Moins de pluie que l'année dernière, mais bien plus que la normale



Moins de pluie que l'année dernière, mais bien plus que la normale
Les déficits les plus importants concernent les régions du Gharb, du Souss et du Centre. Nador, Béni-Mellal et le Haouz sont légèrement excédentaires. Les précipitations restent en général supérieures à la moyenne sur 30 ans.
La saison 2011-2012 sera-t-elle aussi pluvieuse que celle de l’année dernière ? A fin novembre, les relevés de la direction de la météorologie nationale montrent que, même après la troisième perturbation du premier trimestre agricole (septembre-octobre-novembre) ayant donné lieu à d’importantes pluies de la saison, le niveau des précipitations est resté inférieur à celui de l’année dernière. Néanmoins, il est au delà de la moyenne établie sur les trente dernières années sur une grande partie du pays. En ce moment, difficile donc de dire qu’il y a un retard ou non des pluies. D’ailleurs, comme le fait remarquer Mohamed Belaouchi, en charge de la communication à la direction de la météorologie nationale, «nous ne sommes qu’à la fin de l’autonome et la situation peut encore changer du tout au tout».

Sur le premier trimestre agricole, les régions ont été arrosées de manière inégale. A Tanger où il a abondamment plu samedi 19 novembre, il a été enregistré, en cumul, plus de 222 mm contre 209 mm à la même période de l’année dernière, soit un excédent de près de 14%. Même constat à Béni-Mellal et Marrakech où on a enregistré 175,8 et 64,7 mm contre 122,5 et 38 mm au premier trimestre de l’année agricole 2010-2011. Des excédents sont aussi enregistrés à Nador, Kasba Tadla et Meknès.

Des pluies très rares au Sud

En revanche, plusieurs régions sont plus ou moins fortement déficitaires par rapport à la même époque, il y a un an. A Casablanca, il n’est tombé que 141 mm contre 403 en 2010-2011. Rappelons que, l’année dernière, cette ville avait subi de graves inondations qui avaient paralysé une bonne partie du réseau de distribution d’électricité. En dépit du repli des précipitations, le niveau est cependant au dessus de celui d’une année normale (moyenne sur 30 ans) qui est de 123,6 mm sur la région. Des déficits sont aussi constatés à Agadir et Taroudant où la hauteur des pluies est de 59,1 et 39,6 mm contre 108,4 et 92,8 mm au premier trimestre de la campagne  précédente.

A Safi, les précipitations ont atteint 119 mm contre 252 mm une année plus tôt, et à Rabat, 119 contre 252,6. Mais dans les deux cas, on reste au dessus de la moyenne normale. Avec 157,4 mm enregistrés, la capitale du Gharb, Kénitra, a été moins arrosée, marquant un recul de 101,8 mm. Les précipitations sont même en deçà de la normale qui est de 173,6 mm.

D’autres villes ont concédé un recul conséquent. Il en est ainsi d’Ifrane (207,1 mm en moins), Larache (-102,5 mm) Mohammédia (-228 mm), Chefchaouen (-200 mm), Rabat et curieusement Tétouan (-140 mm). Dans les zones arides ou habituellement sèches, on relève qu’il n’est pas tombé une seule goutte de pluie contre 31,5 mm en 2010-2011. Laâyoune affiche 0,1 mm au lieu de 41,9 et Ouarzazate 18,3 contre 28,5. Ce recul relatif des pluies est accompagné d’un refroidissement ressenti depuis la semaine dernière. Mohamed Belaouchi l’explique par l’absence de nuages qui conservent la chaleur dégagée au moment des températures maximales.

Réserves : Des barrages remplis à 70.8%

La situation des barrages n’est pas éloignée de celle de l’année dernière à la même époque. Au 28 novembre, le taux de remplissage global est de 70,8% contre 70,1% à l’égale période de 2010. Oued Al Makhazine est plein à 68,6 %, Ibn Batouta, lui, est à 44,7% seulement mais l’année dernière il n’était qu’à 39,1%. Le barrage 9 Avril 1947 est rempli à hauteur de 88,4% contre 87,9% à la même période de l’année dernière. Al Wahda, dont la capacité est de 3,7 milliards de m3, est plein à 49%, mais là il faut compter avec l’envasement et puis l’année dernière, il n’en était qu’à un peu plus de 39% de son taux de remplissage. Le barrage Bin El Ouidane, dont la capacité dépasse le 1,2 milliard de m3, affiche un taux de remplissage de 78% alors qu’à pareille époque de l’année passée, ce taux était de 71%. Ahmed Al Hansali est plein à 88% au lieu de 76,1%. Sidi Said Maâchou d’une capacité de 1,1 milliard de m3 est rempli à ras bord. Par contre, Mansour Eddahbi et Hassan Addakhil accusent un repli, passant de 91,6 et 80,5%, à respectivement 82,9 et 49,4%.

Mohamed El Maâroufi
www.lavieeco.com

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