PLF 2017 : L'investissement du secteur public s’élève à 190 milliards DH.



Le Projet de la loi des finances (PLF 2017) table sur un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 4,5% en 2017, après 1,8% en 2016, selon la note de présentation accompagnant ce projet de loi.

Cette évolution serait attribuable à la progression de la valeur ajoutée agricole de 11,9% et de celle non agricole de 3,5% en 2017, relève-t-on sur la note publiée par le ministère de l’Économie et des finances, qui explique cette hausse de la valeur ajoutée agricole par l’amélioration de la production céréalière de +109% en 2017.
En effet, le rebond de la filière céréalière serait renforcée par la consolidation de la croissance des autres filières, notamment l’arboriculture, le maraîchage et l’élevage avec des taux d’évolution respectifs de +4,5%, +4,1% et +3,5%, a précisé la même source, notant qu’en 2017, les réalisations des principales filières agricoles seraient renforcées, grâce à la poursuite des actions stratégiques engagées par le Plan Maroc Vert (PMV), particulièrement, dans le cadre de sa deuxième phase de mise en œuvre.

Sur la base d’une production céréalière de 33,5 millions de quintaux en 2016, la valeur ajoutée du secteur agricole devrait accuser un repli de 8%, dû, en particulier, à une régression de la valeur ajoutée céréalière de 70,3%, après une forte amélioration en 2015 de 69,6%, selon la note, qui indique que cette contre-performance de la filière serait, en partie, contrebalancée par la consolidation de la croissance des autres filières, notamment, l’arboriculture (+15%), le maraîchage (+4,5%) et l’élevage (+4,4%).

S’agissant du secteur secondaire, il devrait progresser, en termes réels, de 3,9% en 2017 après 3,5% en 2016 et de 2,8% en 2015, souligne-t-on dans la note, qui fait savoir que les activités extractives verraient leur valeur ajoutée progresser de 4% en 2017 après 2,5% en 2016 et une baisse de 5,1% en 2015.

Concernant l’industrie de transformation, représentant 18% de la VAT en 2015, elle devrait progresser de 4,2% en 2017 après 3,9% en 2016 et 4,3% en 2015, tirée par la dynamique de l’ensemble des branches, notamment le secteur alimentaire et de tabac (4,7% en 2017 après 4,2% en 2016 et 4,4% en 2015), le textile et cuir (2,1% après 1,8% en 2016 et -4,1% en 2015), la chimie-parachimie (3,2% après 3% en 2016 et 3,3% en 2015), l’industrie mécanique, métallurgique et électronique (4,8% en 2016 et 2017 après 6,6% en 2015).

Par ailleurs, les activités du bâtiment et des travaux publics devraient s’améliorer de 2,5% en 2017 après 2,1% en 2016 et 0,8% en 2015 eu égard aux fondamentaux soldes de la demande et aux efforts décalés des mesures prises pour la relance du secteur.

Quant au secteur tertiaire, il devrait enregistrer un rythme d’accroissement de 3,2% en 2017 après 2,7% en 2016 et 1,2% en 2015, porté par le bon comportement des activités secondaires et par la consolidation de la performance de l’activité des télécommunications (5,8% en 2017 après 4,9% en 2016 et 3,7% en 2015), des transports (3,9% en 2017 après 3,4% en 2016 et 2,4% en 2015) et du commerce (2,7% en 2017 après 3,2% en 2016 et 1,8% en 2015).

Le secteur des hôtels et restaurants connaitrait, par ailleurs, une évolution modérée de son taux de croissance de 1,9% en 2017, après 1,5% en 2016 et une régression de 3,2% en 2015.

Les prévisions économiques pour l’année 2016 et 2017 sont établies sur la base d’un ensemble d’hypothèses portant sur l’environnement national et international.

Au niveau international, l’exercice de prévisions table sur un cours de pétrole de 44 dollars le baril en 2016 et de 55 dollars en 2017, une parité euro-dollar de 1,12 en 2016 et 2017, ainsi qu’un accroissement de la demande étrangère adressée au Maroc de 4,3% en 2016 et 2017.

Sur le plan national, les prévisions ont pris en considération une production céréalière de 70 millions de quintaux en 2017 après 33,5 millions de quintaux en 2016 et une consolidation des autres cultures et de l’élevage, a précisé la même source, ajoutant que les éléments d’incertitudes qui pèsent sur l’évolution de la conjoncture des principaux partenaires commerciaux du Maroc et ses répercussions sur la dynamique de l’activité économique nationale, ont été également pris en compte.

Par ailleurs, l’effort de l’investissement global du secteur public au titre du Projet de la loi des finances de 2017 (PLF 2017), s’élève, tous supports inclus, à 190 milliards de dirhams.

Ce volume a enregistré une augmentation d’environ 5,5% par rapport à l’année 2013, alors que le ratio des dépenses d’investissement public par rapport au Produit intérieur brut (PIB) est passé de 20,1% en 2013 à 17,7% en 2017, relève-t-on dans la note de présentation accompagnant le PLF 2016.

La réparation de cette enveloppe fait ressortir une domination des Entreprises et Etablissements publics (EEP), qui se sont accaparées plus de 56% de l’investissement global, avec un montant de 107 MMDH, a précisé la note publiée par le ministère de l’Economie et des Finances, ajoutant que la somme allouée au Budget Général de l’Etat, les Comptes Spéciaux du Trésor (CST) et les Services d’Etat Gérés de Manière Autonome (SEGMA), s’est élevé à 67 MMDH (en neutralisant les transferts du Budget Général vers les EEP, les CST et les SEGMA).

En effet, les programmes d’investissement financés dans le cadre des CST et non couverts par des transferts du Budget Général s’établissent à 14,6 MMDH et portent principalement sur le renforcement du réseau routier national, le soutien d’actions relevant des secteurs de l’agriculture des eaux et forêts, de l’élevage, de l’audio-visuel, de l’habitat, de la justice, de la culture, des sports, de l’aide aux jeunes promoteurs et le financement de programmes socio-éducatifs, a relève la note.

S’agissant des programmes d’investissement relevant des SEGMA, leur montant avoisine les 745,26 millions de dirhams (MDH).

Concernant les collectivités territoriales, leur part s’établit à 16 MMDH, a fait savoir la même source, soulignant que leurs budgets d’investissements sont consacrés principalement à la mise en place des infrastructures destinées à améliorer les conditions de vie des populations.

Dans ce sens, les efforts seront concentrés sur l’extension et le renforcement des réseaux de voirie et d’assainissement, les constructions d’infrastructures culturelles, sportives et de loisirs, de marchés et d’édifices publics ainsi que les aménagements de jardins et d’espaces verts.

Quant aux programmes d’investissement des EEP, y compris ceux du Fonds Hassan II pour le Développement économique et social s’établissent, ils vont couvrir essentiellement les secteurs de l’énergie, des télécommunications, de l’habitat, de l’agriculture, de l’électricité, de l’eau potable, des phosphates et leurs dérivés, des autoroutes et des transports aériens, maritimes et ferroviaires.


MAP



         
 
                         
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