de titres sur le marché, notamment par voie d’OPV.
Et c’est une synergie poussée entre les deux sociétés qui devra s’opérer, en l’occurrence au niveau de «la complémentarité des portefeuilles clients et la rationalisation de l’outil de production».
Le business plan prévoit donc un transfert de l’activité de production du nouvel ensemble vers le site de Safripac SA à Tanger. Au menu, l’augmentation de la capacité de production de la machine PM3 de Safripac SA, qui devrait passer de 21.000 tonnes en 2009 à plus de 43.000 en 2013, l’arrêt de production des produits non transformés, à faible valeur ajoutée et un partage d’expériences en termes de gestion de stocks et de logistique. Du coup, le CA attendu du nouvel ensemble devrait dépasser 427 millions de DH en 2009 pour atteindre 644 millions en 2013. Les dépenses d’exploitation, en pourcentage du CA, devraient, pour leur part, passer de 97% en 2008, à 87,7% en 2013. Une baisse des charges financières qui s’explique par une amélioration de la trésorerie attendue pour le nouvel ensemble.

Risques prévisionnels

La cession des actifs immobiliers non nécessaires à l’exploitation suite à l’opération (notamment les terrains de Tétouan et Casablanca) et l’alignement du besoin en fonds de roulement sur celui de Papelera de Tetuan devraient contribuer significativement à la baisse des charges. Croissance des capitaux propres du nouvel ensemble sur la période prévisionnelle (2009-2013), compte tenu de l’amélioration des résultats opérationnels, diminution de dettes de financement et nouveaux reports positifs devraient sensiblement contribuer au changement de la structure du passif.
Papelara, suite à la fusion-absorption, devrait donc voir ses capitaux propres reconstitués. Il n’en demeure pas moins que la société reste confrontée aux risques classiques liés à la gestion et qui peuvent influer ses plans prévisionnels. Le principal aléa concerne l’évolution des prix des matières premières, «la pâte à papier étant exposée aux variations erratiques des marchés internationaux, d’où une certaine volatilité». Les autres risques restent relatifs à la dépendance vis-à-vis de clients, de fournisseurs, conjugués aux risques fiscaux et concurrentiels.
A noter que la fusion-absorption couve un nouveau tour de table qui regroupera la famille Sefrioui, Cellulose du Maroc et CDG Développement. C’est un capital post-rapprochement à hauteur de 60,5% qui devrait être détenu par la famille Sefrioui.
En revanche, 23,7% concerneront Cellulose du Maroc et 10,2% CDG Développement. La parité d’échange supposera l’émission de 108 actions Papelera de Tetuan contre 19 actions Safripac. Pour un prix d’émission de 165,5 DH par action. La prime de fusion, pour sa part, s’effectuera pour un montant, unitaire de 65,5 DH. La période d’échange sera comprise entre le 15 et le 17 décembre.


l'économiste


         
 
                         
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