Microentrepreneurs : 24 meilleurs projets retenus sur quelque 200 dossiers



Microentrepreneurs : 24 meilleurs projets retenus sur quelque 200 dossiers
Les concepts porteurs de microentreprises sont à l’honneur. Le Centre Mohammed VI de soutien à la micro-finance solidaire (CMS), en partenariat avec la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM), viennent d’organiser, jeudi 19 décembre, le prix national du microentrepreneur en présence de Fatema Marouane, ministre de l’Artisanat, de l’économie sociale et solidaire. L’évènement, qui en est à sa deuxième édition, se veut une vitrine de la micro-finance au Maroc. Objectif: récompenser et valoriser les microentrepreneurs dans des domaines d’action différents et ayant réussi à améliorer leurs conditions de vie, à travers la création d’activités génératrices de revenus.
 
La première édition de ce prix a, rappelons-le, eu lieu en marge du Symposium international de la micro-finance, organisé en octobre 2012. Pour cette édition, 24 microentrepreneurs ont été nominés dans 6 catégories. Abdelfadel Lhoussaine, propriétaire d’un restaurant à Tinghir, qui a remporté le prix «Spécial CMS», Mohamed Lamtalssi, commerçant d’escargots vivants et plantes médicinales à Meknès, et Aicha El Ammame, productrice de couscous dans la région de Tan Tan, ont reçu le premier prix ex æquo dans la catégorie «Développement humain». Dans la catégorie «Microentreprise féminine» c’est Fadma Chaabi, spécialisée dans l’artisanat et le tissage de la région d’Ouaouizert, qui a été primée. Pour sa part, Taouil Mustapha, propriétaire d’une unité de confection de vêtements à base de chutes de tissus dans la région de Rich, a à son tour reçu le prix de la meilleure «Microentreprise innovante». Dans la catégorie «Jeune entrepreneur», Ennaji Said, concepteur de produits décoratifs, a été élu pour le meilleur projet. Mustapha Ait Bablal d’Ouarzazate, gérant d’une maison d’hôte, a été primé dans la catégorie «Tourisme responsable». Les sélections des 24 candidats se sont faites sur une base de 200 dossiers. Des études au cas par cas, par un jury composé de professionnels multidisciplinaires (finances, éducation, médias…), ont été suivies par des visites sur le terrain. Des entretiens individuels avec les entrepreneurs ont permis de sortir avec 6 catégories composées de 3 candidats chacune.

L’année 2012 a été marquée par la fin du cycle de recadrage et de reconstruction de la micro-finance au Maroc. «En effet, plus de 50 millions de DH ont été investis entre 2012 et 2013. 40 milliards de DH de microcrédit ont été accordés depuis la création du secteur», annonce Youssef Errami, directeur exécutif du CMS. Avec une forte présence des femmes, les associations de microcrédit (AMC) génèrent quelque 6.000 emplois directs avec un total de 1 million d’emplois créés. Par répartition sectorielle, c’est le commerce qui arrive en tête des activités les plus pratiquées (47%). S’ensuivent les métiers manuels (21%), les services (12%), l’agriculture… «Après une régression importante du taux d’impayés et de recouvrement des créances en 2008, le secteur enregistre actuellement une nette amélioration en termes de bénéficiaires et d’encours de prêt», tient à préciser Errami. Pour l’heure, une étude, dont l’objectif est de donner plus de visibilité sur le secteur et d’élaborer une stratégie pour les 10 prochaines années, a été diligentée par la Fnam et le CMS. Menée par le cabinet Oliver Wyman, l’étude vise également à ériger la micro-finance en acteur-clé de lutte contre la pauvreté, à atteindre 3,2 millions de bénéficiaires à l’horizon 2020 et à faire évoluer le secteur vers les meilleures pratiques financières. - See more at: http://www.leconomiste.com/article/914309-microentrepreneursles-meilleurs-projets-prim-s#sthash.LNahBybM.dpuf
 
Origines des microcrédits
 
Le microcrédit a vu le jour il y a 35 ans (1978) au Bangladesh par Muhammad Yunus dans un contexte de crise de famine que traversait alors son pays. Plus qu’un moyen de financement, le microcrédit repose sur des actions d’accompagnement (encouragement du développement et de la lutte contre la pauvreté). Au Maroc, la micro-finance a parcouru du chemin depuis 1991, date de création de la Fondation BCP et Al Amana en 1997. Cette dernière a occupé le 15e rang mondial en termes de nombre de clients actifs.
 
Imane NAJI
L'economiste


         
 
                         
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