Nanotechnologies: Ce que compte faire le Maroc



Nanotechnologies: Ce que compte faire le Maroc
QUI n’avance pas recule. Le Maroc l’a bien compris et essaie de s’accrocher au rapide train du développement des nouvelles technologies. Depuis 2002, le gouvernement n’a pas cessé de prendre les devants, multipliant les initiatives pour promouvoir le secteur, notamment celui très compétitif des nanotechnologies.

Création d’un comité interministériel, financements nationaux, lancement du programme Emergence… il avait également orchestré la création de technopoles régionaux pour le développement de la R&D. Mais ce n’est pas tout. En avril 2006, tout un programme avait été lancé. Amorcé tout d’abord sous la forme d’une «initiative pour les nanosciences», il a par la suite été renforcé par le coup d’envoi du fameux plan «Envol». Ce dernier cible, à l’horizon 2012, des secteurs technologiques très avancés et à très forte valeur ajoutée, à l’instar de la microélectronique, la biotechnologie, l’énergie et l’environnement. Le principe étant de réussir à mettre en place, à terme, «une chaîne performante dans la formation, la recherche, le développement, l’innovation et le transfert de savoir», indique une étude du ministère des Finances.
Plus ambitieuse encore, la stratégie nationale pour 2025 et qui concerne la mise à niveau de la recherche scientifique. Etablie il y a quatre ans, elle propose un redressement progressif de la qualité de l’enseignement supérieur et sa connexion aux dernières trouvailles scientifiques à l’international. Un programme renforcé par le fameux plan d’urgence «Projet 14», lequel appelle à une promotion tous azimuts du développement technologique avant 2012. L’initiative nationale pour les nanosciences et nanotechnologies (I3N) est de son côté aussi adossée à la stratégie. Elle prévoit de croiser le potentiel «recherche» du Royaume avec les différentes compétences internationales (voir infographie). Dans ce cadre, quelques initiatives ont déjà commencé à voir le jour sous l’impulsion de certaines compétences marocaines à l’étranger. A titre d’exemple, le projet «Mascir» (Moroccan association for scientific innovation and reaserch) du triangle de recherche et d’innovation de la vallée du Moyen Atlas et le projet «Mavrit» initié par l’université Al Akhawayne.
La création de la cité «intelligente» de Rabat Technopolis constitue également une étape cruciale dans la stratégie. La zone dispose d’un parc entièrement dédié aux secteurs de la microélectronique et nanotechnologies. Financée à 100% par MedZ, elle s’étend sur une assiette foncière de 300 hectares, dont une première tranche a déjà été finalisée (107 ha) pour un coût de 3,2 milliards de DH. Actuellement, une seule entreprise œuvrant dans le pôle microélectronique est installée sur le site. Il s’agit de Nemotek, créée en septembre 2007 par CDG Développement. Celle-ci est résolument tournée vers les solutions technologiques du futur et opère dans le design et la fabrication de caméras miniatures. Force est de constater d’ailleurs que les entreprises commencent de plus en plus à percevoir l’importance de l’innovation et de la R&D. Dans ce sens, et selon le ministère des Finances, quelques mesures paraissent utiles, dont notamment la facilitation de la création de cellules R&D, et la résolution de l’équation de la formation universitaire. C’est pourquoi l’urgence est de mettre en place des incitations fiscales, et faire de la recherche développement un investissement à part entière. Il serait également opportun de réinstaurer la provision pour R&D, à charge pour l’entreprise de prouver qu’elle pratique réellement cette activité. Idem pour la généralisation des crédits sur la recherche, menés aujourd’hui à titre expérimental uniquement pour les NTIC.


Un tableau loin d’être rose


Toute la bonne volonté du gouvernement pour réussir le développement des nanotechnologies ne suffit pas.
En effet, plusieurs tares persistent. La masse critique de chercheurs capables de développer un authentique marché de l’innovation totalement national est loin d’être atteinte.
Le déficit reste également criant au niveau de la formation professionnelle, des passerelles entreprise-université et du partenariat public-privé. Outre les problèmes liés au financement de la R&D et au manque des chercheurs, une gouvernance efficace de la recherche continue aussi à faire cruellement défaut.

l'économiste


         
 
                         
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